VISITE DU MUSÉE CYNÉGÉTIQUE DE GIEN

Le 08 juin 2017, le Saint Hubert Club de France organisait pour ses membres une visite découverte du Château-Musée de Gien consacré à la chasse, l’histoire et la nature en Val-de-Loire. Édifice construit à la demande d’Anne de Beaujeu, au XVe siècle, le musée a récemment rouvert à la suite de travaux de rénovation exceptionnels. Aujourd’hui superbement aménagé, la visite, fluide et agréable, permet de découvrir un patrimoine incontournable du monde cynégétique.

Nous avons été séduits par ce lieu qui illustre admirablement la passion des amoureux de la nature et de la chasse. Chasse à tir, vènerie, fauconnerie, salle de trophées majestueuse, chaque pièce, chargée d’histoire, recèle de collections uniques françaises, indiennes, arabes, britanniques, etc., tantôt renouvelées par d’autres œuvres de la réserve.

Par ailleurs, comme l’a souligné le Président Scherrer, les liens qui unissent le Saint-Hubert Club de France et le Musée International de la Chasse de Gien sont aussi étroits qu’anciens. Ainsi, dès 1952, la Revue Le Saint Hubert, dans son numéro du mois de mai…

« se réjouissait de l’annonce de l’ouverture de « notre musée » (…). La chasse à Tir et la Fauconnerie – art qui n’est pas mort – vont pouvoir grouper leur histoire, leurs héros, leurs peintres, leurs armes, leurs œuvres d’art, leurs trophées, en un magnifique ensemble qui sera l’œuvre de tous les chasseurs de France. » Et de préciser : « C’est aux chasseurs qu’il appartiendra de garnir les murs et de remplir les vitrines, puisque ce Musée est leur Musée ».

Les membres du Saint Hubert ont eu le plaisir d’être reçus par le Sénateur Cardoux, Président de l’Intergroupe Chasse au Sénat et Président des Amis du Musée de Gien qui leur a fait part de sa volonté de donner à ce musée tout le lustre qu’il mérite, et a formulé le souhait d’intégrer un Administrateur du Saint Hubert au sein du Conseil d’Administration des Amis du Musée.

 


LE SAINT HUBERT RECRUTE POUR UNE MISSION DE SERVICE CIVIQUE !

Le Saint Hubert recrute pour une mission d’intérêt général de communication et de sensibilisation sur la chasse durable et la biodiversité

Ce contrat d’engagement de Service Civique est pour une durée de 8 mois, le (la) volontaire sera basé(e) au siège social du Saint Hubert à Paris.

Type de mission :

- Contribution aux réflexions sur la gestion durable de la faune sauvage et de ses habitats.

- Valorisation d’articles sur la contribution de la chasse au développement durable dans la revue du Saint-Hubert,

- Promotion et communication de ces thèmes sur Facebook et le site du Saint Hubert.

- Contribution au développement de la branche Jeunes Saint Hubert et ses événements

- Sensibilisation du grand public, de l’administration, des élus, des chasseurs et autres acteurs de la ruralité à la gestion durable de la faune sauvage et de la biodiversité par l’organisation événements et la création de documents de communication

- Contribution à un colloque sur le sujet de la gestion durable et des grands organismes de gestion de la faune et flore sauvages dans le futur

- Connaissance Word, Excel ou équivalent nécessaire

Si vous avez moins de 26 ans et que vous êtes intéressé, vous pouvez soit nous envoyer votre candidature directement, soit passer par les sites suivants (Intitulé du poste : assistant gestion de projets et communication autour de la biodiversité) :

http://www.service-civique.gouv.fr/

http://www.reseau-tee.net/

11/05/2017


COLLOQUE CHASSE ET RÉGION, UN NOUVEAU DÉFI – 27 FÉVRIER 2017

Bandeau pour site internet

« Régionalisation, un nouvel horizon pour la chasse »

Placé sous le haut patronage de Gérard Larcher, Président du Sénat

 En quelques années, la Région est devenue l’échelon de base des politiques concernant l’environnement, la biodiversité et la chasse.

L’Etat y a concentré ses compétences : gestion des fonds européens, aménagement durable du territoire, application de la charte de décentralisation, structuration autour de commissions régionales (forêt-bois, patrimoine naturel, biodiversité, sanitaire…).

Cette « révolution silencieuse » est un nouveau défi pour le monde de la chasse, traditionnellement plus tourné vers l’échelon départemental. L’ambition de ce colloque était donc de mesurer l’impact de ces bouleversements sur les structures cynégétiques associatives et publiques.

La création des 13 nouvelles régions pousse les FDC et FRC à redéfinir ensemble une nouvelle répartition des rôles. Sujet que conseillers régionaux, présidents de FDC et FRC ont traité lors de tables rondes extrêmement intéressantes, présentant différents projets mis en place par certaines régions – Hauts-de-France, Occitanie notamment. Il a également été question des objectifs à atteindre pour que la chasse se fasse une véritable place tant au niveau départemental que régional, en mettant l’accent sur le sanitaire, la sécurité et la biodiversité. Un enjeu de taille.

Nous remercions chaleureusement tous les intervenants pour leurs contributions passionnantes.

Le prochain numéro de notre revue Le Saint Hubert, le N°124, sera consacré entièrement à ce colloque.

Colloque region 1




DÉCÈS DE MONSIEUR EYMAR-DAUPHIN, PRÉSIDENT DE LA SCC ET ADMINISTRATEUR DU SHCF

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de Monsieur Christian Eymar-Dauphin, Président de la Société Centrale Canine et Administrateur du Saint Hubert Club de France. Le Saint Hubert Club de France présente ses condoléances à sa famille et aux membres de la Société Centrale Canine. Nous avons été très sensibles au soutien que le Président Eymar-Dauphin a toujours apporté au Saint Hubert et nous lui en sommes très reconnaissant, en Saint Hubert.

