Fermeture anticipée de la chasse à l’oie

Oies cendréesLe 26 janvier dernier, la ministre de l’Environnement avait accordé une prolongation du droit de tir des oies cendrées aux chasseurs jusqu’au 12 février.

Le 06 février, le juge des référés du Conseil d’État a suspendu cette décision, sur recours de la Ligue de Protection des oiseaux, en parlant d’une situation d’urgence en raison des troubles à l’ensemble de la faune qui pouvaient s’ensuivre.

Or, alors qu’en France, la loi limite la chasse de l’oie cendrée, les Pays-Bas, où l’espèce hiverne, considèrent l’espèce comme « nuisible » étant donné sa population grandissante et les dommages qu’elle cause aux terres agricoles notamment. Pour limiter ces dégâts, les Pays-Bas élimine plusieurs milliers d’oies cendrées par an.

Pourquoi imposer des restrictions là où ce n’est pas nécessaire ? L’argument de la protection de l’espèce n’a pas lieu d’être ici et ne peut avoir comme conséquence que de braquer les chasseurs sur d’autres sujets.

D’autre part, la bonne volonté des chasseurs concernant leur engagement dans la protection de la biodiversité (bénévolat, en association…), risque de s’essouffler si l’État continue à n’aligner que les mesures restrictives.

La FNC, remontée par ce rebondissement, place ce dossier en priorité dans les recommandations qui seront faites aux candidats à l’élection présidentielle d’avril prochain.

(Selon un communiqué de presse de la FNC)

 

Chasse et oiseaux migrateurs

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Pour son dernier café-philo de l’année, le SHCF recevait Giovanni Bana, Président de la FEIN (Fondazione Europea il Nibbio) et Jacques Trouvilliez, Secrétaire exécutif de l’AEWEA (Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie) afin de faire un point sur les oiseaux migrateurs et la chasse.

POUR Giovanni Bana, président de la Fondation ll Nibbio, en ltalie, la chasse a toute sa place dans la gestion des oiseaux migrateurs. Pour preuve, un livre de famille, datant de 1859, dans lequel a été noté, jour après jour de chasse, le nombre d’oiseaux. En 1915, 3 164 oiseaux étaient au tableau. Un siècle plus tard, en 2015 la Fondation Il Nibbio a bagué  et relâché plus de 5 000 oiseaux sur le même site. « Cela prouve que les oiseaux migrateurs se portent bien et que la chasse ne les a pas exterminés » précise Giovanni Bana. Ce livre permet aussi de constater le changement de comportement de certaines espèces. La présence cette année de grives alors qu’elles devraient être déjà beaucoup plus au sud montre l’influence du temps sur le comportement des migrateurs. Les oiseaux commencent à anticiper le changement climatique.

Pour Jacques Trouvilliez, secrétaire exécutif de l`Accord sur la Conservation des Oiseaux d`eau migrateurs d`Afrique-Eurasie (AEWA), les données recueillies par la Fondation ll Nibbio sont une source précieuse d’enseignements. Elles confirment une constatation qui a présidé à la création de l’AEWA. Les espèces d’oiseaux connaissent de fortes fluctuations de population et, n’en déplaise aux écologistes, la chasse n’est pas toujours la cause principale du déclin.

« Les conventions internationales sur la protection des oiseaux sont nombreuses…. Le constat est que toutes ont une vision étroite de la protection. La Directive de 79 a été rigidifiée par la jurisprudence qui a appliqué le principe de protection complète au premier spécimen d’une espèce et non à l’échelle d’une population comme c’était prévu ».

