PARTAGE DES ESPACES : JE T’AIME MOI NON PLUS

Cycliste et chasseur

©FDC 69 – vidéo « partage de la nature : chasseur et vttiste »  

_________

La question de la cohabitation entre les chasseurs et les autres usagers de la nature est indéniablement d’actualité, l’ouverture de la chasse approchant. Si elle est souvent abordée de manière négative à travers les conflits d’intérêt existants, on entend peu parler des initiatives et bonnes pratiques.

Chasseurs, cavaliers, randonneurs, cyclistes, tous sont des usagers de la nature et aussi de grands amoureux, rappelons-le. Qui a dit que nous ne pouvions profiter de nos passions dans le respect de l’autre ? La Charte des usagers de la nature rédigée et approuvée conjointement, en juin 2016, par les fédérations régionales des chasseurs, de la randonnée pédestre, du tourisme équestre, du cyclo tourisme, et de roller appellent à travailler ensemble dans le respect mutuel. Un message de mieux-vivre ensemble est lancé.

La cohabitation n’est pas si loin que ça… à condition de ne pas s’ignorer et de mieux communiquer de chaque côté. Tant individuellement que collectivement, il est de notre portée à tous de s’investir. À la question comment ? nous répondrons par ces quelques points :

  • La mise en place d’une signalétique visible (panneaux, fléchage, gilets de sécurité, etc.) en période de chasse pour baliser les zones de chasse (particulièrement à proximité des habitations), et permettre aux non-chasseurs de circuler en toute sécurité sans qu’ils se sentent restreints,
  • Le respect de l’espace de circulation de chacun, impliquant un partage équitable des chemins, et un respect des zones de chasse de la part des non-chasseurs
  • Un strict respect des règles de sécurité, les chasseurs se devant de prendre en compte l’environnement dans lequel ils se trouvent
  • Un comportement respectueux, responsable et bienveillant des deux côtés

En matière de sécurité, nombre d’associations et de fédérations proposent aux détenteurs de permis de chasse des formations pratiques et mises en application (réglementation des armes, responsabilité des chefs de battues…). La sécurité est une priorité et l’un des thèmes les plus abordés dans les litiges. En complément et en libre accès, l’ONCFS propose sur son site des fiches juridiques où droits et devoirs des chasseurs sont rappelés à travers plusieurs thèmes comme le partage des chemins, la divagation du chien, le respect du bien des chasseurs… Le Guide Pratique et Juridique du Saint Hubert pourra également vous informer.

Prenons en exemple la fédération des chasseurs du Rhône qui, en partenariat avec les fédérations françaises d’Équitation et de Randonnée, a mis en ligne une série de courtes vidéos pédagogiques rappelant les bonnes pratiques. Une démarche que nous saluons !

Mai 2017


QUAND LES CERFS MENACENT LA FORET

cerfs harde

Au Royaume-Uni, denombreuses forêts se désemplissent au fil du temps. Les Britanniques avaient remarqué la chute des populations de certains oiseaux forestiers, tels rossignol, mésange nonette et mésange boréale, pic épeichette et des chercheurs de l’Université de Nottingham se sont penchés sur la question.  La cause de ce phénomène ? Une surpopulation de daims et de cerfs dépouille les forêts et leur écosystème (oiseaux forestiers, flore, petits mammifères, insectes, etc.) à grande vitesse. Les chercheurs ont publié une étude début avril 2017 dont les résultats inquiétants leur font dire qu’il est impératif de réduire la population de cervidés pour préserver l’environnement naturel.

Les résultats sont inquiétants. Menée en partenariat avec des ornithologues et experts du monde forestier, sur 40 forêts différentes, dans les régions du Weald et des Marches galloises, l’étude montre que les régions fortement peuplées de cerfs, daims et autres cervidés sont bien plus déboisées que d’autres régions plus faiblement peuplées. Grâce à l’imagerie 3-D les chercheurs ont mesuré la densité du sous-bois et ont constaté en moyenne dans ces zones qu’il y avait 68% de feuillage en moins jusqu’à une hauteur de deux mètres. Les cervidés se nourrissent d’écorce d’arbre, de feuillage et de jeunes pousses ce qui déboise et modifie l’habitat naturel des oiseaux forestiers en empêchant la nidification. Certaines espèces, telles que le daim, le cerf sika, le Muntjac de Reeves et le cerf d’eau de Chine, toutes importées par l’homme, sont particulièrement destructrices.*

Une chasse aux cervidés en déclin, de moins en moins de prédateurs, des réserves de nourriture abondantes en hiver grâce aux cultures hivernales ; les conditions sont réunies pour que la population de cervidés grandisse à la démesure, au détriment d’autres habitants des lieux. Face à ce constat, les chercheurs prônent donc une réouverture de la chasse et l’autorisation d’un tir sans restriction afin de réduire cette population de façon significative, et encouragent les Britanniques à manger plus de gibier pour créer une filière de viande de cervidés sauvages. Toutefois, la question du nombre de prélèvements nécessaires pour que les forêts se remettent est encore en suspens.