05/01/2017


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APERO-PHILO – 6 octobre 2016

Le Saint-Hubert Club de France a le plaisir de vous inviter à son prochain  Apéro Philo

lors duquel le nouveau Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, Monsieur Willy Schraen, interviendra sur le thème :

 «Quelle gouvernance pour la chasse et quel rôle pour la FNC en France?»

 C’est un grand plaisir pour le Saint Hubert Club de France d’accueillir le nouveau Président de la Fédération Nationale des Chasseurs à cet évènement.

Cliquez ici pour vous inscrire



anniversaire SHCFS

Le Saint Hubert Club de France fut créé début 1902 avec pour mission de protéger la chasse française contre le braconnage.

Au début du 20e siècle les braconniers sont si bien organisés et armés, et la justice peu active, que de nombreux grands propriétaires donnent l’ordre à leurs gardes de se contenter de lever les collets trouvés pour ne verbaliser qu’en cas de prise en flagrant délit, ne voulant pas voir leurs gardes risquer leur vie pour arrêter des braconniers qui seront de toute façon vite relâchés.

A la différence des chasseurs, les braconniers se sont organisés en associations parfaitement disciplinées disposant d’une caisse de retraite, d’une caisse de secours mutuel pour les indemniser en cas « d’incapacités de travail » et subvenir aux besoins des veuves et des orphelins. Pour mémoire, la France compte alors environ 500 000 chasseurs avec permis, permis instauré par la loi de mai 1844.

La lutte anti-braconnage commençant par l’éducation, une des premières actions du club sera d’adresser une lettre à tous les instituteurs de France et des colonies, avec l’autorisation du Ministre de l’Instruction Publique, pour leur demander d’apprendre aux enfants que la chasse est une richesse nationale qui a besoin d’être protégée, qu’ils doivent être des conservateurs de la nature avant d’être des destructeurs !

Au fil de ses 115 ans d’existence, le club a fait bien plus, devenant le creuset d’une chasse française moderne et durable. Première association reconnue d’utilisé publique en 1904, le Saint-Hubert est ainsi une des plus anciennes associations cynégétiques de France et d’Europe et sa revue a joué un rôle majeur d’information, de promotion et de pédagogie de la chasse française depuis 115 ans.

Ses adhérents sont son coeur et sa force et le Saint Hubert Club de France profite de cet anniveraire pour les remercier pour leur fidélité et leurs contributions.

« Avant 1844, la France était peut-être le pays le plus giboyeux d’Europe, il sera bientôt transformé en désert cynégétique par le braconnage »
Comte de Clary – Président du Saint Hubert Club de France – 1903

 


 

VISITE – DÉCOUVERTE DU SHOWROOM FORT ROYAL  – 8 juin 2016

20160608_190430 smAu sein du showroom FORT ROYAL

Les membres du Saint Hubert Club de France ont eu la chance de pouvoir visiter le salon d’exposition « Fort Royal » de la maison Darne à l’invitation de son Président Jacques Bolelli..

Situés à Saint-Etienne, berceau de l’armurerie française, les ateliers de Darne ont produit au cours du XXième siècle plus d’un million de fusils et de carabines express. La culasse coulissante et les canons fixes de leurs armes leur confèrent une élégance toute particulière appréciée de leurs utilisateurs autant que pour leur rendement balistique, leur parfait équilibre et leur fiabilité de mécanisme. Rachetée par Fort Royal en 2013, Darne relance aujourd’hui sa production sur le créneau des armes fines de luxe entièrement artisanales et sur-mesure.

Reçus par Jacques Bolleli qui leur a présenté le groupe Fort Royal et la Socité nouvelle des Armes Darne, les membres du SHCF ont eu le plaisir, non seulement d’admirer mais aussi de manipuler anciens et nouveaux fusils et carabines.


APERO-PHILO – 18 mai 2016

Chasse et forêt 2 small

Apéro philo « CHASSE ET FORET, MARIAGE OU DIVORCE ? » le 18 mai 2016 à 18h30 présenté par Antoine d’AMECOURT, Président du Centre national de la propriété forestière et de France Sylva, Syndicat des propriétaires forestiers privés.

Chaque trimestre, le Saint-Hubert Club de France organise des apéros-philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.

Vous trouverez les notes dans la revue le Saint Hubert n°121.


SALON DE LA CHASSE DE RAMBOUILLET – 1 au 3 avril 2016

Rambouillet 2016

La 20ème édition du salon de la Chasse de Rambouillet est finie.
Le Saint Hubert remercie tous ceux et celles qui sont venus sur son stand malgré les nombreuses distractions dans ce superbe salon.

L’équipe du SHCF, Caroline Thibaudeau, Mikael Rellier, Annie Charlez et Antoine Lorgnier du Mesnil, a présenté le Saint Hubert Club de France, ses nombreux évènements, son rôle d’éclaireur de la chasse durable, répondu aux questions et discuté avec des passionnés, dont beaucoup sont repartis avec un bulletin d’adhésion au Club ou à la revue, et sous le bras notre Guide Juridique.
Les Jeunes Saint Hubert aussi ont plu s’il faut en croire les nombreux jeunes chasseurs avec qui Mikael, responsable de la communication des JSH, a discuté. Olivier d’Ussel, le président de cette nouvelle branche du Saint Hubert était aussi présent sur son stand, Culture Chasse, et a de son côté présenté les JSH à de futurs membres.
Et un grand merci aussi à toute l’équipe du Salon, à qui nous devons cette superbe 20ème édition.


PLONGÉE DANS LES ARCHIVES DU SAINT HUBERT…

Tranchée de 14-18Il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun, la plus longue bataille de la Grande Guerre et l’une des plus meurtrières. Au milieu de ces combats, seules les lettres leur permettaient de s’évader un moment des horreurs de la guerre. Nous partageons avec vous une lettre envoyée par un membre du Saint Hubert Club de France qui était au front.

