Rencontres inopinées en bord de route

Depuis le dimanche 17 septembre, nombreux d’entre nous ont pu profiter de l’ouverture de la chasse. Que Saint Hubert vous accompagne jusqu’en février et vous permette de grandes parties de chasse !

Il faut tout de même savoir que la période de chasse engendre une augmentation des déplacements naturels des animaux sauvages : il faut donc être vigilant lors de ses passages en campagnes (notamment aux abords des forêts) lorsque nous sommes en voiture.

De plus, nous allons passer en heure d’hiver dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 octobre (à 3h il sera 2h). Les pics d’activités des hommes et des animaux sauvages vont donc encore plus coïncider.

Il faut donc être vigilent et avoir de bons réflexes !

  • Ayons une vitesse adaptée en zones de traversée de bois et forêts
  • Augmentons nos distances de sécurité
  • Soyons attentifs aux abords des routes : les phares de voiture illuminent les yeux des animaux sauvages
  • Soyons plus vigilants de la tombée de la nuit jusqu’au petit matin.

Que faire en cas de collision ? L’ONF préconise de :

  • prévenir les services d’urgence en composant le 18 ou le 112
  • sécuriser le périmètre de l’accident (gilet haute visibilité, triangle de signalisation)
  • rester en sécurité hors de la chaussée
  • savoir qu’un animal blessé peut avoir un comportement agressif
  • déclarer l’accident auprès de votre assureur dans les plus brefs délais
  • garder des preuves de la collision (poils, témoignages, photo, etc.)
  • contacter votre assurance pour connaître les modalités d’indemnisation des dommages
  • savoir que le Fonds de garantie n’intervient plus en cas de collision avec un animal sauvage.

Publié le 03 octobre 2017


 Hommage à Wayne Lotter

Nous avions couvert le braconnage dans le monde dans notre colloque du mois de mai 2015 dont on trouve les actes dans notre numéro 117. Hélas la nouvelle de l’assassinat de monsieur Wayne lotter nous rappelle que le lutte contre ces criminels ne s’arrête pas et que certains payent un lourd prix.

Dans la nuit du 16 au 17 août 2017, Wayne Lotter a été assassiné en Tanzanie. Depuis des années, ce Sud-Africain de 51 ans était une figure vivante de la lutte contre le braconnage des animaux sauvages en Afrique, plus particulièrement des éléphants.
Depuis 2009, l’ONG qu’il a co-fondé avec Krissie Clark – Protected Area Management Solution (PAMS) Foundation – a permis de démanteler de vastes réseaux et d’arrêter puis condamner un grand nombre de braconniers.
Malheureusement, dans la nuit du 16 août, son taxi le menant de l’aéroport à son hôtel à Dar es-Salam, la capitale économique de Tanzanie, a été arrêté par un autre véhicule :  un homme en est sorti et l’abattu de deux balles.
Une enquête est en cours : malgré les nombreuses menaces de mort que Wayne Lotter ait déjà reçu, les policiers ne sont pas encore en mesure d’affirmer que son meurtre est relié à sa lutte contre le braconnage…

Ce fléau n’existe, hélas, pas seulement en Afrique ou en Asie. Le braconnage existe aussi en France. Un braconnier n’est pas un chasseur mais un criminel et il incombe à tous les chasseurs dignes de ce nom de lutter avec les moyens qu’ils ont contre le braconnage.

Que pouvez-vous donc faire si vous en êtes témoin ou si vous en trouvez les traces ?

Si vous tombez aussi sur un acte de braconnage ou pollution d’un cours d’eau, il est nécessaire de ne pas se faire remarquer par les braconniers ou les pollueurs. Ne vous mettez pas en danger. Restez discret !

Avant d’appeler les services compétents, il est important que vous vous rappeliez des points suivants :

– Ne touchez et ne déplacez aucun objet qui se trouve sur un lieu de braconnage.
– QUAND : la date, l’heure et la nature de l’infraction,
– QUI : l’identité ou une brève description du contrevenant (si vous l’avez vu),
– QUOI : la description et le numéro d’immatriculation du véhicule (si vous l’avez vu),
– OÙ : le lieu précis de l’événement et la façon de s’y rendre.