C’est pour lutter contre cette rigidité que, dans les années 1990, certains passionnés de chasse et d’oiseaux ont lancé l’idée d’un nouveau cadre légal pour mener des actions concertées de conservation et de gestion des oiseaux  migrateurs. Ce sera l’AEWA dont l’objectif est de maintenir dans un état de conservation favorable les populations d’oiseaux d’eau. Cela suppose, par exemple, de lutter contre la destruction des habitats mais aussi contre la pauvreté, la bonne utilisation des ressources naturelles pouvant effectivement endiguer cette dernière. L’AEWA suit 255 espèces et a comme objectif de former les chasseurs et coordonner des plans d’action et de gestion entre les Etats membres. Tous les trois ans, les listes d’espèces sont revues. Et c’est là toute l’originalité de l’AEWA. L’accord est flexible et les listes non figées, l’accord étant fondé sur le principe d’une gestion adaptative. Si une espèce connait des problèmes, l’idée est de ne pas interdire la chasse mais de mettre en place un plan d’action pour identifier les causes du déclin et un plan de gestion pour maintenir la chasse.

En conclusion de leurs interventions, Giovanni Bana et Jacques Trouvilliez déplorent le peu de visibilité du rôle de la chasse dans le maintien de la biodiversité.

« La chasse doit être connue, pas défendue. La France a bien des atouts (position centrale sur les voies de migration, habitats riches et diversifiés, chasse structurée, budgets importants, chasseurs passionnés et nombreux, données existantes), mais peu de ses élus sont présents dans les réunions internationales » conclue Giovanni Bana.

Lisez l’article complet dans la Revue du Saint-Hubert 119

Découvrez les manifestations et autres événements de nos adhérents

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Le Saint Hubert Club de France présente une nouvelle section pour le plaisir de tous. Retrouvez les annonces des manifestations et évènements mis en place par les Membres du SHCF, Fédérations, Associations, ou Membres individuels.

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MARS 2017

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TOUS ENSEMBLE POUR DES « FLEUVES & RIVIÈRES PROPRES »

Le samedi 4 mars prochain, se déroulera la 8ème édition de l’opération « J’aime la Loire Propre », coordonnée par la Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage. Pour l’occasion, 7 fleuves et rivières (l’Allier, la Creuse, le Loir, la Seine, la Vienne, etc) participeront simultanément à ce grand nettoyage de printemps.

Cet évènement a maintenant lieu tous les ans depuis 2013 pour le plus grand bien des fleuves et rivières. Ayant débuté sur la Loire à l’initiative des chasseurs de gibier d’eau du Loiret, elle s’est maintenant étendue sur toute la France. L’année dernière, l’équivalent de deux TGV ont été collectés, soit environ 600 m3 de déchets.

Dans une ambiance conviviale, ce sont plus de 2500 bénévoles qui se mobiliseront, répartis sur quelques 60 points de collecte.

Pour en savoir plus et participer à l’opération, cliquez sur le lien ci-dessous : http://www.fleuves-rivieres-propres.fr/

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SEPTEMBRE 2016

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 NOUVELLE FETE DE LA CHASSE ET DE LA NATURE A COMPIEGNE : VOIR LA BIODIVERSITE AUTREMENT

affiche FDC60 fête de la chasse 2016 A3Les Fédérations des chasseurs de l’Oise et de la Somme vous attendent les 3 et 4 septembre 2016 à Compiègne, dans le superbe écrin du Parc du Palais de Compiègne pour la 7ème édition de la Fête de la Chasse et de la Nature.

Animations, exposants, activités ludiques et familiales seront au rendez-vous, ainsi que des démonstrations canines, équines, et de rapaces. Pour ceux qui apprécient la bonne cuisine, la possibilité de déguster des recettes à base de gibier.

A noter dans vos carnets.

Plus d’informations sur : http://www.fetedelachasseetdelanature.fr

 

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OCTOBRE 2015

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dimanche à la chasse DordogneLa Fédération des Chasseurs de la Dordogne se joint comme l’an passé à l’opération nationale intitulée « Un dimanche à la chasse » qui se déroulera le dimanche 18 octobre 2015. Le principe est simple, il s’agit pour une quarantaine d’équipes de chasse du département d’accueillir des personnes qui désirent découvrir la pratique de la chasse en Dordogne.

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rencontres SHLa Férération Départementale des Chasseurs de la Marne organise les RENCONTRES SAINT-HUBERT le samedi 10 octobre 2015 au Camp Militaire de Mourmelon.

