BILAN DU SALON DE RAMBOUILLET 2017

Après 4 jours intenses, le salon de la chasse et de la faune sauvage est maintenant terminé, et cela a été un véritable succès. Nous sommes ravis d’avoir participé à ce rendez-vous incontournable du monde de la chasse !

Nous vous attendions de pied ferme à notre stand que vous avez été nombreux à visiter. Certains d’entre vous en ont d’ailleurs profité pour devenir membre du Saint Hubert Club de France.
Nous avons eu des retours très positifs sur le rôle que porte le Saint Hubert comme éclaireur des grands enjeux de la chasse française. Cela nous encourage à poursuivre notre belle mission, toujours d’un œil neuf. Vous avez aussi été nombreux à nous faire part de vos idées, réflexions et engagements pour le monde cynégétique et le Saint Hubert se réjouit de ce dynamisme.
Un grand merci à tous ceux qui nous ont rendu visite et bienvenue aux nouveaux membres !

Salon Rambouillet 2017

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SALON DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE DE RAMBOUILLET 2017

 

Venez nous retrouver à partir du 24 mars 2017 au Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage de Rambouillet !

En mars 2017 se tiendra la 21ème édition du Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage de Rambouillet. Il se déroulera au Parc des Expositions de Mantes-La-Jolie. Le salon dure du vendredi 24 mars au lundi 27 mars 2017.

Vendredi 24 mars : 10h30 – 19h
Samedi 25 mars : 9h – 19h
Dimanche 26 mars : 9h – 19h
Lundi 27 mars : 9h – 17h

Le Salon de la Chasse de Rambouillet est l’évènement de référence de la filière cynégétique française. Nous vous invitons d’aller faire un tour et de venir nous rencontrer sur notre stand.

http://www.salondelachasse.com/fr/

« Le Loup, en France, au XXe Siècle », par Jacques Baillon

J’ai été contactée dernièrement par Jacques Baillon, auteur d’un ouvrage un peu particulier qu’il voulait que je vous présente. Il s’agit en fait d’un recueil de références bibliographiques sur, comme son titre l’indique, le Loup en France au XXe siècle. Il m’a semblé que tant le sujet que la démarche étaient assez rares pour qu’on s’y intéresse un peu. En effet, il est communément admis que le loup a disparu de France suite à une campagne d’éradication très réussie, pour ne refaire son apparition que dans la seconde moitié du XXe siècle. Or, Jacques Baillon a relevé de nombreux témoignages d’observations du loup durant cette période où on le croyait disparu de nos régions. C’est ni plus ni moins qu’une liste de tous ces témoignages récoltés de ci-de là au fil de longues recherches bibliographiques qu’il nous livre dans son ouvrage. Les points positifs : – Le sujet, rarement traité – La forme de liste de références, utile pour une recherche autour du Loup en France – Le nombre et la diversité des sources : un travail long et fastidieux bien débroussaillé ! – Beaucoup de sources utilisables. Les points négatifs : – La mise en forme : les sources sont toutes indiquées en bas de page, la citation à laquelle elle correspond portant un numéro. Cela reviendrait à numéroter dans un annuaire, les noms des abonnés, et à mettre leurs adresses en note de bas de page. – Le classement des citations, par département, n’est pas bien clair : on manque d’index, de chapitres, bref, de mise en page plus lisible et pratique. – Certaines sources ne sont pas utilisables : sites internet disparus, citations reportées dans des articles et non-référencées, rapports de témoignages postérieurs à la date du témoignage original…. C’est en toute humilité que j’ai soumis ces différentes remarques à l’auteur, qui m’a fait savoir qu’une prochaine édition devrait probablement être lancée. Les soucis de praticité devraient donc être résolus d’ici là. Bien sûr, tant les citations que les sources sont à prendre avec des pincettes, car il s’agit de témoignages d’observations, qui restent donc faillible, même si leur nombre est bien élevé pour que tous s’avèrent de simples erreurs. Mais voilà un ouvrage qui devrait tout de même vous donner un sérieux coup de main si vous faites une recherche sur le thème, et qui sera certainement susceptible d’intéresser ceux d’entre nous qui s’intéressent (et je nous pense nombreux) au loup ! Pour finir, merci à Jacques Baillon pour son travail, et merci aussi d’avoir fait apparaître des citations tirées de la Revue du Saint-Hubert Club de France, à plusieurs reprises dans son livre. Pour se procurer Le Loup en France au XXe Siècle de Jacques Baillon, c’est sur le site de The Book Edition, ici : http://www.thebookedition.com/le-loup-en-france-au-xxeme-siecle-jacques-baillon-p-107924.html Toute la bibliographie de Jacques Baillon ici : http://gw.geneanet.org/jbaillon?lang=fr;iz=1424;m=NOTES;f=Quand-on-parle-du-loup