Ensuite appelez les services compétents mais qui appeler ?

En cas de chasse illégale ou découverte d’un animal mort appelez (dans l’ordre) :
– La Fédération Départementale des Chasseurs
– S’ils ne répondent pas appelez le délégué départemental de l’ONCFS ou la gendarmerie. Si vous faites face aux braconniers directement appelez en premier la gendarmerie
– Prévenez le maire de la commune si possible

En cas d’acte de pêche illégal contactez :
– en premier la Fédération Départementale pour la pêche pendant les heures d’ouverture.
– sinon appelez la Gendarmerie ou les gardes particuliers de l’AAPPMA.
– prévenez le maire de la commune si possible

En cas d’acte de pollution d’un cours d’eau :
– Prévenez d’abord les pompiers puis la Police de l’eau (ONEMA)
– Si vous n’arrivez pas à contacter ces services contactez la gendarmerie ou le maire de la commune.
– Prenez des photos de la zone concernée et envoyez-les à la Fédération de pêche de votre département afin qu’elle puisse évaluer l’ampleur des dégâts au moment du signalement.

Vous n’avez sûrement pas tous les numéros de ces services en tête. Pour les avoir sous la main à tout moment, nous mettons à votre disposition une carte de braconnage. Vous pourrez y inscrire les numéros des différents services de votre commune. Plastifiez-la et mettez-la dans votre portefeuille.

 Publié le 22 août 2017


AUGMENTATION DU NOMBRE DE PRÉLÈVEMENT DE LOUPS AUTORISES EN FRANCE

Chaque année, le sujet de la gestion des loups redevient d’actualité ; à savoir, combien de loups peut-on prélever au cours de l’année à venir afin de protéger les troupeaux sans mettre en danger ce grand prédateur. Au mois d’avril, le gouvernement a mis en place une consultation publique dont nous avons fait écho dans notre publication du 20 juin et que nous avons développé plus en profondeur dans notre article ci-dessous).

Ce jeudi 20 juillet, un arrêté interministériel fixant à un total de 40 loups « le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018 » vient de paraître dans le Journal Officiel.

Cette nouvelle autorisation, approuvée et cosignée par les ministres de la transition écologique, Nicolas Hulot, et de l’agriculture, Jacques Mézard, s’appuient sur les arrêtés du 5 juillet 2016 et du 10 avril 2017 : « le nombre maximum de spécimens de loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) dont la destruction est autorisée, en application de l’ensemble des dérogations qui pourront être accordées par les préfets, est fixé à trente-six pour la période 2016-2017. »

Cette décision prise afin de protéger les troupeaux, a été réajustée en s’appuyant sur les informations de l’ONCFS qui a constaté une augmentation de la population de loups au travers des Zones de Présence Permanente (ZPP) : lors de l’hiver 2015/2016, le nombre de ZPP a augmenté de 42 à 49 parmi lesquelles 35 sont constituées en meute (à comparer à 10 à l’issue de l’hiver 2003/2004).

Cet arrêté reste néanmoins, et sans surprise, vivement critiqué par le collectif CAP Loup qui lutte pour « l’arrêt des abattages et la mise en place d’une vraie politique de cohabitation entre les activités humaines et les loups », soutenu par des personnalités comme Yann Arthus-Bertrand, Rémi Gaillard, Brigitte Bardot, Marc Giraud ou encore Guillaume Pot.

 Mis en ligne le : 20 juillet 2017


 QUESTION DU LOUP : LE GOUVERNEMENT DEMANDE VOTRE AVIS

Comme chaque anoeil loupnée, la question du loup cause une levée de boucliers, tant du côté des associations naturalistes réclamant la fin des prélèvements que du côté des agriculteurs et bergers réclamant plus de prélèvements.

L’impossibilité de compter tous les loups (et devant donc se fier à des estimations) permet une bataille de chiffres et d’études.

Une consultation publique a été ouverte du 12/06/2017 au 03/07/2017 disponible en suivant le lien ci-dessous :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1728

Nous essayons d’en faire une synthèse ci-dessous.