C’est seulement après la prise en compte de cette mesure que des projets de reboisement destinés à redonner vie à toute la végétation proche du sol pourront être instaurés.

Cela suscite bien sûr de vives réactions auprès des associations d’animaux qui jugent contraire à l’éthique de supprimer massivement des populations de cervidés alors que l’Homme est le seul responsable de cette surpopulation. Leur solution, cependant, est de ne rien faire. Le Dr Eichhorn, un expert en écologie à l’Université de Nottingham, fait remarquer que ne rien faire veut dire laisser les cervidés se multiplier au détriment d’autres espèces.

« Il n’y a pas de forêt ‘naturelle’ au Royaume Uni. Elles sont gérées et formées par l’activité humaine et si nous voulons plus d’oiseaux dans nos forêts nous devons agir nous-même. » Dit-il.

Un point qu’il est peut-être nécessaire de faire entendre aussi en France où 74% des forêts sont des forêts privés / exploitations forestières et 100% d’entre elles sont exploitées par l’homme, mais où le mythe de la nature s’équilibrant par elle-même sans douleur et sans intervention humaine gagne du terrain (voir notre article sur la gestion du bois Landry daté du 25 février 2016).

*(Seuls le cerf élaphe et le chevreuil sont natifs du Royaume-Uni)

Vous trouverez le communiqué de presse en anglais sur cette étude à : http://www.nottingham.ac.uk/news/pressreleases/2017/april/eat-wild-venison-to-support-native-woodland-birds-says-ecologist.aspx

Avril 2017


DU POISON CONTRE DES NUISIBLES :

SOLUTION DÉSESPÉRÉE OU BIEN PENSÉE ?

hog-wild-offPour mettre fin à ce qu’ils appellent une « guerre permanente » contre les porcs sauvages, descendants des sangliers européens introduits sur ce continent et croisés de porcs domestiques, le Commissaire à l’Agriculture du Texas, Sid Miller, a approuvé un plan de contrôle controversé qui vise à utiliser un médicament comme pesticide, la warfarine.

Chez l’être humain, la warfarine est utilisée comme anticoagulant. En revanche, lorsqu’elle est employée sur les animaux – comme appât par exemple – elle est mortelle. Un nouvel appât a été enregistré en janvier 2017 par l’EPA, permettant la vente de ce produit sous l’appellation de ‘pesticide’. La compagnie qui le commercialisera affirme que le produit ne fonctionne que sur les porcs sauvages.

Selon le bureau du Commissaire à l’Agriculture, de nombreux tests de la warfarine ont été menés au Texas depuis 2008 et ces tests prouveraient que les risques sont minimes. Sid Miller espère donner aux producteurs et aux propriétaires agricoles un nouvel outil pour combattre ces porcs sauvages extrêmement destructeurs. L’espèce, qui est considérée dans tous les états américains comme un nuisible en tant qu’espèce invasive, cause au Texas des dommages estimés à 50 millions de dollars par an dans les cultures agricoles mais aussi dans les villes (journal Austin American-Statesman). Jusque-là, aucune solution durable n’a été jugée satisfaisante pour l’État. Mais introduire un poison au sein de l’écosystème est-il judicieux ?

Cette méthode drastique fait couler de l’encre et préoccupe chasseurs et défenseurs de l’environnement qui, une fois n’est pas coutume, s’accordent à rejeter ce projet, redoutant les conséquences sur l’équilibre de la nature.
En effet, les porcs sauvages ne se contentent pas de rester dans la même zone tout le temps, ils errent et couvrent un vaste territoire dans lequel ils disséminent leurs excréments et, ainsi, le pesticide. Comment protéger alors le reste de la faune sauvage ? Buses et coyotes, par exemple, en se nourrissant des carcasses empoisonnées seront à leurs tours contaminés, sans compter les petits animaux, oiseaux, rongeurs… S’il est possible pour le chasseur de vérifier la contamination potentielle des animaux en vérifiant sa graisse, qui se colore en bleu au contact du poison – encore faut-il être vigilant et conscient du risque – l’animal, lui, est sans défense. L’introduction d’un poison dans l’environnement aura certainement des impacts négatifs sur les espèces non ciblées, la transmission du pesticide étant quasiment certaine par tout l’écosystème se nourrissant de la carcasse. Et qu’en est-il des chasseurs sans méfiance ?

« Nous ne pensons pas que le poison est la voie à suivre », a déclaré le vice-président de l’association Texas Hog Hunters. Une pétition en cours rassemble à ce jour plus de 3300 signatures sur la plateforme ouverte Change.org, dans laquelle ils pointent du doigt ces mesures de contrôle démographique.

En réaction à la stratégie de Sid Miller, chasseurs et trappeurs sont convaincus que des solutions alternatives existent pour garantir l’équilibre de la faune. Les nouvelles techniques utilisant la technologie moderne, tels que des pièges déclenchés par des téléphones portable, permettent des prélèvements importants. En parallèle, un réseau d’acheteurs de porcs sauvages en contact avec des restaurants et cantines scolaires, proposant le gibier sur leurs cartes, donne un débouché intéressant à la vente de cette viande, réseau qui serait mis en danger par l’apparition de carcasses empoisonnées.