En quête d’événements… en Avril, parcourez la forêt indroise depuis le Salon !

La Fédération Départementale des Chasseurs et l’Association des Chasseurs de grand Gibier de l’Indre vous donne rendez-vous à l’occasion d’un événement groupé : de quoi remplir un peu l’Agenda 2014 tout neuf qu’on aura certainement pas manqué de vous offrir à l’occasion de la nouvelle année !

Le Cinquième Salon de la Chasse (qui a accueilli entre 9000 et 10 000 visiteurs en 2013) & le Quatorzième (tout de même !)  Rendez-vous des Cerfs fusionnent les 12 et 13 Avril, dans le hall des expositions de Châteauroux, autour du thème de la forêt. De quoi éveiller la curiosité… Mais il paraît que le programme nous sera bientôt révélé, alors… Patience !

en attendant, voici le visuel de cette manifestation 2014. Passez un bon réveillon en Saint-Hubert !

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Pour Noël, pourquoi pas une Chasse Feuilletée ?

Les fêtes de fin d’année approchent à grand pas. Peut-être avez-vous déjà, sérieux et organisés, emballé et habilement dissimulé vos cadeaux de noël. Mais si, comme moi, vous n’êtes pas aussi en avance sur votre programme que vous ne l’auriez souhaité, voici quelques suggestions qui sauront vous séduire et peut-être, vous donneront quelques idées ! La chasse se pratique aussi sur papier, florilège des nouvelles publications

L’Art de la Fauconnerie, par Patrick Morel (Editions Crépin-Leblond)

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Ouvrons les festivités avec un ballet aérien de toute beauté, celui des oiseaux de proie. Voilà un ouvrage qui ne laisse pas indifférent, rédigé par l’un des plus grands, ancien président de l’Association Internationale de Fauconnerie.

Noble tradition, art d’une grande exigence technique, philosophie de vie, et passion par-dessus tout, voilà la fauconnerie qui nous est dépeinte au fil des pages et des nombreuses photos. Entre connaissance parfaite de l’oiseau de vol, respect de ses besoins et comportements naturels, recherche de l’osmose, et joie de la beauté pure, la fauconnerie est un concept qui dépasse de loin la simple chasse avec un rapace.

Séduite par la richesse de cet ouvrage qui va au-delà du traité technique et se pare de sublimes illustrations, je le conseille aux fauconniers certes, mais aussi à tous les amoureux de nature, de volerie et plus largement, aux esthètes et aux curieux.

 

Le Loup est Revenu, par Anne Vallaeys (Fayard)

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Redescendons sur terre, mais sans perdre trop d’altitude, puisque c’est dans les montagnes françaises, en vallée de l’Ubaye plus précisément, que prend racine le second livre que j’aimerais vous présenter. C’est l’histoire des bergers, l’histoire des éleveurs. C’est l’histoire d’amoureux de leurs bêtes, de leur métier et de leur pays, et aussi celle du retour d’une ombre : l’ombre du loup.

L’auteure, journaliste et écrivain, raconte avec sobriété la vie de ces gens, les difficultés à exercer, exacerbées par le prédateur, leurs peurs, leur colère. Un éclairage différent du retour de la grande bête grise, un ouvrage qui va au contact rugueux d’une réalité quotidienne.