Rappelons d’abord comment les prélèvements sont calculés :

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Combien de loups pour 2017-2018 :

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups. Nombre qui a été augmenté à 38 en avril 2017, suite à l’augmentation du nombre de victimes du prédateur par rapport aux années précédentes, chiffré à 1.469 pour le premier trimestre 2017.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Une division fondamentale :

Comme tous les ans, ce chiffre divise les éleveurs et les écologistes.

L’augmentation du quota 2016-2017, passant de 36 à 38, avait déjà déchaîné la fureur des associations qui avaient annoncé avec les autres associations formant le collectif Cap Loup, le dépôt d’un recours devant le Conseil d’Etat et demandaient à ce que la dizaine de cas de mortalité connus soient ajoutés à ce chiffre.

Les associations naturalistes, encouragées par la déclaration du candidat Macron au WWF en février (On ne peut pas donner des leçons aux pays d’Afrique sur la protection des éléphants et, en France, ne pas être capables de vivre avec les loups, lynx ou ours) demande l’arrêt total des prélèvements, ou au moins une révision à la baisse du quota. Elles contestent aussi les chiffres de l’ONCFS, des chiffres qui se heurtent aux conclusions d’une expertise scientifique publiée fin mars, menée par le même établissement et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), qui estimaient que les prélèvements autorisés étaient susceptibles de menacer la survie de l’espèce en France.

Les associations formant le collectif Cap Loup, par exemple, se disent « évidemment opposées à ce projet d’arrêté qui sacrifie, comme les années précédentes, des dizaines de loups pour contenter les lobbies agricoles et cynégétiques, sans résoudre aucune des difficultés des éleveurs et sans favoriser la cohabitation entre les loups et les activités humaines« .

De leur côté, les organisations agricoles, qui sont toutes montées au créneau sur ce dossier, disent avoir ressenti sur le terrain cette augmentation de la population lupine. Ainsi, dès le lendemain de la nomination du gouvernement et avant même les résultats du bilan hivernal, la Coordination rurale lui demandait « d’endiguer, par une réglementation adaptée, la prolifération du loup et par là-même d’assurer la sécurité publique« . Et d’ajouter : « A défaut, cette prolifération pourrait constituer une carence de régulation de nature à engager la responsabilité de l’Etat« .

La Confédération paysanne lui emboîtait le pas fin mai, soulignant que le dernier bilan du suivi hivernal confirmait « bien les ressentis des éleveurs et bergers« . Le syndicat pour une agriculture paysanne demandait à nouveau à ce que « les prélèvements de loups soient effectués en fonction des dégâts sur les troupeaux » et à ce que le prochain plan loup 2018-2022 inscrive la baisse de la prédation comme objectif majeur.

Dès le lendemain, c’était au tour de la FNSEA et de la Fédération nationale ovine (FNO) de réclamer une tolérance zéro face au loup. « Qui aura le courage de dire que la présence du loup a un coût économique et financier croissant et démesuré ? Vingt-cinq millions d’euros pour la seule année 2016 !« , s’indigne le syndicat majoritaire qui avance le chiffre de 10.000 animaux tués par le prédateur en 2016.

L’étude de l’Office national de la chasse et de la faune sauvages (ONCFS) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

Que concluait l’expertise scientifique invoquée par les associations ? Réalisée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvages (ONCFS) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) à la demande du ministère de l’Environnement, elle apporte des conclusions en terme de survie de l’espèce mais aussi de gestion des attaques de troupeaux.

Sur le premier point, elle indique que « les prélèvements légaux ne devraient pas, s’ils sont purement additionnels aux autres causes de mortalité, dépasser 10% de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable« . Or, le pourcentage de loups prélevés légalement représentait 14% des effectifs en 2015 et devrait être du même ordre sur la période actuelle, voire plus si le deuxième arrêté venait à être publié.

