Entre les lignes… Après la chasse, les livres !

entre les lignes cercleRetrouvez les plaisirs de la lecture dans notre sélection !

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Des thèmes variés tel que l’aventure et les voyages, la biodiversité et la nature, la musique, la cuisine, le dessin et bien sûr, la chasse, y sont représentés à travers livres et DVD, pour votre plus grand plaisir.

Vous retrouverez ces œuvres et bien d’autres dans la rubrique « Après la chasse » de la revue « Le Saint-Hubert ».

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Pour la sortie du Saint Hubert 123, célébrant les 40 modes de chasse en France, nous vous présentons ce livre de souvenirs de la chasse : 

Dans le lit de la Lézarde

116 - Dans le lit de la LézardeThierry Delfosse et Henri Daubenfeld

 

Henri Daubenfeld, surnommé Riton, aurait pu être Viking s’il n’avait vu le jour il y a seulement un siècle en l9l9 et si ses grands espaces de conquêtes maritimes ne s’étaient limités a la baie de Seine ou le lit de la Lezarde fut son berceau.

Marin de naissance, pêcheur, chasseur de passion et de profession, Riton a connu depuis toujours bien des aventures en quête de tous les oiseaux d’eau qui peuplent le domaine du bord de mer.

Sur les flots a bord d’un doris ou d’un punt, sur la grève, au marais ou au gabion, il a tout vu, tout vécu mais n’avait rien raconté de ses chasses jusqua une rencontre heureuse avec un homme de plume, notre confrère Thierry Delfosse qui lui seul pouvait gagner la confiance de Riton et recueillir en confidence les souvenirs de

plus de huit décennies de chasse.

ll fallait bien la sensibilité d’un sauvaginier de coeur et journaliste de talent comme lui pour savoir saisir et transcrire toute la sincérité du propos paysan de Riton.

0uel parcours rustique, atypique et authentique a suivi cet homme solide comme un roc et pétri d’humanité. Venu d’un autre age où sur l’estuaire de la Seine on chassait pour vivre, Riton a traversé un siècle en tirant tous les gibiers d’eau possible, bravant tous les dangers et quelques interdits.

Ce livre est un beau témoignage sur un pays et ses hommes. Plonger dans le lit de la Lézarde, non pas dans les flots glacés comme Riton y fut parfois contraint, mais dans les pages de ce livre, c’est retrouver un peu de la chaleur passée de nos raciness provinciales.

Avec Henri Daubenfeld et Thierry Delfosse, c’est aussi retrouver la joie de vivre dans ce cadre merveilleux de la baie de Seine avant qu ‘elle ne soit « dénaturée ›› par la civilisation et l’industrie, avec la complicité muette et grassement payée de ceux qui ont prétendu le protéger et qui se sont ensuite retournés contre les chasseurs pour camoufler leur vénale incompétence

JR

Versico/or Éditions – 296 pages -25 €

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Les têtes bizardes du Cerf

103 - Les têtes bizardes du CerfsDocteur Alain François

A la lecture de son précédent ouvrage Les têtes bizardes du chevreuil, on pouvait penser que le docteur Alain François, nous avait livré tous les secrets sur les malformations et déformations des trophées de ce petit cervidé.

C’était sans compter sur la passion, la science et le savoir du président de l’ANCGG (Association nationale des chasseurs de grand gibier) qui nous apporte un nouvel ouvrage tout aussi incroyable, consacré cette fois au cerf.

Alors que l’on imagine le cerf, toujours majestueux et portant belle ramure aux bois réguliers sur le haut de la tête, voici que lorsque Alain François s’y intéresse, c’est pour nous montrer les trophées les plus tordus ou biscornus.

Réunir toutes ces photographies de têtes bizardes de cerfs était déjà un énorme travail de compilation qui a ensuite nécessité un classement, une analyse et une mise en forme dont le contenu est admirable.

Au sens propre du terme, cet ouvrage est extraordinaire pour tout ce qu’il dévoile d’insolite et d’inattendu sur les têtes bizardes des cerfs.

Car si la photo est saisissante, il ne faut pas oublier qu’Alain François est docteur, radiologue, et qu’il sait à merveille mettre à profit son savoir scientifique et ses connaissances cynégétiques pour expliquer médicalement les causes naturelles de toutes ces bizarreries. Que ces anomalies soient esthétiques et qu’elles relèvent d’un traumatisme, d’une blessure, d’une lésion, ou de l’âge, Alain François sait en dévoiler certains secrets et nous raconter le cours parfois mystérieux de la nature.

L’intérêt de ce travail présenté à travers des centaines de photos est évident et nul n’est besoin d’être passionné par le cerf pour se plonger dans cette découverte inattendue. JR

Dr Alain François (tél : 03 29 78 52 20)  – 152 pages – 45 €

Par Jacques Reder

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La chasse verte

113 - La chasse vertesGérard Pasquet

 

Vingt ans déjà, et le propos de Gérard Pasquet sur La chasse verte garde toute sa pertinence, comme la démonstration de la vision sage d’un homme raisonnable sur ce que doit être la chasse durable.