Source : Bulletin du Saint Hubert n°5 – 1er novembre 1915

« Nous avons reçu d‘un de nos adhérents, actuellement au front, la lettre suivante que nous nous empressons d’insérer:

Mon cher Président, je crois, devoir, en ce qui concerne l’effet des explosifs sur la nidification des oiseaux et l’élevage de leurs jeunes, vous envoyer quelques observations faites au cours des longues journées passées en plein air.

J`ai trouvé cet été dans une oseraie, un nid de ces gros émouchets qui nichent par terre ; il contenait 5 jeunes encore couverts de leur duvet laineux.

Un crapouillot (obus) de taille honorable (88 je crois) était venu éclater à moins de 5 mètres de l’aire, pour employer le mot propre. Un de 15 c. était tombé à une douzaine de mètres, cela certainement après l`éclosion des œufs; et les jeunes ne paraissaient pas avoir souffert de la commotion, assez violente pourtant, que produisent ces engins.

Je ne me suis point trouvé dans une portion du front où le bombardement ait été assez sérieux, au moment de la nidification, pour être certain qu’aucun nid de perdrix n’a pu échapper à l’influence de gros obus éclatant dans un rayon assez restreint ; j’aurais recherché si l’on voyait beaucoup de couples seuls, ce qui aurait prouvé que les couvées avaient raté.

Tout au contraire, dans la région où je me trouve, région assez pauvre en gibier, en temps normal, il y a cette année beaucoup de perdreaux et même des lièvres, malgré le braconnage sévère auxquels se sont livrés les guerriers pendant tout l’hiver, ce qui tendrait à prouver que les chasseurs détruisent encore plus de gibier que les braconniers.

Le seul fait exact que j’aie pu constater et qui viendrait à l’encontre des observations de MM. Chérel et de Tristan est le suivant :

Me trouvant, au printemps dernier, dans une ferme, je vis une poule accompagnée d’un unique poussin. Comme j’en faisais la remarque à la fermière, elle me dit que, la veille du jour ou devait éclore la couvée, on avait fait des expériences de destruction et fait éclater à 2 ou 300 mètres de la terme un paquet de pétards de mélinite ; tous les poussins avaient été tués dans la coquille, sauf celui que j`avais vu.

J’en avais conclu qu’un gros obus contenant une charge, d`explosif analogue au paquet de pétards en question devait produire les mêmes effets, dans un rayon de 2 ou 300 mètres; mais je répète que je n’ai pu le vérifier.

Peut-être, après tout, les explosifs allemands ne produisent-ils pas les mêmes effets que la mélinite, peut-être les œufs, en plein air, sont-ils moins exposés à la commotion que dans une pièce close, comme un poulailler ; ce qui semble évident, d’après l’exemple des jeunes émouchets, c`est que les petits, une fois éclos, ne sont pas tués par une explosion même très voisine.

Mes hommes ont vu dernièrement 5 loups qui venaient boire à un étang; c’était vraisemblablement une louve et ses 4 jeunes; car ceux-ci jouaient comme de jeunes chiens.

Enfin, pour finir ce bavardage, je vous dirais que j’ai fait saisir un vaste drap de mort que j’ai aperçu dans une maison »


CRÉATION DES JEUNES SAINT HUBERT

LES JEUNES SAINT HUBERT - photo à la une

Le Saint-Hubert Club de France est heureux de vous annoncer la création des Jeunes Saint Hubert. Le Président se réjouit que les jeunes viennent jouer un rôle essentiel dans la réalisation des objectifs du club : d’être l’éclaireur des grands enjeux de la chasse durable, de la biodiversité et de la ruralité.

En complément des activités du SHCF, les JSH auront leurs propres événements. Les JSH alterneront entre des événements cynégétiques, culturels, scientifiques et de rencontres, auxquelles sont conviés chasseurs et non chasseurs, telles que :

  • Chasse
  • Apéros/dîners-éthique
  • Apéros informels
  • Dîner-rencontres
  • Journées découverte
  • Dégustation de vin
  • Colloque
  • Ball trapp

Pour plus d’informations, cliquez ici.


APERO PHILO – 9 mars 2016

Apéro philo armes sécurité et chasse sApéro philo « ARMES, SECURITE ET CHASSE » le 9 mars 2016 à 18h30 présenté par Françoise PESCHADOUR, Directrice Adjointe à la FNC et Yves GOLLETY, Président de la Chambre syndicale Nationale des Armuriers de France

Chaque trimestre, le Saint-Hubert Club de France organise des apéros-philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.

Pour plus d’information cliquez ici


CAFE-PHILO – 2 décembre 2015

CAROUSSEL Oiseaux migrateurs2Café philo « CHASSE ET OISEAUX MIGRATEURS » le 2 décembre 2015 présenté par Giovanni Bana, Président de la FEIN (Fondazione Europea il Nibbio) et Jacques Trouvilliez, Secrétaire exécutif de l’AEWEA (Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie)

Chaque trimestre, le Saint-Hubert Club de France organise des cafés-philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.

Pour plus d’information cliquez ici


APERO-PHILO – 28 octobre 2015apéro philo Le cerf 28 octobre

Apéro-Philo « DU NOUVEAU SUR LE CERF ! » le 28 octobre 2015 présenté par Monsieur François Klein, Chef de l’Unité Cervidés Sanglier, Direction de la Recherche et de l’Expertise, ONCFS

Le Saint-Hubert Club de France organise son premier apéro philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.


COLLOQUE ANNUEL – 18 MAI 2015

 » ENSEMBLE, VAINCRE LES NOUVEAUX BRACONNIERS DE LA NATURE »

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L’augmentation constante des populations humaines réduit les espaces encore naturels de notre planète. La conquête par l’homme de nouveaux territoires conduit à leur artificialisation du fait des besoins en habitat et en productions industrielles, agricoles, forestières et halieutiques.

Les sanctuaires de la nature se réduisent et les derniers animaux sauvages qui y vivent sont trop souvent massacrés à des fins mercantiles, notamment pour alimenter à prix d’or des pharmacopées asiatiques relevant du charlatanisme.