LES RENCONTRES SAINT-HUBERT Sont une initiative de La Fédération Nationale des Chasseurs La Société Centrale Canine Le Saint Hubert Club de France L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Elles sont des épreuves de chasse populaire ouvertes à tous les chasseurs propriétaires de chiens d’arrêt ou de spaniels. C’est un exercice de chasse pratique par l’utilisation du chien de race et la promotion de l’esprit sportif du chasseur dans le respect de la nature.

Chaque chasseur accompagné de son chien effectue un parcours de chasse pratique durant lequel le Jury apprécie: la sécurité, la technique de chasse, la conduite du chien, les connaissances cynégétiques et cynophiles, la sportivité, ainsi que l’adresse, lors du tir, du chasseur.

Plus en cliquant ici

 

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Sorges en périgord 10 oct 15
La Fédération Départementale des Chasseurs de la Dordogne
organise en octobre de cette année :

« Les Rencontres St Hubert » le samedi 10 octobre 2015 à Sorges (24420). Elles sont ouvertes à tout chasseur ayant un chien d’arrêt ou spaniel.

 

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AOUT 2015

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11870689_1666434716911558_2572042527945691863_nLa grande Fête de la Chasse et de la Nature, organisée par l’équipage Vènerie du Berry à Montpoupon, aura lieu cette année le Dimanche 23 août 2015.

Cette fête se veut avant tout une célébration de la Vènerie Française, de sa diversité et de son excellence à maintenir les traditions. Quoi de plus symbolique en effet : le château de Montpoupon (37460 Céré la Ronde), lieu historique de la Vènerie, également connu pour son Musée du Veneur, accueille pour l’occasion la Vènerie du Berry qui découple dans la voie du cerf depuis plus de 180 ans dans ces mêmes territoires

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FDC 44 programmeLa Fédération Départementale des Chasseurs de la Loire Atlantique organise sa première Fête de la Chasse et de la Pêche, le dimanche 2 Août 2015, au Bois de la Vente à JOUÉ sur ERDRE (44440) de 9h00 à 20h00

http://www.fetechassepeche44.sitew.fr/#Bienvenue.A

 

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Ensemble, vaincre les nouveaux braconniers de la nature – De la délinquance à la criminalité organisée

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Le 18 mai 2015 se déroulait au Palais du Luxembourg le colloque « Ensemble, vaincre les nouveaux braconniers de la nature ».

L’augmentation constante des populations humaines réduit les espaces encore naturels de notre planète. La conquête par l’homme de nouveaux territoires conduit à leur artificialisation du fait des besoins en habitat et en productions industrielles, agricoles, forestières et halieutiques.

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Les sanctuaires de la nature se réduisent comme peau de chagrin et les derniers animaux sauvages qui y vivent, témoins d’une valeur inestimable de l’évolution des espèces et du patrimoine génétique mondial, sont trop souvent massacrés à des fins mercantiles, notamment pour alimenter à prix d’or des pharmacopées asiatiques relevant du charlatanisme.

 

Le braconnage de ces espèces est considéré comme le quatrième marché illégal au monde, juste après le trafic de drogue, la traite des êtres humains et la contrefaçon. Les « braconniers de la nature » sont devenus une des menaces principales sur les espaces et les espèces, mais aussi sur les femmes et les hommes qui en tirent légitimement leurs moyens de subsistance.

 

Face à un tel enjeu pour la biodiversité, comme pour la sécurité publique, le Saint-Hubert Club de France a organiser au travers de ce colloque international, un débat sans tabous sur les moyens de lutter avec plus d’efficacité contre les nouveaux braconniers de la nature.

 

Dans la droite ligne de sa vocation d’éclaireur de la chasse durable, de la biodiversité et de la ruralité, il prend ainsi une position novatrice dans le vaste débat lancé récemment dans le monde Anglo-saxon sur le concept de « Wildlife crime ».

 Retrouvez les actes du colloque dans le numéro 117 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander au Saint Hubert Club de France

Maladies de la Faune sauvage, Santé publique et Biodiversité

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Le 16 septembre 2014 se déroulait au siège de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE),  Paris, le quatrième colloque du Saint-Hubert Club de France.