Il y a une divergence d’option marquée entre les chasseurs et le Texas. Quelques semaines seront nécessaires pour établir un premier constat à propos de ce plan d’action.

Mars 2017



LES NOUVELLES TECHNOLOGIES – UNE ARME A DOUBLE TRANCHANT

Nouvelles technologies small

La nouvelle technologie est de plus en plus présente dans le domaine de la chasse et de la cynégétique. Jumelles, GPS, viseur, boîtier géo-loca
lisateur, lunettes équipées de caméra, drones et réseaux sociaux sont des outils qui aident les chasseurs, la police de l’environnement et les gestionnaires. Malheureusement, ces technologies ne sont pas toujours utilisées à juste titre par tous, comme en témoigne l’utilisation d’Instagram par les braconniers.

Instagram permet à n’importe qui, muni d’un smartphone, de partager des photos en direct. Ce réseau social est donc très utilisé par les touristes qui viennent chasser, explorer ou découvrir la faune africaine. Mais ce qu’ils ne savent pas c’est que si leur fonction GPS est activée, les coordonnées des photos qu’ils partagent sont vues par tous et les braconniers en profitent. Ils sont à l’affût des moindres photos qui révèlent l’endroit des animaux qu’ils traquent. Pour faire face à cette menace, les directeurs des parcs nationaux demandent aux visiteurs de désactiver la fonction GPS de leurs téléphones et de ne surtout pas dévoiler le lieu où les photos ont été prises.

Néanmoins, les utilisations néfastes par les criminels des nouvelles technologies ne doivent pas être un frein à leur développement car de maints exemples montrent leurs bienfaits dans la conservation de la biodiversité. Par exemple, récemment, une équipe de scientifiques britanniques a testé une nouvelle technique de surveillance des rhinocéros pour lutter contre le braconnage : une caméra-espion. En équipant l’animal d’un collier GPS et en mettant une caméra-espion dans leur corne, le rythme cardiaque de l’animal est mesuré et des images sont envoyées à partir de n’importe quel endroit du monde permettant une surveillance des mammifères en temps réel et une identification rapide des braconniers. Le programme a été mis en place après les essais concluants menés en Afrique du Sud.

C’est une chance pour nous, utilisateurs des milieux naturels, de pouvoir tirer profit de ces nouvelles technologies pour la préservation de la biodiversité. Le véritable défi maintenant est de dissuader toute utilisation abusive. Un objectif tout à fait atteignable au vue du travail fourni par le monde scientifique, les gestionnaires, les associations et les différents programmes et organismes de conservation. C’est à nous maintenant que revient la responsabilité d’agir dans l’intérêt des générations futures.

Juin 2016


INSOLITE : BON CHASSEUR, HEUREUX SYLVICULTEUR 

équilibre sylvo-cynégétique

La forêt est un milieu naturel emblématique de la chasse, plus particulièrement en France où la chasse du grand gibier est une pratique historique et culturelle associée à cet habitat comme en témoignent les chasses royales et présidentielles dans les domaines de Chambord et Rambouillet. Les filières bois et la production sylvicole dépendent également de nos forêts. Le défi des gestionnaires de forêts est donc double : gérer correctement la forêt pour nos gibiers et pour l’activité sylvicole. Une forêt qui n’est pas à son équilibre sylvo-cynégétique est une forêt non durable… et certains en ont payé les frais comme le Domaine du Bois de Landry.

Le Bois Landry, connu historiquement pour ses chevreuils, a eu dans les années 90 une population de chevreuils bien trop élevée. Cela a eu des conséquences cynégétiques graves mais aussi des conséquences sylvicoles : des animaux faméliques, aucune régénération des parcelles et retard de croissance des arbres.

C’est en 1999 que les gestionnaires se sont remis en question et ont débuté des recherches pour comprendre comment retrouver cet équilibre sylvo-cynégétique. Avec l’aide du laboratoire de l’INRA « Comportement et Ecologie de la Faune », ils ont mené des travaux de mensuration (ex : poids, taux de fécondité) et de comptage des chevreuils. Ce travail n’a été possible qu’avec la collaboration des chasseurs car les seuls chevreuils disponibles sont ceux prélevés à la chasse.

L’analyse des données a montré des résultats alarmants : le taux de fécondité était de 1,3, traduisant un manque alimentaire des chevreuils. Il a donc été préconisé de réduire la taille de la population en :
• passant de 100 à 200 animaux chassés
• dispersant les miradors sur la forêt pour un tir plus efficace
• instaurant le tir aléatoire
• diminuant le nombre de joursde chasse et raccourcissant la période pour moins déranger les animaux

15 ans après, le Domaine du Bois de Landry est cité en tant qu’exemple par l’ONCFS : l’équilibre faune-flore a été retrouvé. Le taux de fécondité est passé à 2,1, les jeunes chevreuils ont gagné 3 kilos en moyenne, la diversité biologique a augmenté et une pratique sylvicole de qualité peut être menée. Devenu maintenant un territoire expérimental, le Bois Landry est un exemple montrant que la chasse est un outil de gestion essentiel pour nos forêts.