Le braconnage de ces espèces est considéré comme le quatrième marché illégal au monde, juste après le trafic de drogue, la traite des êtres humains et la contrefaçon. Les « braconniers de la nature » sont devenus une des menaces principales sur les espaces et les espèces, mais aussi sur les femmes et les hommes qui en tirent légitimement leurs moyens de subsistance.

Face à un tel enjeu, le Saint-Hubert Club de France organise avec ce colloque international, un débat sans tabous sur les moyens de lutter avec plus d’efficacité contre les nouveaux braconniers de la nature.

Dans la droite ligne de sa vocation d’éclaireur de la chasse durable, de la biodiversité et de la ruralité, il prend ainsi une position novatrice dans le vaste débat lancé récemment dans le monde anglo-saxon sur le concept de « Wildlife crime ».

Pour combattre cette menace, les moyens existent et les résultats les plus encourageants méritent d’être connus afin d’aider à une prise de conscience tournée vers l’action. L’agression de la nature et des espaces ruraux peut en effet se voir opposer des mesures simples et efficaces.  Il est aussi, partout dans le monde, démontré que les méthodes de chasse durable et l’engagement tenace des chasseurs, des pêcheurs et des utilisateurs de la nature à sauvegarder la faune terrestre et aquatique constituent un puissant facteur de protection du patrimoine faunistique et naturel de la planète.

Tel est l’objectif que nous souhaitons atteindre par ce colloque international : établir un diagnostic partagé, mais aussi imaginer les moyens qui doivent être mis en œuvre pour lutter ensemble contre les « nouveaux braconniers de la nature ».

 

GHSA : Bernard Vallat rencontre Barack Obama

Dans le cadre du Global Health Security Agenda (GHSA) qui s’est tenu le vendredi 26 septembre à Washington, nous avons le plaisir de vous informer que notre Administrateur Bernard Vallat, Directeur Général de l’Organisation Mondiale pour la Santé Animale (OIE), a été reçu par le Président Barack Obama en compagnie de Mme Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS et de M. Graziano da Silva, Directeur Général de la FAO.

Comme le colloque organisé par le Saint-Hubert Club de France le 16 septembre sur « Les maladies de la faune sauvage, santé publique et biodiversité » s’inscrit dans le cadre de cette réunion au plus haut niveau, nous serons heureux que notre Administrateur Bernard Vallat nous informe des dernières discussions au niveau mondial à ce sujet. 

Les rendez-vous de février

Les prochains rendez-vous du SHCF auront lieu en février. Ne manquez pas de vous inscrire !

Nous vous attendons le 18 février 2015, à 8h30, autour d’un petit déjeuner à thème au restaurant Au Chien qui fûme à Paris ; sur le thème « une vie de chien… de chasse », présenté par la Société Centrale Canine.

Plus d’infos sur cet  événement ici :

Café Philo Sanglier 

Pour rappel, le Saint-Hubert du Chasseur : Guide Pratique et Juridique est toujours disponible sur commande.

Bon de Commande Guide Pratique et Juridique

Chasse et vieillesse : pas des ennemis, des alliés !

« La vieillesse est notre ennemi à tous ; mais la chasse n’est-elle pas un bon moyen de la repousser, de bien la vivre ? » C’est en ces termes que Victor Scherrer a ouvert la présentation du docteur Françoise Forette, spécialiste en gérontologie et directrice de l’antenne France de l’Inter Longevity Center.

Mercredi 14 mai dernier, les membres les plus matinaux du club se sont en effet retrouvés au restaurant Un Dimanche à Paris, pour partager un délicieux petit déjeuner dans une atmosphère toujours aussi conviviale et camarade, lors du fidèle rendez-vous trimestriel du SHCF : le Café Philo. Vous l’aurez compris, le thème de cette rencontre était fédérateur : la vieillesse nous concerne tous, tôt ou tard… Chasseurs comme non-chasseurs ! Pourtant, loin de ternir l’ambiance avec un sujet qui peut se révéler sensible, le docteur Forette a captivé l’attention de son audience grâce à un exposé riche et passionnant, des arguments scientifiques étayés par des exemples variés, et une belle énergie. Si madame Forette ne chasse pas, elle n’en a pas moins su piquer au vif l’intérêt des disciples de Saint Hubert.

Durant son intervention d’une heure et demie, Françoise Forette a fait un état des lieux de la vieillesse en France, en Europe et dans le monde ; elle a abordé les facteurs de risque responsables des maladies et de la vulnérabilité liés au vieillissement, et les moyens de prévention existants pour les contrer. Il est apparu en filigrane tout au long de la présentation que la chasse, activité riche et variée stimulatrice des fonctions musculaires, cérébrales et perceptrices, pourvoyeuses d’activité, de responsabilités et de lien social, est un très bon moyen de conserver force, santé et réactivité à tout âge. D’ailleurs, plusieurs études anthropologiques le disent : « on ne devient un bon chasseur qu’avec l’âge ». La chasse est, contrairement à d’autres sports et activités, davantage affaire d’expérience que de jeunesse !

Quelle plus belle clôture, pour ce Café Philo unanimement salué et chaleureusement applaudi, que l’intervention finale de monsieur Crosnier, qui s’est levé fièrement et a interpelé en ces mots le Président Victor Scherrer : « Cher Président : j’ai quatre-vingt-cinq ans et je vais à la chasse, je joue au golf, et je continue  mes activités, toujours avec optimisme ! » ?

Si vous avez loupé ce Café Philo, ne manquez pas le prochain, le 3 septembre 2014 ! 

la Chasse : Fontaine de Jouvence ?

Selon le Littré, « Fontaine de Jouvence : fontaine fabuleuse à laquelle on attribuait la vertu de rajeunir ! Au figuré : se dit de tout ce qui rajeunit ».
La chasse a-t-elle la vertu, sinon de rajeunir les disciples de Saint-Hubert, du moins de contribuer à les maintenir « en forme » et en bonne santé ; en un mot de les aider à bien vieillir ? Pour beaucoup de chasseurs, la réponse ne fait pas de doute. Après une bonne journée de chasse, nous en sentons les bénéfices, à la fois physiques et psychologiques ….

