« Gérer le territoire, le Gibier et les Hommes : de nouvelles Ambitions pour les ACCA »

COLLOQUE 2014 LIVRET bandeau1Le lundi 27 Janvier 2014, avait lieu au Palais du Luxembourg la quatrième Colloque du Saint-Hubert Club de France : « Gérer le Territoire, le Gibier et les Hommes : de Nouvelles Ambitions pour les ACCA », les Associations Communales de Chasse Agréées, à l’occasion du cinquantenaire de la loi Verdeille qui les a engendrées.

C’est une assemblée d’une centaine de personnes, membres du SHCF et du CIC, sénateurs, parlementaires, mais aussi députés départementaux, chasseurs passionnés, présidents d’ACCA et membres des fédérations départementales de chasse, parfois venus de loin, qui se sont réunis dans la salle Clemenceau pour assister aux débats sur ce thème technique mais qui s’est avéré riche d’enseignements.

Le propos, organisé en trois sessions et conduit par Jean-François Colomer, administrateur du SHCF, était réparti entre une quinzaine d’intervenants d’horizons variés : membres de l’Exécutif (Maire, Conseiller Général, Sénateur), représentants d’associations de propriétaires privés, Directeurs d’ACCA venus présenter leur expérience du terrain, Présidents de fédérations de chasse, protecteurs de la nature avec notamment la présence de la Ligue de Protection des Oiseaux, mais aussi juriste et avocat, afin de garantir la pertinence et la spécialisation des interventions tout en variant les horizons et points de vue.

colloque_ACCA_Lagier_3Maître Lagier sous l’oeil intéressé des autres intervenants (de gauche à droite : Jean Jacques Mirassou, Victor Scherrer, Christian Lagalice, Philippe Landelle, Jean François Colomer)

On peut tirer plusieurs points importants et lignes directrices de cette après-midi de concertation, qui s’est déroulée dans une ambiance détendue, conviviale mais studieuse, sous la férule d’un Victor Scherrer (le Président du SHCF) passionné et enthousiaste.

Les ACCA assurent aujourd’hui des fonctions à préserver, voire à intensifier :
– Associatives, conviviales, elles rassemblent les volontés autour d’une activité commune tout en garantissant l’accès facile au territoire de chasse et donc, l’implication des chasseurs dans la gestion de ce dernier, rendue plus évidente par la connaissance de ce territoire.
– Elles sont en milieu rural un des vecteurs principaux, sinon le principal, de sociabilité et d’activité, y compris pour les non-chasseurs.
– Elles sont de par leur échelle, un outil de gestion fine de la faune et du territoire intéressant, en particulier pour le petit gibier, comme le montre l’exemple de Garganvillar.
– Elles garantissent le maintien d’une chasse populaire en France, de façon plus encadrée que la chasse banale.
– Elles jouent un rôle pédagogique auprès des jeunes, des chasseurs et des non-chasseurs, bien placées pour sensibiliser à la nature, à la chasse durable et pour améliorer l’image du chasseur.

Mais elles ont aussi des défis à relever :
– Elles doivent impérativement s’ouvrir –ou se rouvrir- sur l’extérieur (chasseurs étrangers à la commune, non-chasseurs, propriétaires fonciers) pour ne pas s’étouffer par manque de fonds monétaires, apprendre à mieux gérer leur territoire, rester dans le respect des petits propriétaires privés et faire évoluer l’image de la chasse populaire en France.
– Elles doivent apprendre à mieux communiquer sur leurs actions, et avec les autres gestionnaires du territoire et de la faune sauvage à l’échelon local. La concertation est l’un des mots clés du Colloque.
– Elles ne doivent pas rester bloquées à l’échelon communal, mais pouvoir s’adapter au besoin de la gestion. Par exemple, l’AICA, à l’échelon intercommunal, est plus indiqué pour la gestion des grands gibiers qui prolifèrent.

colloque_ACCA_Lagalice_3Christian Lagalice, Président de la FDC du Jura et Président de l’ANFACCA, répondant à une question du public

Ce Colloque, riche et dense, aura permis à chacun d’en apprendre sur la chasse populaire et les Associations Communales de Chasse Agréées, et de s’exprimer sur ce thème. Un certain nombre de pistes ont été dégagées à son issue, et chacun s’est retrouvé pour poursuivre le débat lors du cocktail, dans une ambiance détendue et conviviale à l’image du reste de cette journée. Le Saint-Hubert Club de France se réjouit du succès de cette manifestation ; reste maintenant à réfléchir aux manières de mettre en œuvre les suggestions soumises par les intervenants.

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 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 112 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com