Découvrez les manifestations et autres événements de nos adhérents

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Le Saint Hubert Club de France présente une nouvelle section pour le plaisir de tous. Retrouvez les annonces des manifestations et évènements mis en place par les Membres du SHCF, Fédérations, Associations, ou Membres individuels.

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MARS 2017

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TOUS ENSEMBLE POUR DES « FLEUVES & RIVIÈRES PROPRES »

Le samedi 4 mars prochain, se déroulera la 8ème édition de l’opération « J’aime la Loire Propre », coordonnée par la Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage. Pour l’occasion, 7 fleuves et rivières (l’Allier, la Creuse, le Loir, la Seine, la Vienne, etc) participeront simultanément à ce grand nettoyage de printemps.

Cet évènement a maintenant lieu tous les ans depuis 2013 pour le plus grand bien des fleuves et rivières. Ayant débuté sur la Loire à l’initiative des chasseurs de gibier d’eau du Loiret, elle s’est maintenant étendue sur toute la France. L’année dernière, l’équivalent de deux TGV ont été collectés, soit environ 600 m3 de déchets.

Dans une ambiance conviviale, ce sont plus de 2500 bénévoles qui se mobiliseront, répartis sur quelques 60 points de collecte.

Pour en savoir plus et participer à l’opération, cliquez sur le lien ci-dessous : http://www.fleuves-rivieres-propres.fr/

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SEPTEMBRE 2016

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 NOUVELLE FETE DE LA CHASSE ET DE LA NATURE A COMPIEGNE : VOIR LA BIODIVERSITE AUTREMENT

affiche FDC60 fête de la chasse 2016 A3Les Fédérations des chasseurs de l’Oise et de la Somme vous attendent les 3 et 4 septembre 2016 à Compiègne, dans le superbe écrin du Parc du Palais de Compiègne pour la 7ème édition de la Fête de la Chasse et de la Nature.

Animations, exposants, activités ludiques et familiales seront au rendez-vous, ainsi que des démonstrations canines, équines, et de rapaces. Pour ceux qui apprécient la bonne cuisine, la possibilité de déguster des recettes à base de gibier.

A noter dans vos carnets.

Plus d’informations sur : http://www.fetedelachasseetdelanature.fr

 

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OCTOBRE 2015

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dimanche à la chasse DordogneLa Fédération des Chasseurs de la Dordogne se joint comme l’an passé à l’opération nationale intitulée « Un dimanche à la chasse » qui se déroulera le dimanche 18 octobre 2015. Le principe est simple, il s’agit pour une quarantaine d’équipes de chasse du département d’accueillir des personnes qui désirent découvrir la pratique de la chasse en Dordogne.

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rencontres SHLa Férération Départementale des Chasseurs de la Marne organise les RENCONTRES SAINT-HUBERT le samedi 10 octobre 2015 au Camp Militaire de Mourmelon.

LES RENCONTRES SAINT-HUBERT Sont une initiative de La Fédération Nationale des Chasseurs La Société Centrale Canine Le Saint Hubert Club de France L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Elles sont des épreuves de chasse populaire ouvertes à tous les chasseurs propriétaires de chiens d’arrêt ou de spaniels. C’est un exercice de chasse pratique par l’utilisation du chien de race et la promotion de l’esprit sportif du chasseur dans le respect de la nature.

Chaque chasseur accompagné de son chien effectue un parcours de chasse pratique durant lequel le Jury apprécie: la sécurité, la technique de chasse, la conduite du chien, les connaissances cynégétiques et cynophiles, la sportivité, ainsi que l’adresse, lors du tir, du chasseur.

Plus en cliquant ici

 

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La Fédération Départementale des Chasseurs de la Dordogne
organise en octobre de cette année :

« Les Rencontres St Hubert » le samedi 10 octobre 2015 à Sorges (24420). Elles sont ouvertes à tout chasseur ayant un chien d’arrêt ou spaniel.