Comme dit Christophe Launay (responsable du Domaine du Bois de Landry) pour gérer durablement de sa forêt il faut « Mettre la chasse au service de la science et la science au service de la gestion durable des espèces sauvages »

En cette période de remise en question de la chasse,cet exemple montre encore une fois l’utilité écologique et économique d’une activité pratiquée par près de 1,4 million de chasseurs.

Février 2016


LA FAUCONNERIE, UNE NOUVELLE CARRIÈRE 

drone et aigleLa fauconnerie, une chasse traditionnelle venant tout droit de l’Asie, est l’art de dresser des rapaces pour chasser au vol le gibier. Avec plus d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux de proie, la fauconnerie est pratiquée dans environs 68 pays. Chaque pays a développé ses différentes techniques de chasse adaptées à la topographie, au climat et aux espèces chassables du simple lapin au loup.

Au 21ème siècle une nouvelle espèce est apparue dans le ciel et la fauconnerie est en train d’observer cette proie potentielle d’un œil d’aigle.

Au Pays-Bas, les services de l’anti-terrorisme de la police néerlandaise ont décidé d’utiliser l’art de la fauconnerie pour lutter contre les drones d’observation clandestins. En s’associant avec « Guard From Above », une société d’entraînement de rapaces, les services de l’anti-terrorisme sont persuadés que les instincts des rapaces et leurs capacités physiques spectaculaires font d’eux une arme exceptionnelle pour lutter contre ce problème high-tech. C’est ainsi que déjà plusieurs mois, les forces de l’ordre néerlandaises testent cette nouvelle arme. Ils entrainent des grands rapaces à attraper les drones en plein vol et à les ramener dans des lieux sûrs. Les résultats après plusieurs mois d’entrainement sont plus qu’encourageants. Bien entendu il s’agit de drones dont la taille n’en fait pas des hachoirs volants.

Des méthodes alternatives sont également étudiées (des drones chasseurs et des logiciels spéciaux) car lutter contre les drones indésirables n’est pas une tâche si simple. Les Néerlandais ont néanmoins montré les bénéfices que les anciennes techniques de chasse peuvent nous apporter.

Une solution non technologique peut être la solution pour lutter contre un problème de haute technologie.

https://www.youtube.com/embed/HifO-ebmE1s



LE CANARD À TOUTES LES SAUCES

le malonage et le riz au canardLe malonage, une chasse traditionnelle de l’Ouest de la France, est un exemple de l’utilisation du canard en tant qu’appelant vivant. Mais savez – vous que le malonage utilise le canard différemment des autres chasses traditionnelles se servant également d’appelants vivants ?

Les canards ne sont pas seulement utilisés pour leur chant mais également pour leur capacité à voler. Le chasseur lâche, au moment voulu, ses canards mâles (appelés malons). Ensuite, ces derniers vont inciter leurs congénères sauvages à se poser à portée de tir de son maître. Simultanément, les femelles dressées, attachées près du chasseur, chantent pour attirer le gibier sauvage mais aussi pour faire revenir les malons. Le malonage est une chasse très technique mobilisant l’intelligence de l’homme et sa capacité à utiliser la biodiversité.

Les chasseurs ne sont pas les seuls à utiliser les aptitudes du canard, dans certaines parties du monde les agriculteurs s’y sont mis également. Une méthode, appelée  « le riz au canard », provenant du Japon, permet de remplacer les pesticides et herbicides par des canards. C’est un Japonais, Takao Furuno, voulant au début des années 1980 passer à l’agriculture biologique, qui découvre dans un vieux livre d’histoire qu’il était auparavant courant de faire patauger des canards dans les rizières. Les canards, sans consommer le riz, se nourrissent des ravageurs (insectes et limaces) et des mauvaises herbes.

L’utilisation des canards permet non seulement d’augmenter le rendement du riz de 20 à 50% mais aussi facilite le travail de l’agriculteur. Le « le riz au canard » s’est depuis répandu en Asie (Corée du Sud, Vietnam, Philippines, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie) et en 2011, des chercheurs de L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Montpellier ont testé cette méthode en Camargue et ont démontré son succès dans les rizières Camarguaises.

Selon, les chiffres de l’ONCFS, les populations des canards colverts sont en augmentation en Europe et cela peut que nous réjouir : le malonage a encore de longues années prospères devant lui et le riz au canard peut continuer à se développer.

(mis en ligne le 14/01/2016)

_____________________________________________________________________

LES CHIENS « BANKHAR » DE MONGOLIE

Bankhar dogLa Mongolie, un territoire constitué de 79% de steppes, devient, depuis des décennies, un véritable désert. Le phénomène de désertification est causé par le changement climatique et le surpâturage des terres, (un surpâturage dû à l’économie du pays et l’augmentation de sa population). Un phénomène qui a eu pour effet de bouleverser les pratiques des nomades de bergers. Ils sont maintenant à la recherche de nouvelles prairies et ilscolonisent ainsi les montagnes. Ces dernières sont de véritables dangers pour leur bétail car elles regorgent de nombreux grands carnivores : loups, léopards de neige, renards, aigles, et ours bruns. Ces prédateurs, n’ayant plus de proies naturelles abondantes, s’attaquent régulièrement au bétail, provoquant de lourdes pertes économiques aux éleveurs. Pour éviter toute perte, les bergers augmentent la taille de leur bétail et tuent les carnivores à l’aide de pièges et de poisons. Cependant, le comportement des bergers, pour face aux prédateurs, menacent l’écosystème des steppes et la conservation des grands carnivores.