Bref, le texte idéal pour appréhender le retour de cet animal avec une lucidité accrue !

 

Sur les Pas du Loup, par Jean-Marc Moriceau (Montbel)

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Et je ne pouvais pas vous parler d’un ouvrage sur le loup, sans ensuite évoquer la publication de ce nouveau livre du Professeur Moriceau, Normalien agrégé d’Histoire spécialiste du Loup à travers les âges de notre culture.

Voilà une frise chronologique qui retrace l’évolution du Loup et du rapport au Loup en France, du Moyen Âge à aujourd’hui. Cet ouvrage, qui s’appuie sur un travail de recherche dont la solidité n’est plus à prouver, s’abreuve d’un riche héritage populaire et de témoignages locaux recueillis sur le terrain ou dans les archives de nos bibliothèques, pour nous dépeindre un portrait polymorphe du Loup au fil du temps.

Comme le précédent, les fous de Loups désirant s’éclairer ou approfondir leur connaissance du sujet le dévoreront à belles dents.

 

Retour de chasse, par Jean-François Mallet (Larousse)

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Et je termine ma revue express en vous mettant l’eau à la bouche, avec ce délicieux livre de recettes qui sent bon la forêt, l’herbe mouillée, le feu de bois et la cuisine de grand-mère.

Jean-François Mallet (Major de l’Ecole Supérieure de Cuisine Française, ayant travaillé aux côtés, entre autres, de grands noms tels que Joël Robuchon ou Gaston Lenôtre) nous ravit le regard et nous ouvre l’appétit avec ses superbes photos culinaires, qui illustrent à merveille des plats traditionnels ou revisités, mais toujours simples et savoureux. Dans le respect du produit et la célébration du terroir, les vedettes de la table seront les gibiers, bien sûr, mais aussi le fruit de nos récoltes en forêt : champignons, asperges sauvages, baies…

J’ai été particulièrement attirée par l’esprit « retour au sauvage » de cet ouvrage de cuisine. Les recettes et les images sont franchement alléchantes, je vous confie qu’avant longtemps, Retour de Chasse trônera dans ma cuisine, moi qui suis une grande gourmande et fine gourmette, amoureuse de la nature, et qui ai toujours eu cette curieuse manie d’y chercher à manger… Alors vite, faites vous aussi le plein d’idées car le réveillon, c’est pour bientôt !

C.A.

Salon des Artistes Animaliers, de la Chasse et de la Nature 2013

Après le succès des deux premières éditions, l’Hippodrome d’Auteuil se prépare à accueillir le troisième salon des Artistes Animaliers, de la Chasse et de la Nature, qui se tiendra du 28 Novembre au 1 Décembre prochain.

Comme les années précédentes, un jury récompensera les meilleurs sculpteurs et peintres parmi les 48 artistes de talent qui seront présents, et sélectionnera son coup de coeur sur près d’un millier d’oeuvres. En 2012, les lauréats ont été Matthieu Sordot (médaille d’or), Sonia Sibiet (médaille d’argent) et Arnaud De Mézerac (médaille de bronze) en peinture et Bruno Cognée (or), Catherine Farvacques et Sophie Martin ex-aequo (argent) et Marie-Louise Prugnat (bronze) en sculpture. Erwan André, quant-à lui, a conquis le coeur du jury grâce à ses travaux de peinture, sculpture et photographie équestres.

Le salon sera aussi l’occasion d’une exposition-vente de prestige à prix direct (sans commission sur les ventes) tout au long des quatre jours. Si le vernissage ne sera accessible que sur invitation, l’entrée sur le salon est gratuite sur inscription. Notez aussi un vendredi exceptionnel avec 6 courses hippiques l’après-midi, qui marqueront la fin de la saison. Le restaurant panoramique de l’hippodrome sera ouvert aux visiteurs moyennant une réservation préalable. Les réservations sont ouvertes pour l’évènement.