Les quinze intervenants étaient invités à traiter du sujet, brûlant d’actualité, des maladies de la faune sauvage et leurs conséquences sur la santé publique et la biodiversité.

Chasseurs, pêcheurs, éleveurs, vétérinaires, hauts responsables de l’OIE et de structures liées à la santé publique (DGAL, réseau SAGIR, FNGDS) ont ainsi pu échanger leurs points de vue devant la centaine de participants présents.

Les idées fortes à retirer du colloque :

La question de la santé de la faune sauvage est d’une grande importance aujourd’hui car la mondialisation, les rapprochements hommes – animaux et le changement climatique contribuent à augmenter les flux de déplacement des vecteurs de maladies.

De nouvelles maladies émergent, d’autres migrent d’un continent à l’autre et ce, par le biais, dans deux tiers des cas, de la faune sauvage.

 A l’échelle européenne, voire mondiale, il n’existe pas actuellement de structure de surveillance et de gestion vraiment uniforme et fédératrice, mais plusieurs projets sont en cours à diverses échelles.

Une bonne gestion sanitaire n’a pas de frontières : elle doit être au maximum harmonisée et établir une communication entre tous les acteurs liés à la santé de la faune, qu’ils soient particuliers ou gouvernementaux, qu’ils soient amateurs ou professionnels, passifs ou actifs. Mais elle doit être souple pour prendre en compte les particularités de chaque territoire, de chaque espèce, de chaque maladie qui se déclare. Les situations sont diversifiées et réclament une gestion adaptée au cas par cas.

Le système français de surveillance de la santé de la faune sauvage, sans doute l’un des meilleurs au monde, pourrait servir d’exemple.

Les chasseurs sont des piliers de la surveillance sanitaire et de la gestion de la faune sauvage. Ils sont ceux qui vont sur le terrain par tous les temps, en tous lieux, qui savent observer la faune et repérer les anomalies au sein de cette dernière. Leur concours est aussi précieux qu’efficace. Ils ont d’ores et déjà une certaine responsabilité dans la surveillance sanitaire de la faune sauvage.

Mais ils ne doivent pas être les seuls. Les éleveurs, les propriétaires de terrains clos, les gestionnaires d’espaces protégés, les naturalistes et, de façon plus globale, tous les usagers de la nature, doivent chacun avoir leur part de responsabilité. Les législateurs ne doivent pas l’oublier afin que la chasse ne pâtisse pas des conséquences possibles de ce rôle qu’on lui a attribué et que la loi se révèle au total répressive et contre-productrice.

Les chasseurs, comme les autres usagers de la nature, ne sont pas des professionnels de la santé animale. Ils accordent leurs concours et assument leur rôle car ils disposent d’une forme d’expertise, mais leur assistance doit être considérée comme un secours et non comme un dû. Une sollicitation trop importante devrait donner lieu à un dédommagement, à une contrepartie, et ce d’autant plus que leur responsabilité pourrait désormais être engagée dans certain cas.

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 114 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com

« Gérer le territoire, le Gibier et les Hommes : de nouvelles Ambitions pour les ACCA »

COLLOQUE 2014 LIVRET bandeau1Le lundi 27 Janvier 2014, avait lieu au Palais du Luxembourg la quatrième Colloque du Saint-Hubert Club de France : « Gérer le Territoire, le Gibier et les Hommes : de Nouvelles Ambitions pour les ACCA », les Associations Communales de Chasse Agréées, à l’occasion du cinquantenaire de la loi Verdeille qui les a engendrées.

C’est une assemblée d’une centaine de personnes, membres du SHCF et du CIC, sénateurs, parlementaires, mais aussi députés départementaux, chasseurs passionnés, présidents d’ACCA et membres des fédérations départementales de chasse, parfois venus de loin, qui se sont réunis dans la salle Clemenceau pour assister aux débats sur ce thème technique mais qui s’est avéré riche d’enseignements.