Les experts constatent d’ailleurs une cassure dans la courbe d’évolution des effectifs depuis trois ans liée au changement de politique de gestion de l’espèce qui s’est traduit par le passage d’un nombre de prélèvements de quelques individus à une quarantaine chaque année. « Si cette politique devait entraîner une stabilité des effectifs, elle induirait l’impossibilité d’atteindre les objectifs de viabilité génétique à long terme au sein du seul territoire français« , concluent les chercheurs.

Concernant la gestion des attaques de troupeaux, l’étude relève que la relation entre le nombre de loups tués et les dégâts aux troupeaux est « bien trop complexe pour n’être analysée que par une simple relation de nombre« . Ses auteurs avancent plusieurs raisons à cela. En premier lieu, les analyses de corrélation peuvent générer de fausses conclusions si elles ne tiennent pas compte de la dépendance entre les mesures réalisées d’une année à l’autre. Il est nécessaire, ensuite, de prendre en compte les différences de distribution des loups et des ovins sur le territoire pour analyser correctement les effets des prélèvements, 20% des unités pastorales attaquées concentrant 60% des victimes. Enfin, les tirs peuvent avoir des effets contre-productifs en modifiant la structure sociale des meutes ou provoquant des réactions démographiques compensatoires.

« Le nombre de loups pouvant être retirés de la population ne peut à lui seul moduler les niveaux d’attaques sur le long terme« , conclut en conséquence l’expertise. Elle s’appuie pour cela sur les travaux les plus récents en écologie de la faune et en sciences sociales selon lesquelles « les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs« . Les auteurs encouragent la « mise en place combinée de tous les outils disponibles visant à une population de loups viable en France coexistant avec le pastoralisme » dans le cadre d’un processus de décision évolutif.

Une coexistence à laquelle la majorité des éleveurs ne croit pas. « La vie pastorale n’est pas compatible avec la présence du loup« , estime ainsi la Confédération paysanne, qui demande notamment le retrait du loup de la liste des espèces protégées et des prélèvements en fonction non de la gestion de l’espèce mais des dégâts subis par les troupeaux.

Publié le 20 juin 2017


UN NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL POUR L’ONCFS 

Sur proposition de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations olivier-thibault-300x270internationales sur le climat et du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt :

- M. Olivier THIBAULT, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, est nommé directeur général de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, à compter du 15 mars 2017, succédant à Jean-Pierre Poly.

À 37 ans, le 1er juin 2010, Olivier Thibault ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts était nommé directeur de l’Agence de l’eau Artois – Picardie. Ancien élève de l’École polytechnique et de l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts, il a depuis occupé plusieurs postes à responsabilités dans le domaine de l’eau et de la concertation :

• Chef du service rural et aménagement foncier à la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt de l’Ain (1999-2002).
• Chargé de mission d’évaluation pour un projet de construction de station de traitement d’eau potable au Caire (2000).
• Président du groupe « Pollutions domestiques » à la Commission internationale de protection des eaux du Léman (2001-2002)
• Chef du service Environnement à la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt de la Savoie et chef de la Mission interservices de l’eau (2002-2005).
• Chef du bureau des services déconcentrés et de la police de l’eau à la Direction de l’eau du ministère de l’Écologie et du développement durable (2005-2007).
• Conseiller technique au cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (2007-2009).
• Conseiller environnement au cabinet de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat.

Olivier Thibault est à la tête de l’Agence de l’eau Artois – Picardie, établissement public de l’État sous tutelle du ministère chargé de l’écologie et du ministère chargé du budget qui gère la politique de l’eau à l’échelle du bassin Artois – Picardie et emploie 185 personnes avec un budget 2010 de 158,2 millions d’euros. Il devrait poursuivre plusieurs dossiers stratégiques en cours dont l’application de la Directive cadre Eau, l’adaptation du 9ème Programme d’intervention (2007/2012) et la mise en place d’un nouveau dispositif consacré aux pollutions d’origine agricole.

 09/03/2017

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Oies cendrées

FERMETURE ANTICIPÉE DE LA CHASSE À L’OIE

Le 26 janvier dernier, la ministre de l’Environnement avait accordé une prolongation du droit de tir des oies cendrées aux chasseurs jusqu’au 12 février.