Cela posé, l’âge moyen des chasseurs s’est accru de 5 ans sur les 15 dernières années, passant de 45 à plus de 50 ans ; et, parmi les causes du déclin global du nombre de chasseurs (1 million de chasseurs en moins depuis 1975, mouvement certes ralenti mais qui se poursuit jusqu’aujourd’hui avec, en 2013, une perte de 1.8%) les causes d’abandon de la chasse dites « naturelles », liées à l’âge et à l’état de santé, représentent près du tiers.

Dès lors, nous avons demandé à une éminente spécialiste de nous donner son avis. Nous avons donc invité à notre prochain Café Philo, le 14 mai prochain, le Professeur de Médecine interne et Gériatrie Françoise Forette, Fondatrice et Directrice de l’International Longevity Center-France (ILC-France).

Comme d’habitude, le rendez-vous est fixé Mercredi au restaurant Un Dimanche à Paris, de 8h30 à 10h00.

La Chasse, Fontaine de Jouvence ? http://sainthubertclubdefrance.fr/?p=1333
Inscrivez-vous par téléphone ou par mail, nous vous y attendons, comme toujours, nombreux, de bonne heure… Et de bonne humeur !

café philo « Des Trophées, pour quoi Faire ? » le 19 février

En ce mois de février où l’on fête les amoureux (n’oubliez pas, la Saint Valentin c’est bientôt !), le SHCF organise un nouveau café philo bien peu romantique, puisque le thème qui nous occupera durant cet événement sera le trophée de chasse.

Au menu, une revue sociologique sur les raisons qui poussent les chasseurs à s’offrir des trophées, et sur le récent engouement du grand public pour ces objets de décoration un rien particuliers. Entre effet de mode et pratiques condamnables (comme le tir assisté en Afrique du Sud, les « boîtes à trophée » ), l’actualité s’est emparée du phénomène et on en fait des gorges chaudes.
Notre intervenant et interlocuteur pour ce café philo sera le Docteur Alain François, Président de l’Association française de Mensuration des Trophées (AFMT).

Rendez-vous le 19 Février prochain, comme d’habitude au restaurant Un Dimanche à Paris !
Pour vous inscrire : 01 40 20 90 70 ou shcf@gmail.com
Prix d’entrée : 20 euros

II ème édition des Trophées du Saint-Hubert – 2013

A l’occasion de son assemblée générale, le Saint-Hubert Club de France a remis, mercredi 18 septembre 2013, les trophées SAINT-HUBERT à trois lauréats offrant un regard nouveau sur la place de la chasse dans notre société.

C’est au cours du dîner au restaurant « Un Dimanche à Paris », clôturant l’assemblée générale du SHCF, que Victor Scherrer, président du Saint-Hubert club de France, et Alexandre Col, économiste, mécène de l’événement et membre du SHCF, ont décerné ces trophées qui ont pour vocation de récompenser, chaque année, des œuvres francophones apportant une contribution originale et exigeante aux grands débats de société qui influencent le monde de la chasse mais aussi permettant sa promotion et son rayonnement culturel . Pour cette édition, le jury a retenu trois lauréats :

– dans la catégorie littéraire : « Portraits en costume de chasse » de Claude d’Anthenaise, conservateur du Musée de la Chasse et de la Nature, à Paris. Cet ouvrage apporte en effet un éclairage nouveau sur l’évolution de la chasse au fil des siècles, en France et en Europe, à travers l’art du portrait du Moyen-âge à nos jours.

– dans la catégorie artistique : Quentin Garel pour l’ensemble de son œuvre. Son travail de sculpture, en bronze, fer, bois ou porcelaine, se caractérise par la création d’un bestiaire particulier centré sur les crânes, têtes et trophées des animaux du monde.

– dans la catégorie Initiative en faveur de la promotion de la chasse : « Un dimanche à la chasse », une action de découverte d’une vraie journée de chasse envers les non-chasseurs organisée par la FDC du Doubs et reprise au niveau national cette année, en octobre.

Trophees SHCF  Trophee SHCF  Trophee du SHCF

Les LAUREATS

Quentin Garel, têtes et trophées

Garel est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (1998) et a été résident de la Casa Velazquez. Né à Paris en 1975, il vit et travaille entre Paris et Douville (Normandie).

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Son travail de sculpture, en bronze, fer, bois ou porcelaine, se caractérise par la création d’un bestiaire, parfois très réaliste, parfois ramené à un état de squelette. Quentin Garel explique : « Depuis quelques années, j’ai développé un travail de sculpture mettant en œuvre des assemblages de bois divers autour du thème du trophée ; coutume orgueilleuse de l’homme que je tente de détourner au profit des animaux de consommation en dénonçant le caractère dérisoire de cette pratique. J’ai prolongé ce thème à travers la fonte de fer qui lui apporte une dimension plus monumentale et qui l’ouvre vers l’extérieur. Une telle pièce peut par exemple utiliser le jardin comme socle donnant ainsi le sentiment qu’il traverse partiellement la surface de la terre, tel le vestige d’un passé émergent ». Depuis la commande en 2009 d’une série de sculptures pour le nouveau jardin des plantes de Lille, Garel a étendu son bestiaire aux animaux de la savane et de la jungle. Les études préparatoires (sculptures et dessins) de ces animaux ont été le sujet de ses expositions récentes (Paris, Rouen, Epinal, Bologne, Milan). Pour autant, Garel n’oublie pas ses premiers centres d’intérêts et poursuit son travail sur le squelette, avec la production de crânes de moutons ou d’orques, ou encore de crânes d’oiseaux (albatros, flamant rose,…), tout en répondant en parallèle à de nouvelles commandes publiques ou privées (Région de Haute-Normandie, Tour Carpe Diem par Aviva à La Défense) et en développant une carrière aux Etats-Unis (New York, Houston). Pour en savoir plus : http://www.galerielj.com/

Claude d’Anthenaise, l’art du portrait de chasse

Claude d’Anthenaise, conservateur de la Maison de la Chasse et de la Nature, a publié un ouvrage magnifique sur  le portrait en costume de chasse dans la peinture du Moyen-âge aux années 1950. Après lecture,  vous ne regarderez plus un tableau de chasse avec les mêmes yeux !