 

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AOUT 2015

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11870689_1666434716911558_2572042527945691863_nLa grande Fête de la Chasse et de la Nature, organisée par l’équipage Vènerie du Berry à Montpoupon, aura lieu cette année le Dimanche 23 août 2015.

Cette fête se veut avant tout une célébration de la Vènerie Française, de sa diversité et de son excellence à maintenir les traditions. Quoi de plus symbolique en effet : le château de Montpoupon (37460 Céré la Ronde), lieu historique de la Vènerie, également connu pour son Musée du Veneur, accueille pour l’occasion la Vènerie du Berry qui découple dans la voie du cerf depuis plus de 180 ans dans ces mêmes territoires

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FDC 44 programmeLa Fédération Départementale des Chasseurs de la Loire Atlantique organise sa première Fête de la Chasse et de la Pêche, le dimanche 2 Août 2015, au Bois de la Vente à JOUÉ sur ERDRE (44440) de 9h00 à 20h00

http://www.fetechassepeche44.sitew.fr/#Bienvenue.A

 

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Ensemble, vaincre les nouveaux braconniers de la nature – De la délinquance à la criminalité organisée

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Le 18 mai 2015 se déroulait au Palais du Luxembourg le colloque « Ensemble, vaincre les nouveaux braconniers de la nature ».

L’augmentation constante des populations humaines réduit les espaces encore naturels de notre planète. La conquête par l’homme de nouveaux territoires conduit à leur artificialisation du fait des besoins en habitat et en productions industrielles, agricoles, forestières et halieutiques.

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Les sanctuaires de la nature se réduisent comme peau de chagrin et les derniers animaux sauvages qui y vivent, témoins d’une valeur inestimable de l’évolution des espèces et du patrimoine génétique mondial, sont trop souvent massacrés à des fins mercantiles, notamment pour alimenter à prix d’or des pharmacopées asiatiques relevant du charlatanisme.

 

Le braconnage de ces espèces est considéré comme le quatrième marché illégal au monde, juste après le trafic de drogue, la traite des êtres humains et la contrefaçon. Les « braconniers de la nature » sont devenus une des menaces principales sur les espaces et les espèces, mais aussi sur les femmes et les hommes qui en tirent légitimement leurs moyens de subsistance.

 

Face à un tel enjeu pour la biodiversité, comme pour la sécurité publique, le Saint-Hubert Club de France a organiser au travers de ce colloque international, un débat sans tabous sur les moyens de lutter avec plus d’efficacité contre les nouveaux braconniers de la nature.

 

Dans la droite ligne de sa vocation d’éclaireur de la chasse durable, de la biodiversité et de la ruralité, il prend ainsi une position novatrice dans le vaste débat lancé récemment dans le monde Anglo-saxon sur le concept de « Wildlife crime ».

 Retrouvez les actes du colloque dans le numéro 117 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander au Saint Hubert Club de France

Maladies de la Faune sauvage, Santé publique et Biodiversité

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Le 16 septembre 2014 se déroulait au siège de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE),  Paris, le quatrième colloque du Saint-Hubert Club de France.

Les quinze intervenants étaient invités à traiter du sujet, brûlant d’actualité, des maladies de la faune sauvage et leurs conséquences sur la santé publique et la biodiversité.

Chasseurs, pêcheurs, éleveurs, vétérinaires, hauts responsables de l’OIE et de structures liées à la santé publique (DGAL, réseau SAGIR, FNGDS) ont ainsi pu échanger leurs points de vue devant la centaine de participants présents.

Les idées fortes à retirer du colloque :

La question de la santé de la faune sauvage est d’une grande importance aujourd’hui car la mondialisation, les rapprochements hommes – animaux et le changement climatique contribuent à augmenter les flux de déplacement des vecteurs de maladies.

De nouvelles maladies émergent, d’autres migrent d’un continent à l’autre et ce, par le biais, dans deux tiers des cas, de la faune sauvage.