Spécialiste du petit gibier, Gérard Pasquet y pense avec passion mais en parle avec raison quand il s’adresse aux gestionnaires de territoires de chasse pour leur prodiguer les conseils avisés sur les aménagements à entreprendre pour aider à la conservation du petit gibier et de ses habitats.

Etayé de réflexions et de recommandations très concrètes, illustré de dessins bien adaptés, ce livre technique est un vrai guide pratique riche de toute l’expérience d’un homme qui est aussi « de terrain ». En s’adressant aux chasseurs mais aussi aux agriculteurs, aux forestiers, aux pêcheurs, aux naturalistes, il explique comment des aménagements simples permettent de restaurer ou de recréer des milieux favorables à la petite faune sauvage. Pour Gérard Pasquet, qui a été administrateur du Saint-Hubert Club de France, il faut gérer la nature en « bon père de famille » : valoriser, sauvegarder et utiliser raisonnablement les richesses. Là est la chasse durable, la chasse verte. JR

Montbel – 298 pages – 24 €

Par Jacques Reder

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La cuisine du gibier – Les bas morceaux


113 - La cuisine du gibier-Les bas morceauxsAntoine Soulié

 

A côté des traditionnelles pièces de gibiers qualifiées de nobles car elles sont cuisinées en rôti et présentées entières, il existe sur la carcasse de l’animal d’autres parties dénommées bas morceaux qui n’ont pas la même valeur mais qui méritent cependant qu’on s’y intéresse.

Tel est le travail entrepris par Antoine Soulié qui nous livre quelques dizaines de recettes pour accommoder ces morceaux trop souvent négligés et dont la préparation exige une cuisson longue et douce qui dévoilera des saveurs de plats mitonnés.

Illustrées de photos couleur alléchantes et décrites avec précision, ces recettes vont porter dans nos assiettes des morceaux inhabituels : jarret, épaule, collier, travers, abats, cuisinés sous des formes originales qui permettront de savourer tout son gibier sans en rien laisser. JR

Gerfaut –  128 pages –  27 €

Par Jacques Reder

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                                La chasse – Le vrai du faux

EPSON MFP imageFrédéric Denhez

 

Voilà 150 pages qui se lisent vite pour 25 chapitres qui abordent sans détour bien des sujets relatifs à la chasse : aux modes de chasse, aux gibiers, à ceux qui les traquent ou à la nature qu’il faut partager.

Frédéric Denhez est titulaire d’un DESS ingénierie de l’environnement, un sujet qu’il traite souvent comme écrivain, journaliste ou conférencier. Après le nucléaire et les OGM, il a voulu analyser le vrai du faux (ou est-ce le faux du vrai) de la chasse en avouant que : « Assurément, avec ce livre personne ne sera d’accord ».

Pourtant il a effectué son travail de journaliste avec une objectivité certaine, essayant de s’en tenir aux faits, faisant la part des choses de ce que chacun lui exposait ou qu’il découvrait.

Certes, on pourrait parfois lui reprocher d’être superficiel, ou d’être dans l’à peu près, voire de faire quelques confusions  de termes ou de chiffres relevant de la seule chasse, mais au moins évoque-t-il les sujets sans a priori ou parti pris.

Ainsi l’éventail est largement ouvert qui lui permet de parler du gibier d’eau comme des bébés phoques, de la chasse en montagne comme des réserves africaines, de l’ours et du lynx comme des faisans d’élevage, des sangliers en surnombre comme de la protection des zones humides, de la sécurité ou des dates d’ouverture.

Frédéric Denhez expose ce qu’il a découvert et ne juge la chasse que pour tenter de l’expliquer et non de chercher à la critiquer pour l’interdire.

Alors, s’il affirme un certain pessimisme concernant l’avenir de la chasse, au moins s’applique-t-il à indiquer aux chasseurs des pistes favorables pour une évolution positive en leur disant en particulier que : « Hormis les fous furieux de l’abolition de la chasse et les adeptes de la zoolâtrie érigée en religion, ce ne sont pas les écolos qui les menacent… Chasseurs et contemplateurs de la nature ont le même ennemi : notre société si peu naturaliste. »

On ne peut pas affirmer qu’il y a le bien et le mal ou le vrai et le faux à propos de la chasse. Elle existe et, raisonnable, doit être expliquée. Comme l’affirme encore Frédéric Denhez : « L’avenir de la chasse se trouve dans son dialogue avec la société. Dans un partenariat permanent, si évident, avec les écologistes et les autres usagers de la nature ». JR

Delachaux et Niestlé – 156 pages – 13,90 €

« Finalement, le chasseur serait moins hypocrite que nous. Il exprime ses émotions, son éventuel mal-être, son stress, ses angoisses, par sa quête d’un gibier qu’il tuera éventuellement, sans état d’âme. N’a-t-il pas de la chance ? Il se confronte à la mort que nous ne voulons plus voir, parce qu’il la donne. Il assume tellement sa part d’animalité qu’il prend plaisir à chercher son gibier, parce que c’est ainsi : nous sommes des carnivores, des sanguins, des animaux prédateurs qui avons le droit de donner la mort selon notre bon vouloir. Et le chasseur le fait à visage découvert… Le chasseur reste lui-même lorsqu’il sort son fusil… »

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