L’évolution du portrait de chasse est intimement liée à celle de la société française. Dès ses débuts, en effet, le portrait de chasse exprime le statut social du modèle plus que le plaisir de la chasse. La chasse étant l’apanage des rois et des puissants, le peintre se doit donc de montrer la noblesse de ce privilège. Pour des raisons d’étiquette, la figure des souverains français n’est associée qu’à la chasse à courre. Vous ne verrez jamais le roi, le fusil à la main, posant à côté de son « tableau de chasse ». Quant aux seigneurs, si la pose ne leur déplaît pas, ils sont vigilants sur la nature du gibier composant le « tableau de chasse » et refusent de partager la toile avec un lapin! Associée au portrait, l’évocation de la chasse est un attribut de la puissance du modèle, de sa maîtrise sur  l’espace sylvestre, ou le monde sauvage. Mais, parce que cette autorité n’aura de cesse d’être remise en cause au fil de siècles, le portrait de chasse devra accumuler les artifices pour garder sa force de conviction aux yeux des spectateurs.couverture roi p31  JB Santerre

Pour en savoir plus, reportez-vous à la revue « Le Saint-Hubert » n°96 (juillet-août 2011)

 

Jean-Maurice Boillon, un Dimanche à la chasse

Le 21 octobre dernier, la FDC du Doubs lançait l’opération « Un dimanche à la chasse ». Son objectif : chasser les idées reçues des non-chasseurs en les invitant à une vraie journée de chasse. Retour sur une initiative qui devient nationale en octobre prochain avec plus de vingt autres fédérations partenaires.

Ce dimanche matin, 225 personnes ont donc revêtu pour la première fois un gilet fluo pour découvrir le quotidien d’un jour de chasse ordinaire avec de vrais tirs, de vrais animaux prélevés. Une prise de risque osée mais qui s’est avérée payante. Dans la tête de ces non chasseurs, les idées reçues, dévoilées à la fin de journée grâce à un questionnaire, se bousculaient. « Buveur », « menteur », « viandard », « vantard », « dangereux »…voilà pour le chasseur. Quant à la pratique de la chasse elle-même, les a-priori étaient de la même veine : désorganisation, manque de sécurité, crainte du coup de fusil, non-respect des animaux, milieu fermé et élitiste, pratique barbare et contre nature… Quelques heures plus tard, à ce même questionnaire, les participants se déclarent majoritairement satisfaits ou très satisfaits de la journée dont ils ont apprécié le contenu, l’organisation, l’accueil et la convivialité. Ce taux de satisfaction baisse légèrement (68%) au sujet de la battue au grand gibier car certains regrettent de ne pas avoir vu de gibier ou d’être restés trop longtemps « au poste » ! En revanche, les participants ont majoritairement demandé à pouvoir continuer de chasser l’après-midi (ce qui n’était pas prévu au départ) et, lorsque cela n’a pas été possible, ont regretté une partie de chasse trop courte ! Enfin, 98% d’entre eux se sont sentis totalement en sécurité lors de la partie de chasse. Dans 71% des cas, cette journée a très bien répondu à leurs attentes. 86% affirment avoir effectivement découvert  l’univers de la chasse et mieux connaître désormais les techniques, les chasseurs, leurs actions et leurs valeurs. 62% disent même avoir changé d’avis sur la chasse à l’issue de cette expérience. Quel bonheur aussi pour les chasseurs d’entendre dire que finalement, la cohabitation chasseurs/non chasseurs est possible et que la pratique de la chasse le dimanche est jugée acceptable. Pour Jean-Maurice Boillon, le nouveau président de la FDC du Doubs, cette campagne de communication a redonné le moral aux troupes. « Les chasseurs sont à nouveau fiers de l’être. Ils ont bien compris qu’en restant eux-mêmes, ils n’étaient pas pour autant montrés du doigt et mis au ban de la société. Ils en ressortent rassurés et grandis. Ce sentiment est fort et constitue le résultat inattendu de cette opération ».

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Pour en savoir plus, reportez-vous à la revue « le Saint-Hubert » n°108 juillet-août 2103

La chasse à la Une

Le dernier café-philo de l’année 2012 a traité du sujet complexe des relations entre la et les médias. Etaient invités pour en parler, Cyril Hofstein, journaliste au Figaro magazine, et Claude Cholet, président-fondateur de l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM).

 

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Que faire face à une presse généraliste et des médias qui, dans leur ensemble, sont  plutôt défavorables à la  ? Aujourd’hui, alors que le chasseur se sent d’abord et avant tout un conservateur de la faune et de ses habitats, les médias n’entendent pas son message, obnubilés qu’ils sont par les nouveaux dogmes d’une société urbanisée, coupée de ses racines rurales, où la n’est plus admise, où l’ est en passe de devenir une personne. Le seul moment où les médias évoquent la , c’est pour relater les accidents où et arme, deux tabous de la société française, sont étroitement liées.

Une presse urbaine et de gauche

Pour Claude Cholet, une des raisons de ce désamour vient de cette nouvelle génération de journalistes, essentiellement urbaine, n’ayant plus de contact avec la campagne et ayant  perdu toutes références cynégétiques. « La presse généraliste vit une césure complète avec la chasse depuis 30 ans. La génération actuelle n’a jamais vécu l’acte de chasse et a été élevée à la sauce naturaliste et écologiste, version anglo-saxonne, militant pour un bien-être à l’opposée de nos convictions et qui, à l’époque, monopolisait les médias ». Et Cyril Hofstein de renchérir : « Aujourd’hui, ces idées font que les médias fantasment la nature, qu’ils ne sont plus capables de comprendre le sentiment étrange de joie et de tristesse que vit le chasseur quand il traque et tue un . La chasse est face à une génération de journalistes pour laquelle la chasse est une chose abstraite donc injustifiable ». Claude Cholet insiste sur la notion d’endogamie. « Puisque les journalistes fréquentent les mêmes milieux, les mêmes organes de pouvoir et d’influence, on se retrouve devant une notion chère au sociologue Pierre Bourdieu, celle d’ « habitus », de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas. Or, chasser, ça ne se fait pas. La , non plus. Et tous les medias reproduisent le même modèle.