Le propos, organisé en trois sessions et conduit par Jean-François Colomer, administrateur du SHCF, était réparti entre une quinzaine d’intervenants d’horizons variés : membres de l’Exécutif (Maire, Conseiller Général, Sénateur), représentants d’associations de propriétaires privés, Directeurs d’ACCA venus présenter leur expérience du terrain, Présidents de fédérations de chasse, protecteurs de la nature avec notamment la présence de la Ligue de Protection des Oiseaux, mais aussi juriste et avocat, afin de garantir la pertinence et la spécialisation des interventions tout en variant les horizons et points de vue.

colloque_ACCA_Lagier_3Maître Lagier sous l’oeil intéressé des autres intervenants (de gauche à droite : Jean Jacques Mirassou, Victor Scherrer, Christian Lagalice, Philippe Landelle, Jean François Colomer)

On peut tirer plusieurs points importants et lignes directrices de cette après-midi de concertation, qui s’est déroulée dans une ambiance détendue, conviviale mais studieuse, sous la férule d’un Victor Scherrer (le Président du SHCF) passionné et enthousiaste.

Les ACCA assurent aujourd’hui des fonctions à préserver, voire à intensifier :
– Associatives, conviviales, elles rassemblent les volontés autour d’une activité commune tout en garantissant l’accès facile au territoire de chasse et donc, l’implication des chasseurs dans la gestion de ce dernier, rendue plus évidente par la connaissance de ce territoire.
– Elles sont en milieu rural un des vecteurs principaux, sinon le principal, de sociabilité et d’activité, y compris pour les non-chasseurs.
– Elles sont de par leur échelle, un outil de gestion fine de la faune et du territoire intéressant, en particulier pour le petit gibier, comme le montre l’exemple de Garganvillar.
– Elles garantissent le maintien d’une chasse populaire en France, de façon plus encadrée que la chasse banale.
– Elles jouent un rôle pédagogique auprès des jeunes, des chasseurs et des non-chasseurs, bien placées pour sensibiliser à la nature, à la chasse durable et pour améliorer l’image du chasseur.

Mais elles ont aussi des défis à relever :
– Elles doivent impérativement s’ouvrir –ou se rouvrir- sur l’extérieur (chasseurs étrangers à la commune, non-chasseurs, propriétaires fonciers) pour ne pas s’étouffer par manque de fonds monétaires, apprendre à mieux gérer leur territoire, rester dans le respect des petits propriétaires privés et faire évoluer l’image de la chasse populaire en France.
– Elles doivent apprendre à mieux communiquer sur leurs actions, et avec les autres gestionnaires du territoire et de la faune sauvage à l’échelon local. La concertation est l’un des mots clés du Colloque.
– Elles ne doivent pas rester bloquées à l’échelon communal, mais pouvoir s’adapter au besoin de la gestion. Par exemple, l’AICA, à l’échelon intercommunal, est plus indiqué pour la gestion des grands gibiers qui prolifèrent.

colloque_ACCA_Lagalice_3Christian Lagalice, Président de la FDC du Jura et Président de l’ANFACCA, répondant à une question du public

Ce Colloque, riche et dense, aura permis à chacun d’en apprendre sur la chasse populaire et les Associations Communales de Chasse Agréées, et de s’exprimer sur ce thème. Un certain nombre de pistes ont été dégagées à son issue, et chacun s’est retrouvé pour poursuivre le débat lors du cocktail, dans une ambiance détendue et conviviale à l’image du reste de cette journée. Le Saint-Hubert Club de France se réjouit du succès de cette manifestation ; reste maintenant à réfléchir aux manières de mettre en œuvre les suggestions soumises par les intervenants.

Les commentaires sont ouverts pour cet article, alors n’hésitez pas à nous poster vos réactions !

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 112 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com

Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ?

Colloque_28 janvier 2013 bandeau dateLe 25 janvier 2013 se déroulait au Palais du Luxembourg le colloque « Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ? ».

La relation Homme-Animal s’est considérablement transformée à partir des années 1950 avec l’urbanisation des modes de vie et la perte du lien direct entre les individus et les animaux utilisés pour la consommation ou le travail. Lorsque la majorité d’une population perd ce lien, ce qui est maintenant le cas dans la plupart des pays du monde occidental, l’animal ne devient connu qu’en tant qu’animal de compagnie, quasi membre de la famille, à qui on attribue des vertus sur un mode anthropomorphique.