Quelle est donc la solution pour protéger le bétail sans menacer à la fois la conservation des prédateurs et l’écosystème ? En tant que chasseur vous devez connaitre les aptitudes qu’un chien possède. Vous ne serez donc certainement pas étonnés si je vous dis que la solution réside dans une race de chien : le dogue de Mongolie (Bankhar)

Le dogue de Mongolie est une race naturelle des steppes de Mongolie destinée à protéger le bétail. Ces chiens sont très athlétiques et peuvent atteindre jusqu’à 84 cm à l’épaule. Ils sont élevés pour faire fuir les prédateurs et n’hésiteront pas à les attaquer, si nécessaire. L’occupation Soviétique, entre 1920 et 1960, a fait oublier toutes les connaissances liées à son élevage et usage. Maintenant, ils sont très rares et se croisent de plus en plus avec le dogue du Tibet.

Bruce Elfström, un biologiste fasciné par les problèmes environnementaux en Mongolie, est persuadé que ces chiens et leur grande aptitude de protéger le bétail, peuvent être une des solutions pour résoudre le problème de conservation des prédateurs et pour lutter contre les problèmes environnementaux. En redonnant aux nomades des dogues de Mongolie, ils n’auront plus aucune raison d’attaquer les grands prédateurs des montagnes et de posséder un surplus de bétail. Grâce à sa fondation, « Mongolian Bankhar Dog Project », créée en 2011, Bruce Elfström peut, dès à présent, réintégrer ces chiens dans la culture Mongole.

Cette étude de cas montre, que ça soit en Mongolie ou ailleurs, que les chiens font partie du patrimoine culturel des Hommes et qu’ils ont un rôle crucial à jouer dans notre société.

Il est donc important pour une nation de conserver son héritage canin. Ceci est d’autant plus vrai en France, où le rôle du chien est essentiel dans de nombreux modes de chasse.

(mis en ligne le 31/12/2015)

_____________________________________________________________________

7 NOUVELLES RÉGIONS, 7 NOUVEAUX INTERLOCUTEURS

POUR LE MONDE DE LA CHASSE 

regions bandeau

Les Régionales sont passées, voici maintenant les nouveaux préfets pour ces sept nouvelles régions, nommés par décret du 17 décembre 2015. Avec la remontée du pouvoir en matière de chasse du département à la région, ces nouveaux interlocuteurs prennent soudain une nouvelle importance pour le monde de la chasse :

  • préfet de la région Alsace­Champagne-Ardenne­Lorraine, préfet de la zone de défense et de sécurité Est, préfet du Bas­Rhin (hors classe) ­ M. Stéphane FRATACCI
  • préfet de la région Aquitaine­Limousin-Poitou­Charentes, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud­Ouest, préfet de la Gironde (hors classe) ­ M. Pierre DARTOUT
  • préfet de la région Auvergne­Rhône-Alpes, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud­Est, préfet du Rhône (hors classe) ­ M. Michel DELPUECH
  • préfète de la région Bourgogne-Franche­Comté, préfète de la Côte­d’Or (hors classe) ­ Mme Christiane BARRET
  • préfet de la région Languedoc­Roussillon-Midi­Pyrénées, préfet de la Haute­Garonne (hors classe) ­ M. Pascal MAILHOS
  • préfet de la région Nord ­ Pas­de­Calais-Picardie, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord (hors classe) ­ M. Jean-François CORDET
  • préfète de la région Normandie, préfète de la Seine­Maritime (hors classe) ­ Mme Nicole KLEIN

Il faut aussi y ajouter l’arrivée d’un huitième préfet, successeur de Michel JAU qui va prendre sa retraite en début 2016 :

  • préfet de la région Centre­Val de Loire, préfet du Loiret (hors classe) ­ M. Nacer MEDDAH (Sologne)

(mis en ligne le 22/12/2015)

_____________________________________________________________________

LES CERFS BLANCS DE SENECA

Seneca_White_Deer

La légende de Saint-Hubert dit qu’un jour de printemps, dans la forêt d’Andage, le seigneur Hubert, lors d’unesortie de chasse, vit un cerf dix-cors entièrement blanc. Mais savez-vous que les cerfs blancs existent réellement ?

Les cerfs blancs sont des cerfs élaphes qui ont un pelage entièrement blanc due à une mutation génétique, appelée le leucistisme. Il ne faut pas les confondre avec les cerfs albinos, qui eux ont les yeux rouges.