Le 06 février, le juge des référés du Conseil d’État a suspendu cette décision, sur recours de la Ligue de Protection des oiseaux, en parlant d’une situation d’urgence en raison des troubles à l’ensemble de la faune qui pouvaient s’ensuivre.

Or, alors qu’en France, la loi limite la chasse de l’oie cendrée, les Pays-Bas, où l’espèce hiverne, considèrent l’espèce comme « nuisible » étant donné sa population grandissante et les dommages qu’elle cause aux terres agricoles notamment. Pour limiter ces dégâts, les Pays-Bas élimine plusieurs milliers d’oies cendrées par an.

Pourquoi imposer des restrictions là où ce n’est pas nécessaire ? L’argument de la protection de l’espèce n’a pas lieu d’être ici et ne peut avoir comme conséquence que de braquer les chasseurs sur d’autres sujets.

D’autre part, la bonne volonté des chasseurs concernant leur engagement dans la protection de la biodiversité (bénévolat, en association…), risque de s’essouffler si l’État continue à n’aligner que les mesures restrictives.

La FNC, remontée par ce rebondissement, place ce dossier en priorité dans les recommandations qui seront faites aux candidats à l’élection présidentielle d’avril prochain.

(Selon un communiqué de presse de la FNC)

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Camargue

LA GRIPPE AVIAIRE EST DE RETOUR – LES APPELANTS EN DANGER

La grippe aviaire est, hélas, en tête de l’actualité cynégétique.

Le 26 novembre on a constaté que les appelants sauvages d’un chasseur de gibier d’eau à Marck, dans le Pas-de-Calais, étaient morts de la grippe aviaire H5N8. Le chasseur gardait ses appelants dans un parc à canards sur son lieu de chasse. D’autres appelants, rentrés en contact avec ces canards, sont morts eux aussi.  Le reste des appelants de ces détenteurs vont être abattus de façon préventive.  Une zone de surveillance va être mise en place, la liste des communes sera communiquée par la préfecture du Pas-de-Calais. Les mesures qui vont être prises sont les suivantes :

-Interdiction de transport des appelants dans cette zone

-Interdiction de lâcher de gibier à plume

-Interdiction de rassemblements d’oiseaux de plusieurs détenteurs

Maintenant que la présence du virus H5N8 est confirmée en France l’usage d’appelants dans les zones à risques fait courir à ces oiseaux un risque élevé, sans compter le danger d’infecter les appelants  d’autres chasseurs et les élevages (commerciaux ou non commerciaux) qui sont déjà sous le coup de mesures depuis que le risqué est passé à « élevé » le 16 novembre.  (Confinement des élevages de plein air ou dérogation possible avec contrôle vétérinaire, biosécurité renforcée…).

Pour empêcher la propagation du virus et la destruction des appelants, sans compter  la ruine financière des élevages, les chasseurs se doivent de protéger leurs oiseaux en respectant les règles de sécurité (confinement obligatoire ou pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages) et surtout en signalant le plus vite possible tout oiseau sauvage ou appelant mort pour stopper l’épidémie avant qu’elle ne démarre.

Grâce aux efforts des chasseurs dans la surveillance  et la mise en place des mesures de protection il est toujours possible en France de chasser le gibier d’eau avec des appelants, il ne faut pas relâcher l’effort.

Pour en savoir plus, l’ensemble des mesures de protection est détaillé à l’adresse suivante, rubrique Gestion des nouveaux cas H5N8: http://agriculture.gouv.fr/les-mesures-et-indemnisations

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ALERTE À LA GRIPPE AVIAIRE

canard volLa FNC vient d’envoyer un message d’alerte sur le retour de la grippe aviaire en Europe :
 
Depuis le 27 octobre dernier, plusieurs foyers d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène à H5N8, ont été déclarés dans différents pays d’Europe : Hongrie, Allemagne, Pologne, Suisse. Ces foyers touchent les oiseaux sauvages causant de la mortalité chez différentes espèces : cygne, canards, et un foyer domestique sur un élevage de dindes.
 