L’arbre qui cache la forêt

La chasse est aussi en butte à un autre problème : celui de la forêt. C’est un endroit libre, à partager, emprunt de mystères, un lieu où les bandits et les rebelles trouvaient refuge mais aussi un endroit privé, source de privilèges car attaché à la royauté. Or,  cette notion de partage de la forêt est aussi au cœur de la vision médiatique du chasseur. Il y a là de l’envie, mal français par excellence. Pourquoi les chasseurs ont-ils le droit d’aller en forêt le dimanche et pas moi, même je n’y vais pas ? Comment se fait-il qu’ils puissent jouir impunément de cet univers fantasmé par nous, les urbains ? La chasse est donc perçue par nos détracteurs comme un autre monde, un monde plus libre car fréquentant la nature et le , qui suscite de la jalousie mais aussi de la réprobation (ils tuent cette nature fantasmée). Rappelons tout de même que, de tous les usagers de la nature, les chasseurs sont les seuls à payer pour y avoir accès !

Le sanglier fait l’actu

Un tableau bien noir en vérité. Mais voilà, grâce au sanglier, les chasseurs ont une « fenêtre de tir » dans les médias. Les relations entre la presse et la chasse sont sauvées par le Sus scrofa, se réjouit Cyril Hofstein. Sa prolifération a changé la donne. Elle vient apporter la justification dont nous rêvions tous, celle d’une chasse gestionnaire, d’une nécessaire régulation. Même si la gestion est peu compatible avec la passion, ce discours change tout. Le Monde, le Figaro Magazine, le Parisien et nombre de journaux régionaux se sont emparés du sujet. La chasse devient une nécessité. Certes, on butera toujours sur la notion de plaisir -comment peut-on avoir plaisir à tuer un  ?-  mais cette incompréhension suscite une interrogation qui va dans le bon sens. Qui sont ces gens qui prennent plaisir à tuer ? ». Pour le journaliste du Figaro, la chasse a là une chance unique de reconstruire le dialogue avec les journalistes, curieux par essence, à la manière d’ethnographes découvrant une tribu avec des rites étranges (pourquoi diable mettre une cravate pour aller crapahuter dans les ronces ?), des coutumes, une histoire, une notion d’accueil et de bien vivre proverbiale. Et Cyril Hofstein de conclure avec humour : « Laissons venir ces nouveaux explorateurs dans nos cases, essayons de faire partager la beauté de notre passion, de leur faire vivre une chasse à l’approche « ratée », une chasse à l’arc, cet étrange rapport à l’ qui nous unit et nous fait vibrer. »

Susciter l’intérêt

Si le sanglier, et à travers lui le message d’une chasse gestionnaire, peuvent conduire les médias à se pencher sur nos us et coutumes, cela ne suffira pas. Pour Claude Cholet, il faut produire. « En créant, on attire la curiosité, insiste t-il. Ce que fait le Saint-Hubert club de France avec ses cafés philos qui permettent à des personnalités étrangères au monde de la chasse de venir débattre. C’est aussi la stratégie de la Maison de la Chasse qui invite des artistes contemporains à travailler autour de l’univers cynégétique ». Une que de nombreuses fédérations de chasseurs commencent à intégrer en faisant preuve d’imagination (Indre, Marne, Haute-Marne, Pas-de-Calais, Gironde…). Les fêtes de la chasse et de la nature font désormais place à des événements plus ciblés.

La toile, nouveau terrain de chasse

L’autre problème abordé au cours de ce café-philo a été celui d’internet dont les outils sont parfaitement maîtrisés par nos détracteurs. A la moindre occasion (généralement, un accident de chasse), sites et blogs anti-chasse lancent des alertes dans la presse quotidienne, appellent à des pétitions pour faire interdire la chasse le dimanche. Désormais, le monde cynégétique sait y faire face et les sites institutionnels (FNC, FDC, associations spécialisées) allument des contre-feux relayés par les blogs de chasseurs. Cyril Hofstein a une autre ambition pour la chasse et la presse, ses deux passions : celle de voir un jour émerger en France une nouvelle écriture de la chasse à l’image du « naturewriting » américain. Il existe, outre-Atlantique, un vrai courant littéraire dédié à la nature où pêcheurs, chasseurs et naturalistes décrivent à longueur de pages la beauté de la nature, leurs rencontres avec les animaux, leurs traques et leurs quêtes, un genre que l’on retrouve aussi dans la presse. « En France, estime t-il, nous n’avons pas cette génération d’écrivains du Montana portée par des auteurs tels Jim Harrison et Thomas Mc Guane. Si nous avons de nombreux artistes animaliers, nous manquons cruellement d’artistes de plume et c’est là, sans doute, le plus grand et le plus beau chantier de réappropriation de la chasse par l’intelligentsia ».

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Revue n°107 : Loup y es-tu ?

Ce numéro de la revue “Le Saint-Hubert” est consacré à l’expansion de l’espèce Loup en France. Nouveau plan loup du gouvernement, projet Medialoup de la FNC, interview de Bernard Baudin, étude de la FDC de la Drôme, impact du loup sur la faune sauvage…voici quelques uns des thèmes abordés que vous pourrez découvrir dans notre prochaine édition de mai-juin.

L’étude de la vie peut-elle aider à délimiter les frontières entre l’homme et l’animal ?

