Fermeture anticipée de la chasse à l’oie

Oies cendréesLe 26 janvier dernier, la ministre de l’Environnement avait accordé une prolongation du droit de tir des oies cendrées aux chasseurs jusqu’au 12 février.

Le 06 février, le juge des référés du Conseil d’État a suspendu cette décision, sur recours de la Ligue de Protection des oiseaux, en parlant d’une situation d’urgence en raison des troubles à l’ensemble de la faune qui pouvaient s’ensuivre.

Or, alors qu’en France, la loi limite la chasse de l’oie cendrée, les Pays-Bas, où l’espèce hiverne, considèrent l’espèce comme « nuisible » étant donné sa population grandissante et les dommages qu’elle cause aux terres agricoles notamment. Pour limiter ces dégâts, les Pays-Bas élimine plusieurs milliers d’oies cendrées par an.

Pourquoi imposer des restrictions là où ce n’est pas nécessaire ? L’argument de la protection de l’espèce n’a pas lieu d’être ici et ne peut avoir comme conséquence que de braquer les chasseurs sur d’autres sujets.

D’autre part, la bonne volonté des chasseurs concernant leur engagement dans la protection de la biodiversité (bénévolat, en association…), risque de s’essouffler si l’État continue à n’aligner que les mesures restrictives.

La FNC, remontée par ce rebondissement, place ce dossier en priorité dans les recommandations qui seront faites aux candidats à l’élection présidentielle d’avril prochain.

(Selon un communiqué de presse de la FNC)