Ouverture de 10h à 19h, sauf jeudi et dimanche : fermeture  à 17h.

Demandes d’invitation pour inscription : www.salon-artistes-animaliers.com/invitations

 

Philippe Galindo / L’Ile de la lagune

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A Saint-Cyprien, dans le Roussillon, l’hôtel de « L’Ile de la Lagune » a fait peau neuve. Xavier et Alicia Lormand, les propriétaires, ont fait confiance au chef Philippe Galindo pour faire de ce lieu la nouvelle table de la région.

 

Les convives sont arrivés tôt et « l’Almandin » affiche complet. En cuisine, les ordres fusent et la brigade s’active. Pour Philippe Galindo, c’est un moment important. Le dîner de ce soir lance officiellement les Tables d’Honneur, un événement gastronomique mensuel autour d’un menu spécialement élaboré pour l’occasion. À tout juste 45 ans, Philippe Galindo a passé 25 ans en Espagne dont quelques belles années aux côtés du Ferran Adria, charismatique chef du restaurant El Bulli. « J’y ai appris beaucoup et pas seulement les secrets de la cuisine moléculaire. On parle toujours de ça mais Ferran Adria était avant tout un amoureux du bon produit. » A ses côtés, Philippe Galindo découvre les richesses gourmandes du terroir espagnol et l’art de fixer les sauces et les goûts. Il en use sans jamais abuser. « L’idée est de se servir de cette technicité pour apporter un plus dans mes recettes sans avoir à y rajouter physiquement un ingrédient qui n’irait pas par la couleur ou la taille ». L’alternative idéale est donc l’« espuma», cette écume qui peut prendre tous les goûts possibles, flatte l’œil et évite de sentir coupable en dégustant véritablement un foie gras ou une huitre. Parfois, Philippe ne peut donc résister à la tentation en servant en salle une de ses créations à la mode El Bulli. Son espuma de gratin dauphinois est une damnation. Gourmand et gourmet, Philippe Galindo est curieux de tout ce qui se fait ailleurs. En résulte une carte qui fait la part belle à la Méditerranée maritime et terrestre avec, ici et là, divers emprunts au monde dans ce qu’il a de gourmand. Must de Homard, joyau du Japon aux agrumes, nectar de son corail ; Foie gras en voile de miel et cœur de lait palmier (une merveille de douceur) ; Paëlla de pignons de blé, dos de lapin rôti, poivrons verts au grill ; Tataki de boeuf au jus corsé, croqueta de cèpes ; Coquille Saint-Jacques et espuma de fruit de la passion, purée de céleri et œufs de saumon (pour la déferlante gustative) ; Canard de Chaland et son orange virtuelle ; Sardine marinée, fleur d’orange, petits légumes croquants et caviar d’huile d’olive ne sont que quelques unes des recettes à la carte de l’Almandin. La dernière création du chef, résumé de son parcours, de sa technicité, de ses goûts et de son inventivité, est la Truffe virtuelle. Le champignon, présenté façon Rocher Suchard, est en pâte de cacao teintée à l’encre de seiche, intérieur de foie gras frais, et la terre sur laquelle il repose, un sablé trompeur de réalisme. Nul doute qu’avec ce genre de création, Philippe Galindo trouvera rapidement sa clientèle et sa place parmi les étoiles.



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Pratique

Hôtel L’Ile de la lagune : Boulevard de l’Almandin « Les Capellans », 66 750 Saint-Cyprien sud. Tél : 04 68 21 01 02. Fax : 04 68 21 06 28. Site : www.hotel-ile-lagune.com

Hébergement

Tarif par chambre seule et par nuit : chambre supérieure (de 160 à 270 €), chambre de luxe (de 220 à 330 €), suite (de 310 à 440 €), suite prestige : de 350 à 600 €.

Tarif en demi-pension par jour et par personne : chambre supérieure (de 125 à 170 €), chambre de luxe (de142 à 197 €), suite (de 188 à 244€), suite prestige (de 205 à 312 €).

