Chasse et vieillesse : pas des ennemis, des alliés !

« La vieillesse est notre ennemi à tous ; mais la chasse n’est-elle pas un bon moyen de la repousser, de bien la vivre ? » C’est en ces termes que Victor Scherrer a ouvert la présentation du docteur Françoise Forette, spécialiste en gérontologie et directrice de l’antenne France de l’Inter Longevity Center.

Mercredi 14 mai dernier, les membres les plus matinaux du club se sont en effet retrouvés au restaurant Un Dimanche à Paris, pour partager un délicieux petit déjeuner dans une atmosphère toujours aussi conviviale et camarade, lors du fidèle rendez-vous trimestriel du SHCF : le Café Philo. Vous l’aurez compris, le thème de cette rencontre était fédérateur : la vieillesse nous concerne tous, tôt ou tard… Chasseurs comme non-chasseurs ! Pourtant, loin de ternir l’ambiance avec un sujet qui peut se révéler sensible, le docteur Forette a captivé l’attention de son audience grâce à un exposé riche et passionnant, des arguments scientifiques étayés par des exemples variés, et une belle énergie. Si madame Forette ne chasse pas, elle n’en a pas moins su piquer au vif l’intérêt des disciples de Saint Hubert.

Durant son intervention d’une heure et demie, Françoise Forette a fait un état des lieux de la vieillesse en France, en Europe et dans le monde ; elle a abordé les facteurs de risque responsables des maladies et de la vulnérabilité liés au vieillissement, et les moyens de prévention existants pour les contrer. Il est apparu en filigrane tout au long de la présentation que la chasse, activité riche et variée stimulatrice des fonctions musculaires, cérébrales et perceptrices, pourvoyeuses d’activité, de responsabilités et de lien social, est un très bon moyen de conserver force, santé et réactivité à tout âge. D’ailleurs, plusieurs études anthropologiques le disent : « on ne devient un bon chasseur qu’avec l’âge ». La chasse est, contrairement à d’autres sports et activités, davantage affaire d’expérience que de jeunesse !

Quelle plus belle clôture, pour ce Café Philo unanimement salué et chaleureusement applaudi, que l’intervention finale de monsieur Crosnier, qui s’est levé fièrement et a interpelé en ces mots le Président Victor Scherrer : « Cher Président : j’ai quatre-vingt-cinq ans et je vais à la chasse, je joue au golf, et je continue  mes activités, toujours avec optimisme ! » ?

Si vous avez loupé ce Café Philo, ne manquez pas le prochain, le 3 septembre 2014 ! 

Opération de contrôle dans le Parc National des Calanques

Le Parc National des Calanques et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage nous ont fait parvenir un communiqué de presse concernant une récente opération de contrôle d’activité effectué conjointement dans le coeur du parc. Je vous retransmets ce rapport.

« Depuis sa création le 18 avril 2012, le Parc national des Calanques assure le suivi et le contrôle des usages qui se pratiquent dans le Parc. La dernière opération de police a été réalisée conjointement par le Parc national des Calanques et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) du 1er au 5 mai 2014.

Sur cette période, une opération de contrôle d’activités dans le cœur du Parc a été menée sous l’égide du Parc national des Calanques et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Au total, 24 agents ont été mobilisés sur cette intervention de 5 jours, dont 9 agents du Parc national et 13 agents de l’ONCFS provenant du service départemental et de deux Brigades mobiles d’intervention.

Cette intervention a permis de relever 43 infractions à l’encontre de 44 personnes, portant sur des activités et usages interdits en cœur de Parc :

-          30 verbalisations sur des bivouacs ou caravanings

-          3 verbalisations sur un usage de feu

-          1 verbalisation sur un usage d’instrument sonore

-          1 verbalisation sur un déversement de déchets

-          2 verbalisations sur une exécution de travaux sans autorisation

-          1 constatation d’occupation d’une plage

-          2 verbalisations sur la circulation d’un véhicule sur une route forestière interdite

-          1 verbalisation pour une circulation interdite en espace naturel

-          1 verbalisation d’un pêcheur de loisir en zone de non-prélèvement (ZNP)

-          1 verbalisation d’un pilote de bateau pour bouée tractée

Les agents du Parc national et de l’ONCFS ont reçu un bon accueil de la part du public et ont par ailleurs sensibilisé plusieurs dizaines de personnes aux différentes règles du Parc national des Calanques.

Tout en s’inscrivant dans la politique pénale édictée par le Parquet de Marseille, ils ont fait preuve de discernement et d’une grande intelligence des situations concernant les contrôles du respect de la réglementation.

 La mise en œuvre effective des politiques publiques environnementales passe, au-delà des nécessaires actions d’information, de sensibilisation et d’incitation, par une police de l’environnement efficace, à la fois aux plans administratif et judiciaire. Des problématiques telles que le renouvellement des ressources naturelles, le maintien et la restauration des espèces, des habitats naturels et des paysages, l’enrayement de l’érosion de la biodiversité, la limitation des pollutions passent par une police de l’environnement avec des prérogatives et des compétences techniques adaptées.

Les polices de l’environnement s’appuient sur deux dispositifs complémentaires : les outils de police administrative ont avant tout une vocation préventive, associée à un processus d’autorisation préalable, tandis que ceux de police judiciaire ont une vocation de dissuasion et de répression. Leur articulation intelligente et pragmatique est un déterminant essentiel de leur efficacité.

Suivi et contrôle des usages dans le Parc national des Calanques

Cette veille se concrétise notamment à travers les actions de sensibilisation et d’information menées par les gardes-moniteurs du Parc et par les écogardes en saison estivale, les procédures d’autorisations régies par le décret du Parc, mais également par l’organisation d’opérations de contrôle en lien avec les partenaires du Parc national des Calanques. Les agents assermentés assurent les fonctions de contrôle et, le cas échéant, de verbalisation, liées à l’application de la réglementation. « 

A Montpellier, la chasse et la pêche partageront le même toit

La région Languedoc-Roussillon, qui entretient une relation soutenue avec les chasseurs et les pêcheurs et encourage toutes les actions visant à l’entretien des milieux et des paysages par ces derniers, a fait siennes les problématiques de chasse et de pêche durables. L’ouverture prochaine d’une Maison régionale de la Chasse et de la Pêche à Montpellier, dont l’inauguration est prévue pour 2015, vient conforter cette ligne de conduite. Un budget total de 1,63 M€ a été alloué à ce projet, dont 1,5M€ pour les travaux.

Le projet, porté par le Conseiller Régional Ferdinand Jaoul, a pour objectifs de renforcer la coopération entre la région et les acteurs du monde cynégétique et de faire mieux connaître ces activités de pleine nature au grand public. Située en milieu urbain, cette vitrine de la ruralité, de la chasse et de la pêche, construite selon les critères et normes écologiques et environnementales européennes, sera un lieu d’échanges privilégié promouvant la chasse, la pêche et le développement durables, à la pointe de l’éco-construction.

Saluons cette initiative, pour l’attention portée à ces activités trop méconnues et pourtant si bénéfiques à notre environnement. Placer la chasse et la pêche sous le même toit, dans un bâtiment Haute Qualité Environnementale située en pleine ville, symbolise les liens étroits qui font le fondement des milieux naturels que nous connaissons, des milieux dans lesquels l’Homme a toute sa place, dans le respect de la biodiversité et des paysages. La chasse et la pêche, soeurs jumelles, méritent de telles vitrines locales, lieux d’échange et de discussions qui seront, nous l’espérons et le pensons, à même de montrer au public non-initié mais curieux, notre passion sous son vrai jour.