Cafe philo janvier 2013Dans la lignée du organisé par le SHCF au palais du Luxembourg en janvier 2013, le professeur Jehan-François Desjeux a, lors du café-philo de février, enrichi le débat en mettant le mécanisme même de la vie au cœur des interrogations.

 

La vie est une réaction chimique

La démonstration de Jehan-François Desjeux commence par un rapide historique de la biologie contemporaine. Pour Antoine-Laurent de Lavoisier (1743-1794), la vie est simplement « une réaction chimique ». Au XIXe siècle, l’anglais Charles Darwin (1809-1882) et  le tchèque Grégor Mendel (1822-1884) énoncent, pour le premier, sa théorie de l’évolution où il place l’homme au même niveau que l’orang-outang et, pour le deuxième, les lois de la génétique actuelle. Les expériences et les intuitions de ces hommes fondent une nouvelle science résolument matérialiste et athée qui se pose enfin les bonnes questions. De quoi la vie est-elle faite ? Comment la vie peut-elle fabriquer de la vie ? Comment, à court terme, la vie se reproduit identique à elle-même alors qu’à très long terme, il y a évolution ? Dans cet esprit, Christian de Duve, prix Nobel de médecine en 1974, énonce que « la vie est ce qui est commun à tous les êtres vivants ». Evidemment, cela ressemble à une tautologie mais justement,  cette vie est-elle vraiment  la même entre une pomme, un arbre, un perroquet, un serpent, une feuille de vigne et un homme ? La vie « humaine » est-elle commune à tous les êtres vivants ou bien existe-t-il une frontière qui sépare l’homme de l’animal ?

La vie est une

La vie est faite de cellules qui transmettent la vie en se divisant. C’est là une propriété de la vie à s’organiser et à se multiplier grâce à une utilisation particulière de l’énergie, de l’information et des molécules provenant de l’alimentation (protides, lipides et glucides). Cette machine inouïe qui détruit du vivant pour construire du vivant neuf est commune à tous les êtres vivants, depuis le plus petit virus jusqu’au plus grands des arbres en passant par l’Homme. Elle fonctionne en permanence jusqu’à la mort.

Ballet cellulaire

En revanche, si la vie est une, il faut bien aussi constater l’extrême diversité des espèces vivantes. Alors, toujours pour savoir si l’étude de la vie permet de trouver une frontière entre l’Homme et les animaux, Jehan-François Desjeux retrace brièvement les âges successifs de la vie,- et non des vies-, qui ont abouti à l’espèce humaine en près de quatre milliards d’années. Au début, il y a l’âge de la chimie ou de la matière qui conduit à l’essence même de la vie. Puis vient l’âge de l’information qui introduit la complémentarité entre les molécules. L’âge des premières cellules est marqué par l’autonomie et la transmission de la vie : c’est le ballet de la division cellulaire. L’âge des organismes multicellulaires nous est plus familier. Cet âge est marqué par l’introduction de la reproduction sexuée qui a tellement d’importance pour la diversité. Il est suivi par l’âge des animaux marqué par le développement du cerveau qui devient de plus en plus complexe, à l’image de celui du Cachalot, de l’Eléphant et de l’Homme. Cet âge des animaux est naturellement suivi par l’âge de la pensée. Ce jaillissement  de la conscience aboutit à la transformation rapide d’un primate en être humain. Dans cette histoire du développement de la vie, ces âges sont en continuité les uns avec les autres. Mais à chacune de ces étapes, il y a une particularité qui confère à la descendance un avantage évolutif décisif. Pour comprendre si l’étude de la vie peut aider à comprendre le passage à l’humanité, il faut rechercher la particularité qui a donné à notre espèce, un avantage évolutif décisif.  Il n’y a pas de réponse définitive à cette question fascinante. S’il y a bien sûr la bipédie et l’augmentation de la taille du cerveau, on peut aussi  y ajouter  la pomme d’Adam. Il y a seulement 100 000 ans, un de nos ancêtres est sans doute né avec une modification génétique nouvelle qui a entrainé la descente du larynx à l’intérieur du cou et donné à l’homme la faculté de parler, de communiquer, de l’aider dans sa conquête du monde. Autre théorie, la réceptivité sexuelle des femmes qui, contrairement aux autres espèces animales, devient permanente. Cette modification, propre à notre seule espèce humaine, a eu pour effet de resserrer les liens entre les hommes et les femmes, ainsi que la cohésion au sein de chaque famille ; c’est sans doute un événement clé de l’avènement de l’humanité.

L’aboutissement d’une longue évolution

Pour résumer, il existe bien une vie commune à tous les vivants, y compris l’espèce humaine. Il n’y en a qu’une, c’est-à-dire qu’il n’y a pas une vie particulière pour les humains. Cependant, toutes les espèces n’atteignent pas les mêmes stades de développement, en particulier les stades de la pensée et de l’évolution culturelle, même si ces stades sont en germe depuis les débuts de la vie et sans doute bien au delà. De plus en plus d’arguments indiquent qu’une forme de pensée, et même de culture, existait avant la spéciation de Homo sapiens sapiens. D’ailleurs, Darwin, grand chasseur devant l’éternel, l’avait bien noté chez les chiens qu’il essayait de sélectionner pour la chasse. C’est vrai qu’une forme d’émotion existe chez les animaux et qu’elle peut être très explicite. On peut même s’étonner que l’information transmise par ces attitudes soit compréhensible par les humains. Il est aussi prouvé que les hormones et les circuits neuronaux impliqués dans les émotions  (peur…) sont conservés au cours de l’évolution chez les mammifères.

Ce que nous dit la biologie aujourd’hui, c’est que l’homme fait partie d’une très longue histoire au bout de laquelle il obtient sa place, son individualité, sa spécificité dans l’histoire de la vie. Homo sapiens sapiens  est bien une espèce à part entière et qui pourrait encore évoluer. Pas de doute, il existe  bien une barrière d’espèce entre l’Homme et toutes les espèces vivantes présentes, passées et, sans doute, futures.

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