Restaurant gastronomique « L’Almandin » : carte à partir de 22 € pour les entrées, de 30 € pour les plats et de 17 € pour les desserts.  Menu de saison à partir de 49 € hors boisson. Formule simplifiée (grillades, salades…) au restaurant « L’Aquarama », entrée et plats à partir de 18 €. Les Tables d’Honneur, menu thématique, déjeuner et dîner, un week-end  par mois, avec accord mets-vins, à partir de 98 €.

 

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Alexandre Gauthier / La Grenouillère

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L’autre madeleine

Vous avez aimé celle de Proust, vous adorerez celle de Gauthier, celle avec qui s’écrit avec un A, comme Alexandre, jeune chef talentueux qui a fait de la Grenouillère, maison familiale située à la Madelaine-sous-Montreuil, un haut-lieu de la gastronomie française.

Cela fait maintenant sept ans qu’Alexandre Gauthier a repris l’auberge familiale. Après quelques errements, il a enfin trouvé sa voie, affiné son projet et créé un lieu un lieu unique, radical. D’une table classique et de belle tenue, il a créé un univers totalement différent où la modernité et la fougue de la jeunesse tranche avec l’héritage paternel. Alexandre Gauthier revendique une cuisine de terroir, résolument française mais libérée de ses contraintes et de ses aprioris. Face aux produits, il affiche une franchise parfois brutale. « Chaque produit a une vie et des ressources à tous les stades de sa vie. C’est vrai pour les fruits et les légumes mais également pour la viande. Ici, je sers la vachette à 3, voire 5 semaines. J’adore imaginer des recettes avec un même produit travaillé à des stades de maturité différents qui dévoilent alors des goûts et des saveurs insoupçonnés ». Son autre cheval de bataille, la cuisson : « Pour moi, on mange toujours trop cuit et c’est un désastre gustatif. Mais pas seulement. L’intégrité même du produit en est modifié ». Ce chantre de la cuisson courte le prouve avec un de ses plats signatures : le homard-genièvre. Le chef a concocté quelques belles surprises plus classiques. Œufs de caille Algues séchées, Potimaron et Clémentine, Blanc de caille et Crevettes grises, Courge jaune et Coquillages, Huitre chaude au poivre blanc, Haricots beurres rôtis au beurre,  Seiche sang de cochon, Vachette, Maïs sarriette, Cacao cerfeuil… les associations se jouent au millimètre, titillent le palais, sollicitent notre mémoire, éveillent les émotions.

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Des huttes pour chambre

L’idéal, après un tel moment, est de rester dormir sur place. Alexandre Gauthier et l’architecte Patrick Bouchain ont su créer un lieu hors du temps, suspendu entre marais oublié et jardin fantastique. Inspiré des huttes de de la baie de Canche, les deux compères ont dissimulé huit chambres au fond de la propriété mise au naturel par la paysagiste Tiphaine Hameau. Plantes endémiques, fagots, hêtres, bouleaux et saules pleureurs se mêlent et s’entremêlent en un savant désordre, se reflètent dans la grande baie vitrée des chambres. Intérieur en bois brut, lit en contrebas, baignoire dissimulée dans une coffre banquette, poêle à bois, télévision dissimulée dans une toile de jute…tout a été conçu pour créer un rustique confortable, un nouvel antre propice à l’hibernation.

Pratique

La Grenouillère, 62170 La Madelaine-sous-Montreuil. Tél.: 03 21 06 07 22. Mail : contact@lagrenouillere.fr  Site : www.lagrenouillere.fr

Le restaurant : Formule grenouille à 45 euros au déjeuner. Menu dégustation en 8 services à 85 euros (déjeuner et dîner). Menu découverte en 11 services à 110 euros (dîner). Carte de 55 à 85 euros. Ouvert du vendredi au dimanche au déjeuner et tous les soirs pour le diner sauf le mardi. Ouvert 7j/7 en juillet et en août

L’hôtel : 4 chambres dans la longère de 140 à 180 euros la nuit sans le petit-déjeuner. 8 huttes : à partir de 215 euros la nuit (250 le samedi) sans le petit-déjeuner. Le petit-déjeuner (8h à 11h30), est à partir de 21 euros.