 A l’échelle européenne, voire mondiale, il n’existe pas actuellement de structure de surveillance et de gestion vraiment uniforme et fédératrice, mais plusieurs projets sont en cours à diverses échelles.

Une bonne gestion sanitaire n’a pas de frontières : elle doit être au maximum harmonisée et établir une communication entre tous les acteurs liés à la santé de la faune, qu’ils soient particuliers ou gouvernementaux, qu’ils soient amateurs ou professionnels, passifs ou actifs. Mais elle doit être souple pour prendre en compte les particularités de chaque territoire, de chaque espèce, de chaque maladie qui se déclare. Les situations sont diversifiées et réclament une gestion adaptée au cas par cas.

Le système français de surveillance de la santé de la faune sauvage, sans doute l’un des meilleurs au monde, pourrait servir d’exemple.

Les chasseurs sont des piliers de la surveillance sanitaire et de la gestion de la faune sauvage. Ils sont ceux qui vont sur le terrain par tous les temps, en tous lieux, qui savent observer la faune et repérer les anomalies au sein de cette dernière. Leur concours est aussi précieux qu’efficace. Ils ont d’ores et déjà une certaine responsabilité dans la surveillance sanitaire de la faune sauvage.

Mais ils ne doivent pas être les seuls. Les éleveurs, les propriétaires de terrains clos, les gestionnaires d’espaces protégés, les naturalistes et, de façon plus globale, tous les usagers de la nature, doivent chacun avoir leur part de responsabilité. Les législateurs ne doivent pas l’oublier afin que la chasse ne pâtisse pas des conséquences possibles de ce rôle qu’on lui a attribué et que la loi se révèle au total répressive et contre-productrice.

Les chasseurs, comme les autres usagers de la nature, ne sont pas des professionnels de la santé animale. Ils accordent leurs concours et assument leur rôle car ils disposent d’une forme d’expertise, mais leur assistance doit être considérée comme un secours et non comme un dû. Une sollicitation trop importante devrait donner lieu à un dédommagement, à une contrepartie, et ce d’autant plus que leur responsabilité pourrait désormais être engagée dans certain cas.

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 114 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com

« Gérer le territoire, le Gibier et les Hommes : de nouvelles Ambitions pour les ACCA »

COLLOQUE 2014 LIVRET bandeau1Le lundi 27 Janvier 2014, avait lieu au Palais du Luxembourg la quatrième Colloque du Saint-Hubert Club de France : « Gérer le Territoire, le Gibier et les Hommes : de Nouvelles Ambitions pour les ACCA », les Associations Communales de Chasse Agréées, à l’occasion du cinquantenaire de la loi Verdeille qui les a engendrées.

C’est une assemblée d’une centaine de personnes, membres du SHCF et du CIC, sénateurs, parlementaires, mais aussi députés départementaux, chasseurs passionnés, présidents d’ACCA et membres des fédérations départementales de chasse, parfois venus de loin, qui se sont réunis dans la salle Clemenceau pour assister aux débats sur ce thème technique mais qui s’est avéré riche d’enseignements.

Le propos, organisé en trois sessions et conduit par Jean-François Colomer, administrateur du SHCF, était réparti entre une quinzaine d’intervenants d’horizons variés : membres de l’Exécutif (Maire, Conseiller Général, Sénateur), représentants d’associations de propriétaires privés, Directeurs d’ACCA venus présenter leur expérience du terrain, Présidents de fédérations de chasse, protecteurs de la nature avec notamment la présence de la Ligue de Protection des Oiseaux, mais aussi juriste et avocat, afin de garantir la pertinence et la spécialisation des interventions tout en variant les horizons et points de vue.

colloque_ACCA_Lagier_3Maître Lagier sous l’oeil intéressé des autres intervenants (de gauche à droite : Jean Jacques Mirassou, Victor Scherrer, Christian Lagalice, Philippe Landelle, Jean François Colomer)

On peut tirer plusieurs points importants et lignes directrices de cette après-midi de concertation, qui s’est déroulée dans une ambiance détendue, conviviale mais studieuse, sous la férule d’un Victor Scherrer (le Président du SHCF) passionné et enthousiaste.