Certes, les cerfs blancs sont le fruit de plusieurs légendes et représentent un symbole dans certaines cultures, comme chez les amérindiens qui considèrent tout animal blanc sacré et sont furieux quand l’un d’eux est abattu, mais leur pelage blanc est en réalité un désavantage. Le blanc attire davantage les yeux des prédateurs et des chasseurs. C’est donc seulement à l’intérieur d’aires protégées que vos chances d’apercevoir un cerf blanc sauvage sont élevées.

La plus grande population de cerfs blanc sauvage se trouve dans l’ancien dépôt de munitions de Seneca (dans l’Etat de New-York). Le site est occupé, jusqu’en 2016, par le Corps des Ingénieurs de l’armée des États-Unis. Il est fermé depuis 1941 par une clôture. La population des cerfs élaphe en a profité pour augmenter dépassant même très vite la capacité d’accueil du site. C’est pour cela que dans les années 1950, l’armée a autorisé les chasseurs à en prélever à une seule condition de ne pas toucher aux cerfs blancs, causant une sélection naturelle des gènes causant le leucistisme. La population des cerfs blancs atteint aujourd’hui plus de 200 individus. Néanmoins, leur population est menacée, puisque après 2016 le Corps des Ingénieurs de l’armée des États-Unis, qui loue les lieux à l’Agence de Développement Economique et Industriel du Comté de Seneca (SENIDA) depuis 2010, quittera les lieux.

La préservation des cerfs blancs de Seneca, mais aussi de l’intégralité de la biodiversité, dépendra de ce que SENIDA a comme futurs projets. Néanmoins, l’objectif de cette agence, étant d’attirer de nouvelles entreprises dans la région, elle est en train de préparer un projet de vente des terrains qui a causé une levée de boucliers de la part de nombreuses organisations. Beaucoup d’éleveurs quant à eux sont intéressés par ces terrains.  Le risque de voir cette population disparaitre peut devenir une réalité.

(mis en ligne le 17/12/2015)

_____________________________________________________________________

LES APPLICATIONS MOBILES

Les chasseurs profitent des avancées technologiques. Caméras de surveillance, vision nocturne, collier GPS, téléphone portable sont devenus des aides de chasse. Depuis peu, les smartphones sont de la partie.

Certes on trouve beaucoup de jeux tels que DeerHunter et autres, mais on voit apparaître d’autres thèmes. Grâce aux nouvelles applis qui sont en train de se développer les chasseurs peuvent maintenant s’informer et trouver de l’aide, via par exemple les applis des FDC donnant des informations locales ou celle de la FNC permettant de s’entrainer pour le permis. Les concepteurs ont également sorties des applis qui créent un réseau social entre chasseurs, telles que Naturapass. Elles deviennent de véritables aides pour la chasse, grâce à l’intégration du GPS et de la cartographie, en même temps qu’un réseau social où il est possible de discuter et échanger des photos en temps réel.

Chaque pays adapte leurs applications à leur communauté de chasseurs. Par exemple, Zone Chasse, qui guide les chasseurs québécois et ScoutLook Hunting qui aide les chasseurs américains à planifier leur journée de chasse. Mais à quand une application connue de tous et qui relie les chasseurs du monde entier ?

Un ChasseBook en sorte…

(mis en ligne le 26/11/2015)

_________________________________________________________________________

LA TECHNOLOGIE : UNE SOLUTION CONTRE LES COLLISIONS AVEC LES ANIMAUX SAUVAGES

See original image

Ce n’est plus étonnant étant donné ce que l’homme réussi à réaliser de nos jours, mais cette invention reste toute de même innovante et impressionnante.

Volvo, la firme automobile suédoise, a annoncé début novembre une technologie, appelée « Animal Detection », qui permettrait d’empêcher toutes collisions avec les kangourous. Le principe du système est d’équiper leur prochaine Volvo XC90 d’un détecteur (caméra + radar) qui dès la présence d’un kangourou sur la route enclenche un freinage d’urgence. Ce système vient tout droit de Suède. Les ingénieurs là-bas l’ont développé pour gérer les collisions avec les élans, les cerfs et les vaches. Cette technologie se base sur l’analyse du comportement de ces animaux. Malheureusement, le système n’est pas encore adapté au petit gibier comme le sanglier. Seuls les grands animaux peuvent être pour le moment détectés. Attendons encore quelques années.

La firme Volvo n’est pas la seule à se pencher sur le sujet. L’université de Floride a présenté en juillet un autre système : Roadside Animal Detection System. Il consiste à illuminer les panneaux de signalisation pour avertir les conducteurs dès qu’un animal met une patte sur la route, le détectant à l’aide de capteurs infrarouges.
Une autre alternative, DeerDeter, imaginée par JAFA technologies, est d’éloigner la faune des routes. Des panneaux de signalisation ou de piquets bordant les routes émettraient un signal sonore et des flashs lumineux dès que des feux de voiture seront détectés.

(mis en ligne le 26/11/2015)

_________________________________________________________________________

ASSURANCE : COLLISION GRAND GIBIER – 27 octobre 2015

????????????????????

Êtes- vous bien assuré en cas de collision avec un animal sauvage ?

