Maladies de la Faune sauvage, Santé publique et Biodiversité

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Le 16 septembre 2014 se déroulait au siège de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE),  Paris, le quatrième colloque du Saint-Hubert Club de France.

Les quinze intervenants étaient invités à traiter du sujet, brûlant d’actualité, des maladies de la faune sauvage et leurs conséquences sur la santé publique et la biodiversité.

Chasseurs, pêcheurs, éleveurs, vétérinaires, hauts responsables de l’OIE et de structures liées à la santé publique (DGAL, réseau SAGIR, FNGDS) ont ainsi pu échanger leurs points de vue devant la centaine de participants présents.

Les idées fortes à retirer du colloque :

La question de la santé de la faune sauvage est d’une grande importance aujourd’hui car la mondialisation, les rapprochements hommes – animaux et le changement climatique contribuent à augmenter les flux de déplacement des vecteurs de maladies.

De nouvelles maladies émergent, d’autres migrent d’un continent à l’autre et ce, par le biais, dans deux tiers des cas, de la faune sauvage.

 A l’échelle européenne, voire mondiale, il n’existe pas actuellement de structure de surveillance et de gestion vraiment uniforme et fédératrice, mais plusieurs projets sont en cours à diverses échelles.

Une bonne gestion sanitaire n’a pas de frontières : elle doit être au maximum harmonisée et établir une communication entre tous les acteurs liés à la santé de la faune, qu’ils soient particuliers ou gouvernementaux, qu’ils soient amateurs ou professionnels, passifs ou actifs. Mais elle doit être souple pour prendre en compte les particularités de chaque territoire, de chaque espèce, de chaque maladie qui se déclare. Les situations sont diversifiées et réclament une gestion adaptée au cas par cas.

Le système français de surveillance de la santé de la faune sauvage, sans doute l’un des meilleurs au monde, pourrait servir d’exemple.

Les chasseurs sont des piliers de la surveillance sanitaire et de la gestion de la faune sauvage. Ils sont ceux qui vont sur le terrain par tous les temps, en tous lieux, qui savent observer la faune et repérer les anomalies au sein de cette dernière. Leur concours est aussi précieux qu’efficace. Ils ont d’ores et déjà une certaine responsabilité dans la surveillance sanitaire de la faune sauvage.

Mais ils ne doivent pas être les seuls. Les éleveurs, les propriétaires de terrains clos, les gestionnaires d’espaces protégés, les naturalistes et, de façon plus globale, tous les usagers de la nature, doivent chacun avoir leur part de responsabilité. Les législateurs ne doivent pas l’oublier afin que la chasse ne pâtisse pas des conséquences possibles de ce rôle qu’on lui a attribué et que la loi se révèle au total répressive et contre-productrice.

Les chasseurs, comme les autres usagers de la nature, ne sont pas des professionnels de la santé animale. Ils accordent leurs concours et assument leur rôle car ils disposent d’une forme d’expertise, mais leur assistance doit être considérée comme un secours et non comme un dû. Une sollicitation trop importante devrait donner lieu à un dédommagement, à une contrepartie, et ce d’autant plus que leur responsabilité pourrait désormais être engagée dans certain cas.

 Si vous souhaitez en savoir plus, les actes du colloque ont été publiés dans le numéro 114 de la Revue « Le Saint-Hubert » que vous pouvez commander par email au sainthubertclubdefrance@gmail.com