Les ACCA assurent aujourd’hui des fonctions à préserver, voire à intensifier :
– Associatives, conviviales, elles rassemblent les volontés autour d’une activité commune tout en garantissant l’accès facile au territoire de chasse et donc, l’implication des chasseurs dans la gestion de ce dernier, rendue plus évidente par la connaissance de ce territoire.
– Elles sont en milieu rural un des vecteurs principaux, sinon le principal, de sociabilité et d’activité, y compris pour les non-chasseurs.
– Elles sont de par leur échelle, un outil de gestion fine de la faune et du territoire intéressant, en particulier pour le petit gibier, comme le montre l’exemple de Garganvillar.
– Elles garantissent le maintien d’une chasse populaire en France, de façon plus encadrée que la chasse banale.
– Elles jouent un rôle pédagogique auprès des jeunes, des chasseurs et des non-chasseurs, bien placées pour sensibiliser à la nature, à la chasse durable et pour améliorer l’image du chasseur.

Mais elles ont aussi des défis à relever :
– Elles doivent impérativement s’ouvrir –ou se rouvrir- sur l’extérieur (chasseurs étrangers à la commune, non-chasseurs, propriétaires fonciers) pour ne pas s’étouffer par manque de fonds monétaires, apprendre à mieux gérer leur territoire, rester dans le respect des petits propriétaires privés et faire évoluer l’image de la chasse populaire en France.
– Elles doivent apprendre à mieux communiquer sur leurs actions, et avec les autres gestionnaires du territoire et de la faune sauvage à l’échelon local. La concertation est l’un des mots clés du Colloque.
– Elles ne doivent pas rester bloquées à l’échelon communal, mais pouvoir s’adapter au besoin de la gestion. Par exemple, l’AICA, à l’échelon intercommunal, est plus indiqué pour la gestion des grands gibiers qui prolifèrent.

colloque_ACCA_Lagalice_3Christian Lagalice, Président de la FDC du Jura et Président de l’ANFACCA, répondant à une question du public

Ce Colloque, riche et dense, aura permis à chacun d’en apprendre sur la chasse populaire et les Associations Communales de Chasse Agréées, et de s’exprimer sur ce thème. Un certain nombre de pistes ont été dégagées à son issue, et chacun s’est retrouvé pour poursuivre le débat lors du cocktail, dans une ambiance détendue et conviviale à l’image du reste de cette journée. Le Saint-Hubert Club de France se réjouit du succès de cette manifestation ; reste maintenant à réfléchir aux manières de mettre en œuvre les suggestions soumises par les intervenants.

Les commentaires sont ouverts pour cet article, alors n’hésitez pas à nous poster vos réactions !

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 112 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com

Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ?

Colloque_28 janvier 2013 bandeau dateLe 25 janvier 2013 se déroulait au Palais du Luxembourg le colloque « Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ? ».

La relation Homme-Animal s’est considérablement transformée à partir des années 1950 avec l’urbanisation des modes de vie et la perte du lien direct entre les individus et les animaux utilisés pour la consommation ou le travail. Lorsque la majorité d’une population perd ce lien, ce qui est maintenant le cas dans la plupart des pays du monde occidental, l’animal ne devient connu qu’en tant qu’animal de compagnie, quasi membre de la famille, à qui on attribue des vertus sur un mode anthropomorphique.

  L’enseignement primaire et les médias ont souvent tendance à présenter tous les animaux sauvages comme des créatures nobles, généreuses et inoffensives, victimes de la cruauté de l’homme ; ils influencent ainsi les générations futures en occultant des pans entiers des réalités concrètes de la relation Homme-Animal sous tous ses aspects.

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Il n’est alors pas étonnant que cette évolution sociologique conduise à des pressions sur des modifications du droit international et national sur des questions comme les conditions de production des animaux, leur mise à mort, la régulation des espèces par la chasse, la pêche ou autres procédés, ou les spectacles impliquant des animaux. La souffrance et la mort sont considérées de plus en plus comme inacceptables ; le militantisme pro-animal devient parfois plus actif que celui pour le respect des droits de l’homme.