Vous avez sûrement déjà vu un grand gibier au bord ou traversant une route. Si ce n’est pas encore le cas, cela arrivera un de ces jours. En effet, sur les 20 dernières années la population du grand gibier ne cesse de proliférer : la population des sangliers a augmenté de plus de 200% ! Les collisions ont aussi lieu de plus en plus en milieu urbain. Fini le cerf sur une petite route de campagne, maintenant c’est un sanglier près de chez vous.

Si vous êtes propriétaire d’une voiture soyez certain d’être bien assuré car les dommages matériels peuvent coûter cher. De plus, depuis 2010, la procédure en cas de collision a changé. Le fond de garantie des assurances obligatoires de dommages intervient seulement pour les dommages corporels.

Qu’en est-il pour les dommages matériels ? C’est votre assurance personnelle qui vous indemnisera, mais encore faut-il avoir la bonne. Si vous êtes « au tiers » vous n’êtes pas indemnisé et si vous êtes «multirisques» ou «Dommages tous accidents» vous risquez dans certains cas un malus.

Si vous avez la malchance d’être rentré en collision avec un animal n’oubliez pas, en plus de prévenir les autorités et votre assurance, de garder des preuves en prenant des photos de votre véhicule et de l’animal pour votre assureur.

Vous trouverez un article plus détaillé dans la revue « Saint-Hubert » numéro 118 sortie le 20 octobre 2015, consacrée aux assurances chasse et forêt.

_________________________________________________________________________

UN DIMANCHE A LA CHASSE

Dimanche à la chasseSMAvez-vous des amis non-chasseurs ? Pourquoi ne pas les inviter à découvrir ce qu’est la chasse.

Cette année encore, l’opération Un Dimanche à la Chasse ouvre les portes à ceux qui désirent en savoir plus sur la chasse. L’idée est d’accueillir des non-chasseurs, le temps d’une partie de chasse, et de partager ensemble un moment de convivialité.

L’opération « Un Dimanche à la Chasse » est réservée aux non-chasseurs qui peuvent s’inscrire auprès de leur département de prédilection dans la limite des places disponibles.

En 2015, 51 départements participent à cet évènement.

_________________________________________________________________________

L’ouverture de la chasse 2015-2016

30 août 2015

C’est l’époque où se posent les questions :  Où chasser, quand chasser.

Vous trouverez les arrétés des dates d’ouverture 2015-2016 par département sur le site de la FNC.

Cliquez sur l’image pour aller sur la page du FNC

(page n’existe plus)

_________________________________________________________________________

RIP Cecil le lion – 14 août 2015 -

(L’article est en anglais)

Après la colère contre les chasseurs de trophées, voici un article qui parle d’un autre point de vue : celui de la chasse durable. Rosie Cooney, qui travaille à l’IUCN, Sustainable Use and Livelihoods Specialist Group, pose une question que peu veulent entendre ces temps-ci. Que se passerait-il vraiment si la chasse au trophée était interdite ?
Son point de vue est moins rose que beaucoup de personnes appelant à l’interdiction de toutes les chasses. Sans
ces revenus les communautés autour des parcs se retrouveraient à essayer de survivre de leur mieux. Les parcs eux même verraient leurs budgets amputés au point de ne plus pouvoir protéger les animaux sur leur territoire. N’ayant plus de raison pour supporter la présence de grands carnassiers mettant leurs familles en danger les villageois s’en débarrasseraient et chasseraient les autres animaux pour leur viande et pour le trafic lucratif des produits dérivés de la faune sauvage.
Scénario d’apocalypse exagéré ou réalité qu’on essaie d’enterrer?

Cliquez sur l’image pour aller à l’article

RIP Cecil le lion

_________________________________________________________________________

Le lion Cecil – les risques d’amalgame – 31 juillet 2015 -

Lion Cecil 1

Suite à l’affaire du lion Cecil, victime d’un acte scandaleux de braconnage au Zimbabwe, nous vous communiquons ci-joint l’article du CIC.
Comme souligné dans cet article, une vague de désinformation déferle sur internet, mettant dans le même panier chasseurs et braconniers sans essayer de faire la différence. Et pourtant, comme le disaient de nombreux experts durant le colloque que le Saint Hubert a organisé le 18 mai 2015 « Ensemble, vaincre les nouveau braconniers de la Nature. De la délinquance à la criminalité organisée », la survie de la faune sauvage passe aussi par une chasse durable et bien gérée et totalement à l’opposé de ces pratiques inadmissibles où des «guides» sans scrupules vont dans une réserve pour attirer avec un appât un lion habitué à l’homme.
Cet évènement met à nouveau en évidence l’actualité des thèmes abordés lors du colloque. Les principales conclusions et les axes d’actions sont repris dans le dernier numéro du Saint Hubert.