Le Ministère de l’Agriculture vient de saisir l’Anses pour évaluer les zones du territoire français dans lesquelles le risque de survenue de cas est le plus élevé. En fonction des résultats de cette saisine, le niveau de risque épizootique pour l’influenza aviaire pourrait être modifié sur certains territoires.
 
Dans l’attente nous vous recommandons la plus grande vigilance : la détection la plus précoce possible de tout foyer en permet une bien meilleure gestion et des conséquences moins lourdes pour notre activité. De plus nous rappelons aux détenteurs d’appelants qu’il est indispensable qu’ils respectent les mesures de biosécurité déjà diffusé au printemps dernier et que vous trouverez ci dessous.
(tiré du communiqué de la FNC)

10/11/2016

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WILLY SCHRAEN ÉLU À LA TETE DE LA FNC

Bureau FNC(1)Le 24 août 2016, le Conseil d’Administration de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) s’est réuni et a procédé au renouvellement de son Bureau. Ont été élus :

Président : Monsieur Willy SCHRAEN
Vice-président délégué : Monsieur Alain DURAND
Vice-président : Monsieur Hubert-Louis VUITTON
Secrétaire : Monsieur Jacky DESBROSSE
Secrétaire : Monsieur André DOUARD
Trésorier : Monsieur Pascal SECULA
Trésorier adjoint : Monsieur Alain HURTEVENT

Willy Schraen vient d’être élu, le 24 aout 2016, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) qui est l’organisation officielle du monde de la chasse, regroupant l’ensemble des fédérations départementales et régionales des chasseurs et représentant les 1,1 million de chasseurs de France. La FNC assure la défense de la chasse française auprès des pouvoirs publics et coordonne l’action des fédérations départementales qui ont en charge la gestion de la chasse, des chasseurs et du gibier ainsi que des missions de service public s’y rapportant.

Dans le monde cynégétique, Willy Schraen est depuis 2010 président de la fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais, et depuis 2012 président de l’Institut scientifique Nord Est Atlantique(ISNEA). Il est l’un des fondateurs de cet organisme, avec d’autres présidents de fédérations des chasseurs, destiné à améliorer les connaissances sur l’ensemble de la faune migratrice et sédentaire.

(tiré du communiqué de la FNC)

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DÉCOUVERTE SANITAIRE : LE VIRUS RHDV2 EST PRÉSENT

CHEZ LE LIÈVRE D’EUROPE

Au début des années 1980, deux maladies mortelles de type hémorragique sont apparues chez le lièvre et le lapin domestique et sauvage, dues à deux virus différents bien que venant d’une même famille (EBHS : lièvre, VHD : lapin).
Grâce au réseau SAGIR et ses partenaires (ONCFS, FNC, LADAV) ces deux maladies sont activement surveillées et étudiées et un détail attira l’attention des chercheurs ; certains lièvres morts présentaient les mêmes symptômes que l’EBHS mais sans qu’on puisse trouver le virus EBHS dans leur organisme.

Des recherches faites par l’Anses et l’ONCFS révélèrent que ces lièvres étaient porteurs du virus RHDV2, proche du virus d’origine de la VHD du lapin et responsable aujourd’hui de 98% des maladies hémorragique du lapin. C’est donc un virus qui peut se propager d’une espèce à l’autre, et qui est maintenant responsable de 40% des épidémies de maladie hémorragique chez le lièvre.

Les dernières données (2015) ne montrent pas d’accroissement de maladie hémorragique chez le lièvre mais SAGIR reste vigilant. Les chasseurs doivent l’être aussi et ne pas hésiter à signaler les cadavres trouvés auprès d’un technicien de la FDC ou un agent de l’ONCFS.

Pour plus d’information voici le communiqué complet de l’ONCFS.

communique_oncfs_decouverte_virus_RHDV2

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vide sanitaire - Grippe aviaire

La saga de grippe aviaire n’est pas terminée. Deux nouveaux arrêtés viennent d’être publiés au Journal officiel du 10-02-2016.

Le premier arrêté relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire est applicable aux détenteurs de volaille et autres oiseaux captifs, vétérinaires, professionnels de l’aviculture.