  L’enseignement primaire et les médias ont souvent tendance à présenter tous les animaux sauvages comme des créatures nobles, généreuses et inoffensives, victimes de la cruauté de l’homme ; ils influencent ainsi les générations futures en occultant des pans entiers des réalités concrètes de la relation Homme-Animal sous tous ses aspects.

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Il n’est alors pas étonnant que cette évolution sociologique conduise à des pressions sur des modifications du droit international et national sur des questions comme les conditions de production des animaux, leur mise à mort, la régulation des espèces par la chasse, la pêche ou autres procédés, ou les spectacles impliquant des animaux. La souffrance et la mort sont considérées de plus en plus comme inacceptables ; le militantisme pro-animal devient parfois plus actif que celui pour le respect des droits de l’homme.

Dans les pays riches, ces pressions conduisent aussi à des modifications massives de régime alimentaire, liées notamment à des arguments (encore controversés dans la communauté scientifique) portant sur le rôle négatif qu’aurait l’élevage de certains animaux destinés à la consommation à l’égard du changement climatique. Elles génèrent des attaques de plus en plus violentes sur l’usage des aliments composés et des produits de soins aux animaux (vaccins, antibiotiques, vitamines, etc. …) alors que la production alimentaire a du mal à suivre la demande mondiale, notamment en protéines, provoquée par la croissance démographique. Les pressions sur l’évolution du droit national et international relatives au statut juridique de l’animal et aux différents codes de conduite sont de nature à entraîner des bouleversements considérables, y compris au niveau des bénéfices considérables apportés actuellement à l’homme par l’animal.

Par ailleurs la régulation des espèces sauvages par l’homme, si elle est bien encadrée par une législation et son application rigoureuse, est un puissant facteur de protection de la biodiversité, de même que les politiques de contrôle des maladies s’appliquant aussi bien aux animaux domestiques qu’aux animaux sauvages.

  Face au développement de doctrines largement relayées par les médias, et de réseaux d’influence qui prônent peu ou prou l’effacement de la distinction Homme-Animal et dont les conséquences pour la société s’avèrent à ce jour «  incommensurables », ce Colloque organisé par le Saint Hubert Club de France a étudié les évolutions souhaitées des relations Homme-Animal et des codes de conduite à privilégier en les situant dans leurs dimensions philosophiques, scientifiques, économiques, juridiques et socio-politiques.

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 106 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com

Silence… on chasse !

café philo silence on chasseAlors que l’Allemagne et l’Autriche envisagent de légaliser l’utilisation du modérateur de son à la chasse, le SHCF a lancé le débat en France lors de son café-philo du 6 mai 2015 en compagnie de Gérard Bedarida, président de l’ANCGG, Yves Goletty, président du Syndicat des Armuriers, et de Thierry Daguenet, directeur de RUAG France.

En France, l’article 2 de l’arrêté du 1er août 1986 interdit, pour la chasse, l’emploi de tout dispositif silencieux fixé sur l’arme et destiné à atténuer le bruit au départ du coup. Seuls les lieutenants de louveterie peuvent utiliser des modérateurs de son, sur autorisation du préfet, pour des opérations de destruction d’animaux en milieu urbain et périurbain. Yves Goletty précise que, si les modérateurs de son sont interdits à la chasse, ils sont néanmoins autorisés à la vente et soumis au classement des armes sur lesquelles ils sont montés. Et Thierry Daguenet d’ajouter : « Le modérateur de son ramène juste la détonation à un niveau supportable pour l’oreille. Ce n’est pas à proprement parlé un silencieux et on ne peut donc pas le considérer comme un équipement de braconnier ». Pour avoir utilisé cet équipement lorsqu’il était lieutenant de louveterie dans les Yvelines, Gérard Bedarida en connait les avantages et les défauts… à découvrir dans le numéro 117 de la revue « Le Saint-Hubert ».

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