Dans les pays riches, ces pressions conduisent aussi à des modifications massives de régime alimentaire, liées notamment à des arguments (encore controversés dans la communauté scientifique) portant sur le rôle négatif qu’aurait l’élevage de certains animaux destinés à la consommation à l’égard du changement climatique. Elles génèrent des attaques de plus en plus violentes sur l’usage des aliments composés et des produits de soins aux animaux (vaccins, antibiotiques, vitamines, etc. …) alors que la production alimentaire a du mal à suivre la demande mondiale, notamment en protéines, provoquée par la croissance démographique. Les pressions sur l’évolution du droit national et international relatives au statut juridique de l’animal et aux différents codes de conduite sont de nature à entraîner des bouleversements considérables, y compris au niveau des bénéfices considérables apportés actuellement à l’homme par l’animal.

Par ailleurs la régulation des espèces sauvages par l’homme, si elle est bien encadrée par une législation et son application rigoureuse, est un puissant facteur de protection de la biodiversité, de même que les politiques de contrôle des maladies s’appliquant aussi bien aux animaux domestiques qu’aux animaux sauvages.

  Face au développement de doctrines largement relayées par les médias, et de réseaux d’influence qui prônent peu ou prou l’effacement de la distinction Homme-Animal et dont les conséquences pour la société s’avèrent à ce jour «  incommensurables », ce Colloque organisé par le Saint Hubert Club de France a étudié les évolutions souhaitées des relations Homme-Animal et des codes de conduite à privilégier en les situant dans leurs dimensions philosophiques, scientifiques, économiques, juridiques et socio-politiques.

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 106 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com

Silence… on chasse !

café philo silence on chasseAlors que l’Allemagne et l’Autriche envisagent de légaliser l’utilisation du modérateur de son à la chasse, le SHCF a lancé le débat en France lors de son café-philo du 6 mai 2015 en compagnie de Gérard Bedarida, président de l’ANCGG, Yves Goletty, président du Syndicat des Armuriers, et de Thierry Daguenet, directeur de RUAG France.

En France, l’article 2 de l’arrêté du 1er août 1986 interdit, pour la chasse, l’emploi de tout dispositif silencieux fixé sur l’arme et destiné à atténuer le bruit au départ du coup. Seuls les lieutenants de louveterie peuvent utiliser des modérateurs de son, sur autorisation du préfet, pour des opérations de destruction d’animaux en milieu urbain et périurbain. Yves Goletty précise que, si les modérateurs de son sont interdits à la chasse, ils sont néanmoins autorisés à la vente et soumis au classement des armes sur lesquelles ils sont montés. Et Thierry Daguenet d’ajouter : « Le modérateur de son ramène juste la détonation à un niveau supportable pour l’oreille. Ce n’est pas à proprement parlé un silencieux et on ne peut donc pas le considérer comme un équipement de braconnier ». Pour avoir utilisé cet équipement lorsqu’il était lieutenant de louveterie dans les Yvelines, Gérard Bedarida en connait les avantages et les défauts… à découvrir dans le numéro 117 de la revue « Le Saint-Hubert ».

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André Varlet – Le chien de race se porte bien !

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Le 18 février 2015, le SHCF organisait son premier café-philo de l’année au restaurant « Au chien qui fume », l’endroit parfait pour recevoir André Varlet, directeur des relations institutionnelles à la Société centrale canine, venu parler du Livre des origines françaises qui fête cette année ses 130 ans.

Entre le premier tome du LOF, publié en 1888, qui comptait 870 chiens répertoriés, et le LOF de 2014 qui affiche près de 220 000 chiens inscrits, la cynophilie française a beaucoup évolué.

