André Varlet – Le chien de race se porte bien !

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Le 18 février 2015, le SHCF organisait son premier café-philo de l’année au restaurant « Au chien qui fume », l’endroit parfait pour recevoir André Varlet, directeur des relations institutionnelles à la Société centrale canine, venu parler du Livre des origines françaises qui fête cette année ses 130 ans.

Entre le premier tome du LOF, publié en 1888, qui comptait 870 chiens répertoriés, et le LOF de 2014 qui affiche près de 220 000 chiens inscrits, la cynophilie française a beaucoup évolué.

Ces 220 000 naissances de chiens de race par an représentent environ 30% des 750 000 naissances annuelles de chiots en France. Il n’en représentait que 10% en 1970. Partout le chien de race progresse, au point où les chiens sans origines se font toujours moins nombreux. Aujourd’hui la SCC reconnaît 346 races, 110 clubs de races (pour moitié de chiens de chasse).  « Cela résulte du travail formidable fait par la SCC depuis sa création. » Insiste André Varlet.

La Révolution française avait dispersé toutes les grandes meutes de chiens courants constituées par les nobles pour la chasse. Lorsque la vènerie reprend ses droits les maîtres d’équipages doivent aller en Angleterre se fournir en chiens. D’où leur idée de créer en 1880 la Société centrale canine afin de redonner aux races françaises leurs lettres de noblesse.  Le but est d’encourager, par tous les moyens, la reconstitution des vieilles races françaises et d’introduire et d’acclimater sur notre territoire les meilleures races étrangères. Le premier livre comprend 1 000 inscriptions en 4 ans.

Dès 1934 le LOF se scinde par races et les chiens sans origines sont peu à peu écartés. L’analyse du LOF permet de suivre les évolutions et les modes, et de constater une stabilité dans la production des chiens de race avec environ 80 000 naissances sur les 220 000. Sur les 346 races répertoriées 150 ont été créées par et pour la chasse mais toutes ne sont pas égales. Certaines races de chiens de chasse françaises restent vulnérables, cédant la place à des races plus prisées. Ainsi, le Griffon Boulet, le premier chien inscrit au LOF en mars 1885, n’existe plus, remplacé par le Griffon Khorthal.

L’origine même de ces races remonte à très loin. A partir du premier chien domestiqué, les hommes créèrent deux races primitives, le molosse et le lévrier, privilégiant la puissance et la rapidité. La sélection en chien de garde et de berger diversifie encore plus les races. Le passage de la chasse de l’utilitaire au loisir dès l’Antiquité voit apparaitre des chiens créés pour la chasse au petit gibier. Désormais,  l’heure est maintenant sans conteste aux chiens de compagnie, avec toutes les dérives que cela peut comprendre !

 

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