 

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Jean-Baptiste Natali / Hostellerie de la Montagne

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Plus jeune chef étoilé en 2002, Jean-Baptiste Natali a décidé de rester dans son village de Colombey-les-Deux-églises, en Haute-Marne, pour exercer son art et tenter la passe de deux.

 

Derrière le mur en pierres sèches qui délimite l’Hostellerie La Montagne du village de Colombey se cache le royaume de Jean-Baptiste Natali. La belle bâtisse principale abrite la cuisine, les salles à manger et la suite. Dispersées dans le vaste jardin, les dépendances ont été transformées en chambres, huit au total, qui pour la plupart ouvrent en grand sur un terrain d’un hectare planté d’arbres fruitiers et les forêts alentours dominées par l’imposante croix de Lorraine élevée en l’honneur du général de Gaulle. Drôle d’idée, à vrai dire, que de venir s’établir ici après avoir fait ses classes chez les plus grands, en France comme à l’étranger. Mais l’histoire de Jean-Baptiste est liée à celle de son père, Gérard, restaurateur à Colombey depuis plusieurs dizaines d’années. Et puis, même si la Haute-Marne semble perdue au bout du monde, elle n’est en fait qu’à deux heures de voiture de Paris par l’autoroute A5. Le fils est donc revenu donner un coup de main au père et le coup de main a tourné au coup de génie. Gérard laisse carte blanche à Jean pour repenser la cuisine familiale. Tournant radical. Imprégné de ses voyages et des expériences glanées chez Christian Willer (La Palme d’Or au Martinez, Cannes), Daniel Boulud ( New-York) ou encore à la Mamounia, à Marrakech, Jean-Baptiste change tout, les produits, les plats, la façon de travailler. C’était en 2001 et il se donnait deux ou trois ans pour réussir ou repartir. La sanction est tombée dès 2002. A 27 ans tout juste, Jean-Baptiste Natali décroche sa première étoile au Michelin.

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Terre cynégétique

En entrée, Saint-Jacques et foie gras marinés, salade d’artichauts aux truffes. Le coquillage est servi cru, intercalé entre le foie maison, une association qui pourrait dérouter mais qui se marie admirablement bien. Il y a bien sûr la texture des deux ingrédients, douceur du foie et croquant de la noix, le tout souligné par les noisettes concassées posées sur le foie et le fenouil qui accompagne la Saint-Jacques. La Langoustine cuite au beurre d’orange, vert de blette, tartare mangue et pomme joue la carte du sucré salé avec ce qu’il faut d’amertume (orange) et d’acidité (pomme verte) pour porter la finesse de la langoustine. Plus osé, le Macaron aux parfums de Bourache, foie gras rôti, chutney de pomme au caramel balsamique et émulsion de roquette. Hormis les parfums de Bourache, réservés aux connaisseurs, chaque ingrédient de cette recette trouve sa place en bouche. Et c’est un plaisir que de deviner le vinaigre balsamique dans les pommes mais aussi le gingembre sous le pigeon, le jus de veau avec l’anguille fumée ou la truffe dans la crème glacée. Et puis, en saison, la est à l’honneur, en particulier le chevreuil que Jean-Baptiste accommode de bien des façons. Alors, évidemment, Jean-Baptiste se sent pousser des ailes et se prend à rêver à une deuxième étoile. « Comme le Général !» dit-il en souriant.

Pratique

Hostellerie La Montagne & Restaurant Natali, 52320 Colombey-Les-Deux-Eglises. Tél. : 03 25 03 51 69. Mail : contact@hostellerielamontagne.com

Site : www.hostellerielamontagne.com

A la carte, plats à partir de 32 euros mais aussi menus à 55 ou 66 euros. Le menu Découverte est à 87 euros

Le prix des chambres varie de 120 à 150 euros.

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