Ces 220 000 naissances de chiens de race par an représentent environ 30% des 750 000 naissances annuelles de chiots en France. Il n’en représentait que 10% en 1970. Partout le chien de race progresse, au point où les chiens sans origines se font toujours moins nombreux. Aujourd’hui la SCC reconnaît 346 races, 110 clubs de races (pour moitié de chiens de chasse).  « Cela résulte du travail formidable fait par la SCC depuis sa création. » Insiste André Varlet.

La Révolution française avait dispersé toutes les grandes meutes de chiens courants constituées par les nobles pour la chasse. Lorsque la vènerie reprend ses droits les maîtres d’équipages doivent aller en Angleterre se fournir en chiens. D’où leur idée de créer en 1880 la Société centrale canine afin de redonner aux races françaises leurs lettres de noblesse.  Le but est d’encourager, par tous les moyens, la reconstitution des vieilles races françaises et d’introduire et d’acclimater sur notre territoire les meilleures races étrangères. Le premier livre comprend 1 000 inscriptions en 4 ans.

Dès 1934 le LOF se scinde par races et les chiens sans origines sont peu à peu écartés. L’analyse du LOF permet de suivre les évolutions et les modes, et de constater une stabilité dans la production des chiens de race avec environ 80 000 naissances sur les 220 000. Sur les 346 races répertoriées 150 ont été créées par et pour la chasse mais toutes ne sont pas égales. Certaines races de chiens de chasse françaises restent vulnérables, cédant la place à des races plus prisées. Ainsi, le Griffon Boulet, le premier chien inscrit au LOF en mars 1885, n’existe plus, remplacé par le Griffon Khorthal.

L’origine même de ces races remonte à très loin. A partir du premier chien domestiqué, les hommes créèrent deux races primitives, le molosse et le lévrier, privilégiant la puissance et la rapidité. La sélection en chien de garde et de berger diversifie encore plus les races. Le passage de la chasse de l’utilitaire au loisir dès l’Antiquité voit apparaitre des chiens créés pour la chasse au petit gibier. Désormais,  l’heure est maintenant sans conteste aux chiens de compagnie, avec toutes les dérives que cela peut comprendre !

 

Lisez l’article complet dans la Revue du Saint-Hubert 116

Eric Turquin – Tableaux de chasse, chasse aux tableaux !

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Le 3 décembre 2014 Eric Turquin, expert en tableaux et membre du Saint-Hubert club de France, recevait en sa galerie les participants au dernier café-philo de l’année 2014. Le thème du jour : l’évolution de la perception de la chasse à travers la peinture.

 

Les tableaux de chasse des siècles précédents suivent des règles et des habitudes qui n’ont pas grand-chose à voir avec les conventions de notre époque. Ils sont emplis de détails qui échappent à notre œil moderne. Ceux qui commandaient ces tableaux étaient des chasseurs et reconnaissaient les scènes, l’œil moderne peut être trompé. Comme exemple, la chasse au sanglier, montrant un sanglier sauvage et violent tuant des chiens décrivant en fait une laie défendant ses marcassins, comme le montrent les détails. De plus ces tableaux étaient aussi peints de façon très différente. Le fond, le paysage, avait peu d’intérêt, rares étaient les peintres qui essayaient de reproduire un véritable paysage. Ce qui était important c’était la scène elle-même.

L’apparition des tableaux représentant des chiens seuls vers le 16e siècle marque un tournant dans la peinture, et montre un grand changement dans la façon de se représenter et de voir la chasse et la place de l’animal. Ce mouvement semble prendre forme à Venise, parmi les nouvelles grands fortunes marchandes.  D’accompagnateur les chiens deviennent le sujet du tableau.  De la même façon des sujets de chasse, tel un fauconnier, font leur apparition.  C’est un tournant social à Venise, les grands armateurs vénitiens se rattachent à la tradition féodale, montrent qu’ils chassent eux aussi et donc en tant que propriétaires terriens chassant ils entrent dans ou s’assimilent à la classe de la noblesse.  La chasse à cette époque est structurante, elle montre que la personne était (ou voulait être) dans l’aristocratie.

