Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ?

Colloque_28 janvier 2013 bandeau dateLe 25 janvier 2013 se déroulait au Palais du Luxembourg le colloque « Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ? ».

La relation Homme-Animal s’est considérablement transformée à partir des années 1950 avec l’urbanisation des modes de vie et la perte du lien direct entre les individus et les animaux utilisés pour la consommation ou le travail. Lorsque la majorité d’une population perd ce lien, ce qui est maintenant le cas dans la plupart des pays du monde occidental, l’animal ne devient connu qu’en tant qu’animal de compagnie, quasi membre de la famille, à qui on attribue des vertus sur un mode anthropomorphique.

  L’enseignement primaire et les médias ont souvent tendance à présenter tous les animaux sauvages comme des créatures nobles, généreuses et inoffensives, victimes de la cruauté de l’homme ; ils influencent ainsi les générations futures en occultant des pans entiers des réalités concrètes de la relation Homme-Animal sous tous ses aspects.

EPSON MFP image

Il n’est alors pas étonnant que cette évolution sociologique conduise à des pressions sur des modifications du droit international et national sur des questions comme les conditions de production des animaux, leur mise à mort, la régulation des espèces par la chasse, la pêche ou autres procédés, ou les spectacles impliquant des animaux. La souffrance et la mort sont considérées de plus en plus comme inacceptables ; le militantisme pro-animal devient parfois plus actif que celui pour le respect des droits de l’homme.

Dans les pays riches, ces pressions conduisent aussi à des modifications massives de régime alimentaire, liées notamment à des arguments (encore controversés dans la communauté scientifique) portant sur le rôle négatif qu’aurait l’élevage de certains animaux destinés à la consommation à l’égard du changement climatique. Elles génèrent des attaques de plus en plus violentes sur l’usage des aliments composés et des produits de soins aux animaux (vaccins, antibiotiques, vitamines, etc. …) alors que la production alimentaire a du mal à suivre la demande mondiale, notamment en protéines, provoquée par la croissance démographique. Les pressions sur l’évolution du droit national et international relatives au statut juridique de l’animal et aux différents codes de conduite sont de nature à entraîner des bouleversements considérables, y compris au niveau des bénéfices considérables apportés actuellement à l’homme par l’animal.

Par ailleurs la régulation des espèces sauvages par l’homme, si elle est bien encadrée par une législation et son application rigoureuse, est un puissant facteur de protection de la biodiversité, de même que les politiques de contrôle des maladies s’appliquant aussi bien aux animaux domestiques qu’aux animaux sauvages.

  Face au développement de doctrines largement relayées par les médias, et de réseaux d’influence qui prônent peu ou prou l’effacement de la distinction Homme-Animal et dont les conséquences pour la société s’avèrent à ce jour «  incommensurables », ce Colloque organisé par le Saint Hubert Club de France a étudié les évolutions souhaitées des relations Homme-Animal et des codes de conduite à privilégier en les situant dans leurs dimensions philosophiques, scientifiques, économiques, juridiques et socio-politiques.

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 106 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com