Divellec 28 juin 2012

Le 28 juin 2012, le Saint-Hubert Club de France recevait une centaine de convives au restaurant Le Divellec, à Paris.  L’occasion de rencontrer Jacques Le Divellec, fin gourmet, chasseur émérite et membre du Saint-Hubert club de France.

Situé au 107 rue de l’Université, sur l’esplanade des Invalides, le restaurant étoilé Le Divellec est considéré comme l’une des meilleures tables de poisson de Paris. Ce n’était donc pas a priori l’endroit idoine pour réunir une assemblée de chasseurs autour d’un événement éminemment cynégétique qu’était la signature d’un accord-cadre de partenariat entre le domaine de Chambord et les Chasses de la Couronne de Belgique. Si Jacques Le Divellec lui-même soulevait cette contradiction en préambule de son intervention, il corrigeait de suite le tir en se disant honoré de recevoir ses amis : « Car vous savez, nous sommes entre chasseurs. Je chasse depuis de nombreuses années et ma première chasse, je l’ai faite avec un bâton. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Ce matin-là, dans le Limousin, mon oncle se préparait pour la chasse. Il était 4h30 du matin et mon oncle ne m’attendait pas, certain que je resterais tard au lit, comme d’habitude. Il a mis ses habits, accroché sa cartouchière, pris son fusil et est sorti. Eh bien j’étais derrière lui. Il ne le croyait pas. Et depuis, je n’ai jamais cessé de chasser ». La passion du poisson et des fruits de mer lui vient de son père, ancien marin, et de sa grand-mère bretonne. Dès lors, sa carrière est toute tracée. Jacques Le Divellec entre à quinze ans au lycée hôtelier de Clermont-Ferrand puis fait ses classes en Auvergne et à Paris où, en 1955, il est engagé au restaurant « Le Grand Véfour ». En 1958, il ouvre à La Rochelle « Le Yachtman »  où il obtient sa première étoile Michelin en  1962 en récompense de  « sa cuisine de mer et de terre ». Car Jacques Le Divellec a toujours gardé un feu pour la venaison.  « A cette époque, je cuisinais  tout ce qui était à poils et à plumes ! ». En 1976, il obtient sa deuxième étoile et, peu de temps après, ouvre à Paris son restaurant éponyme qui devient vite le rendez-vous gastronomique préféré des politiques parmi lesquels François de Grossouvre, grâce auquel il découvre les chasses présidentielles de Chambord et de Rambouillet. « Alors, puisque nous sommes entre amis et pour ne pas faillir à ma réputation, je vous ai préparé ce soir, une terrine de langoustine aux légumes printaniers et foie gras suivie d’un homard en sauvagine ». Un diner en forme de résumé de toutes ses passions.