Cette façon de voir revient dans d’autres tableaux, hollandais cette fois. La bourgeoisie hollandaise a fait fortune à son tour et se hisse dans l’échelle sociale en essayant de se rattacher à la terre, et qui dit terre dit noblesse. Ils quittent l’austérité qui les caractérisait, commandent des tableaux de chasse où ils se font représenter, seuls ou en famille, en train de faire une activité réservée à la noblesse. Des couleurs apparaissent, des habits qui sortent du noir habituel et montrent les nouvelles fortunes des commanditaires.

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Les tableaux sont pour la plupart des scènes de chasse au faucon, la chasse au 16e et 17e est avant toute fauconnière.

La chasse est aussi un grand spectacle, une représentation qui se montre fièrement et les nobles ne manquent pas d’en faire usage. Des scènes de chasse, que ce soit en forêt ou des panneautages – chasse qui disparut en France après la Révolution – sont peintes pour la grandeur de leurs propriétaires. Ces scènes montrent aussi un rapport très différent par rapport à l’animal que celui du notre temps. Cette chasse à notre époque serait condamnée sans appel. Nobles, hommes comme femmes, assis ou debout dans leur barques tirent les cerfs nageant à quelques mètres d’eux. L’animal n’a de valeur que comme trophée, pas comme être vivant, cette chasse est pour tirer la bête et la difficulté n’y est pas de mise.

La peinture de chasse change beaucoup après cela. Au 19e siècle la ruralité est à la mode plus que la chasse, une exaltation qui semble teintée de nostalgie, comme un au revoir face à la montée industrielle. Les thèmes, les sujets sont abordés différemment.  Les paysages, qui n’étaient que des arrière fond, deviennent le sujet des tableaux.  Les scènes de chasse commencent à faire moins recettes. Certains peintres comme Courbet peignaient scènes et animaux, y mettant beaucoup de détails ne parlent qu’à un public de chasseurs, alors que les autres artistes tels que Matisse se détournaient de ce sujet.

On s’éloigne des scènes servant d’ascenseur ou de marqueur social, l’animal est devenu un sujet à part entière et apparait seul dans le tableau.  La peinture se détourne peu à peu de la chasse pour devenir animalière.

Et si la chasse peut-être encore le sujet d’un tableau au 19eme siècle, c’est un sujet qui disparait des tableaux pour ne plus exister au 20e siècle qui décroche de la représentation de la nature. Les grands barons de l’industrie préfèrent être peints avec les symboles de leur fortune, les peintres choisissent les grands ou petits évènements sociaux ou la technologie, comme les usines. La nature, et encore plus la chasse, n’ont plus lieu d’être.

Certains artistes au 21eme siècle reviennent maintenant à la chasse, mais la façon d’aborder le sujet n’est plus la même. L’animal, la scène, est vu avec un œil de prédateur, une vision plus dure et plus directe qui n’a plus rien à voir avec la représentation de la chasse d’avant. Ou les artistes s’intéressent à l’animal dans l’homme.

De façon assez étrange, alors que la chasse elle-même est mal vue par le public non-chasseur, le trophée ou sa représentation revient à la mode, que ce soit des têtes de cerf sur des vêtements ou des sacs ou de la taxidermie. Mais c’est plus au niveau décoratif qu’autre chose, le trophée n’a plus de valeur ou de rapport avec la chasse.