Traduction :
« Le Conseil International de la Chasse et de la Conservation du Gibier (CIC), une organisation mondiale promouvant l’utilisation durable et la conservation des ressources de la faune et la flore, est très concerné par le raz-de-marée de désinformation publique qui a suivi la chasse illégale d’un lion célèbre au Zimbabwe.
La chasse éthique et durable de la faune sauvage (y compris la chasse de trophées) est reconnue comme une partie intégrale de la stratégie de conservation de la faune sauvage. La prise illégale d’animaux est classée comme du braconnage, un crime, condamné et combattu à la fois par les autorités et par la communauté de chasseurs.
La vision du CIC : un monde qui valorise et soutient la chasse durable pour le bénéfice des gens et de la nature.
La mission du CIC : Promouvoir à travers le globe la chasse durable et la conservation de la faune sauvage et des territoires vierges, soutenir les communautés et préserver notre héritage de chasse. »

Suite à l’affaire du lion Cecil, victime d’un acte scandaleux de braconnage au Zimbabwe, nous vous communiquons ci-joint l’article du CIC.
Comme souligné dans cet article, une vague de désinformation déferle sur internet, mettant dans le même panier chasseurs et braconniers sans essayer de faire la différence. Et pourtant, comme le disaient de nombreux experts durant le colloque que le Saint Hubert a organisé le 18 mai 2015 « Ensemble, vaincre les nouveau braconniers de la Nature. De la délinquance à la criminalité organisée », la survie de la faune sauvage passe aussi par une chasse durable et bien gérée et totalement à l’opposé de ces pratiques inadmissibles où des « guides » sans scrupules vont dans une réserve pour attirer avec un appât un lion habitué à l’homme.
Cet évènement met à nouveau en évidence l’actualité des thèmes abordés lors du colloque. Les principales conclusions et les axes d’actions sont repris dans le dernier numéro du Saint Hubert.

Traduction :
« Le Conseil International de la Chasse et de la Conservation du Gibier (CIC), une organisation mondiale promouvant l’utilisation durable et la conservation des ressources de la faune et la flore, est très concerné par le raz-de-marée de désinformation publique qui a suivi la chasse illégale d’un lion célèbre au Zimbabwe.
La chasse éthique et durable de la faune sauvage (y compris la chasse de trophées) est reconnue comme une partie intégrale de la stratégie de conservation de la faune sauvage. La prise illégale d’animaux est classée comme du braconnage, un crime, condamné et combattu à la fois par les autorités et par la communauté de chasseurs.
La vision du CIC : un monde qui valorise et soutient la chasse durable pour le bénéfice des gens et de la nature.
La mission du CIC : Promouvoir à travers le globe la chasse durable et la conservation de la faune sauvage et des territoires vierges, soutenir les communautés et préserver notre héritage de chasse. »

CIC Cecil_________________________________________________________________

Loup : l’Etat lance une équipe d’appui aux éleveurs – 20 juillet 2015

oeil loupLe bras de fer concernant les prélèvements de loup semble pencher en faveur des éleveurs d’ovins: Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, a demandé à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de constituer une équipe d’appui aux éleveurs pour protéger les troupeaux contre les attaques de loup.

5

Cette dernière sera constituée de dix agents titulaires du permis de chasser qui seront intégrés à la Cellule régionale de soutien aux opérations d’intervention sur le loup de la Délégation interrégionale Alpes-Méditerranée-Corse de l’ONCFS. Selon le ministère de l’Ecologie, le recrutement vient d’être lancé et l’équipe pourrait être opérationnelle d’ici fin août. Elle interviendra en priorité dans le département de Provence Alpes-Côte d’Azur « compte tenu des dommages aux troupeaux « , selon le ministère et plus ponctuellement en Savoie.

Sa mission ? Assurer une présence auprès des éleveurs connaissant une récurrence d’attaques exceptionnelles, participer en appui aux agents de l’ONCFS, aux opérations d’effarouchements, voire de prélèvements ordonnés par l’État et constater les dommages sous l’autorité du service départemental local.

La ministre de l’Ecologie souhaite également engager une démarche auprès de la Commission européenne et de la Convention de Berne « pour que les modes de gestion du loups soient adaptés en fonction de l’importance de sa présence sur le terrain, comme en Espagne où deux modes de gestion du loup existent dans le cadre d’une coopération avec les collectivités locales volontaires », précise un communiqué.

Une politique de destruction de la nature, selon l’Aspas

« Embaucher des jeunes comme chasseurs de loups, mettre des moyens dans le tir des prédateurs naturels et non dans la protection du bétail, créer des postes pour anéantir une espèce protégée alors que l’ONCFS, en pleines restrictions budgétaires, n’est plus en capacité d’assurer ses missions de lutte contre le braconnage : Ségolène Royal confirme qu’elle usurpe son poste de ministre de l’Écologie pour mettre en œuvre une politique de destruction de la nature », a réagi dans un communiqué l’Association pour la protection des animaux sauvages. L’association conteste également les deux arrêtés ministériels publiés en début de mois qui ont élargi l’extension des territoires ainsi que les périodes d’intervention et ont porté à 36 le nombre maximal de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée sur la période 2015-2016 (contre 24 pour la période précédente).

Les deux arrêtés ministériels portant sur la régulation des populations de loups sur la période 2015-2016 sont parus jeudi 2 juillet au Journal officiel. Soumis à laconsultation du public en juin, ces textes ont donné lieu à plus de 6.000 contributions, en grande majorité hostiles à la destruction de cette espèce protégée, réapparue naturellement en France