Lisez l’article complet dans la Revue du Saint-Hubert 115

François Klein – La croissance démographique du sanglier

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Mercredi 15 octobre 2014 eut lieu le Café-Philo du Saint-Hubert Club de France sur le sanglier. François Klein, Chef de Centre National d’Etude et de Recherche Appliquée sur les Cervidés et le Sanglier de l’ONCFS, a présenté un aperçu des résultats des dernières recherches sur la dynamique des populations en France et en Europe qui a mis en lumière l’étonnante capacité du sanglier à s’adapter à la pression cynégétique. Riche d’enseignements, il devrait permettre aux fédérations, aux gestionnaires et propriétaires d’anticiper l’explosion des populations prévue à l’horizon 2015-2016.
200%, voire 300%. Voici selon certains l’estimation de l’augmentation probable des populations de sangliers l’année prochaine ! La très bonne fructification forestière de cet automne en serait la raison. A moins qu’un hiver rigoureux ne vienne décimer les jeunes marcassins, la situation pourrait devenir explosive. Pour François Klein, ces chiffres sont quelque peu exagérés : « Une augmentation de 100% est plus que probable mais cela suffira pour mettre le contrôle de ces populations hors de portée des chasseurs ».
À partir de travaux d’Éric Baubet, du CNERA Cervidés-Sanglier, François Klein explique pourquoi, selon lui, il faut dès cette saison mettre en place des nouveaux schémas de prélèvements : « Sur le plan démographique, aucun autre ongulé n’est capable de supporter le pression de chasse qui s’exerce sur le sanglier ». La solution logique est de prélever plus. L’option généralement retenue est alors de tirer les femelles adultes, généralement épargnées. Mais l’étude des tableaux de chasse montre que chaque hausse des prélèvements est suivie d’une augmentation des populations l’année suivante. Pourquoi ?
Les travaux d’Éric Baubet ont permis de démontrer que la pression de la chasse modifie le comportement des sangliers. Les femelles n’ayant qu’une ou deux occasions de se reproduire au cours de leur vie, elles commencent plus tôt. Le sanglier est ainsi capable de se reproduire dès que sa masse corporelle atteint le tiers de son poids adulte, soit 30kg. Or, une femelle atteint ce poids dès l’âge de 8 mois ! L’accroissement annuel d’une population est variable mais peut dépasser 200% alors que chez les autres ongulés, il est de généralement de 30% (chevreuil) ou de 20% (cerf). La durée de génération est de 2-3ans alors qu’il devrait être normalement de 6-7 ans. Et François Klein de souligner que décidemment «le sanglier ne répond pas aux canons de la dynamique des populations des autres mammifères ».klein
Quand on prélève des laies adultes, l’effondrement est rapide mais la dynamique de reproduction repart de plus belle car les jeunes femelles, plus nombreuses, reprennent le flambeau. Ce sont elles la vraie force reproductrice d’une population. De plus, lorsque la fructification forestière est bonne, comme cette année, on constate une augmentation du nombre des juvéniles. Les portées ne sont pas plus nombreuses mais les jeunes ont un taux de survie plus important. Les femelles ont en effet la capacité d’adapter le poids des fœtus aux conditions d’environnement. Dans une même portée, il y aura donc des petits fœtus, des moyens et des gros. Si les conditions sont optimales, tous survivront. Si les conditions se dégradent, les gros mourront car ayant besoin d’un apport en nourriture plus important. En revanche, les petits s’en tireront plus facilement.
Autre surprise. En comparant une population chassée (Arc-en-Barrois) à une population non chassée (Italie), Eric Baudet a montré que la date de naissance avait avancé de 12 jours en 10 ans, comme si les femelles avaient compris qu’elles risquaient d’être moins d’être prélevées que les laies non suitées. Enfin, en comparant l’ADN des fœtus à celui des mâles présents sur le territoire, il apparait qu’il peut y a voir six pères différents dans une même portée. En multipliant ses partenaires, la femelle optimise sa reproduction.
Enfin, dernier point qui peut jouer, il faut arrêter de chercher les sangliers dans les fourrés. Il n’y reste que quelques mâles obtus. Cela fait bien longtemps que les femelles ont compris la manœuvre. Elles sont donc là où on ne les attend pas, c’est-à-dire dans les taillis clairs. A cela deux avantages, les femelles survivent mieux et les chasseurs, ne débusquant que quelques animaux, pensent qu’il y a moins de sangliers et arrêtent de prélever !

Lisez l’article complet dans la Revue du Saint-Hubert 115