Il précise les mesures de biosécurité applicables en matière de protection physique ainsi que les conditions de fonctionnement des exploitations prise afin d’empêcher l’introduction dans les exploitations de volailles du virus de l’influenza aviaire et de limiter le risque de diffusion à l’intérieur des exploitations et vers d’autres exploitations.

Ces mesures s’appliquent à toutes les catégories d’oiseaux détenus en captivité et quelque soit le lieu de détention ou sa catégorie. Il concerne donc les oiseaux utilisés à la chasse ou élevés pour être chassés qu’il s’agisse des appelants, des rapaces ou des faisans ou perdrix destinés à être chassés.

Ces mesures sont applicables aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers considérés comme des « détenteurs des exploitations non commerciales » et donc aux chasseurs. Toutefois ceux-ci ne doivent appliquer que les mesures suivantes:

  • Aucune volaille ou oiseau captif d’une exploitation non commerciale n’entre en contact direct avec des volailles ou oiseaux captifs d’exploitation commerciale ou n’a accès à une exploitation commerciale;
  • Toutes les mesures sont prises pour éviter les contaminations liées aux véhicules, autres animaux et personnes étrangères à l’exploitation et pour limiter l’accès des bâtiments aux rongeurs, aux insectes et autres nuisibles;
  • l’approvisionnement en aliments et en eau de boisson est protégé d’un accès par les oiseaux sauvages.

Ce texte est accessible par le lien suivant :

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2016/2/8/AGRG1603907A/jo/texte

Le deuxième arrêté détermine des dispositions de lutte complémentaires contre l’influenza aviaire hautement pathogène suite à la détection de la maladie sur le territoire français. Il est applicable immédiatement conformément au décret  n° 2016-122 du 9 février 2016 paru ce même jour.

Il précise les conditions d’adoption des arrêtés préfectoraux portant déclaration d’infection, adapte les mesures sur une plus grande échelle et prévoit des mesures complémentaires de lutte contre la maladie.

Il délimite une zone de restriction correspondant au bassin de production modifiée et les mesures spécifiques qui doivent y être appliquées. Il précise les conditions d’organisation d’une enquête nationale de surveillance.

Les conditions de déroulement des phases de dépeuplement, de vide sanitaires et de repeuplement sont précisées, ainsi que les conditions de levée de la zone de restriction.

Il s’applique aux détenteurs d’oiseaux, chasseurs et utilisateurs du milieu naturel, vétérinaires, laboratoires d’analyses départementaux, professionnels de l’aviculture.

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 carte grippe aviaire

LA GRIPPE AVIAIRE : UN FOYER QUI S’ÉTEND, UNE SOLUTION CONTESTÉE 

 Le 16 décembre 2015, le Ministère de l’Agriculture comptait 30 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène pour les volailles. Depuis le dernier arrêté, de nouveaux cas de grippes aviaires ont été détectés et la zone de restriction s’est étendue.  A ce jour, le nombre de foyer s’élève à 69.

Une solution pour lutter contre ce virus pourrait être proposée ce jeudi au Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale. Ce dernier envisagerait d’abattre tous les palmipèdes (oies et canards) situés dans les 9 départements touchés. Cette solution est très contestée du côté des producteurs : elle coûterait plus de 400 millions d’euros et mettrait la filière volaille en péril. Les éleveurs préfèreraient la mise en place de vides sanitaires pendant quatre à cinq semaines. C’est en fin de semaine que Stéphane le Foll, le Ministre de l’Agriculture, devra prendre sa décision.

La progression du virus dans le Sud-Ouest a eu impact non seulement sur notre territoire mais également à l’étranger. Depuis le 5 janvier, le Portugal a interdit temporairement l’importation de « volailles françaises vivantes destinées à être vendues sur les marchés », fragilisant déjà les producteurs de volailles.

Les départements de la Dordogne, du Gers, de la Gironde, de la Haute-Vienne, des Hautes-Pyrénées, des Landes, de Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques font parties de la zone de restriction ainsi qu’une commune du Sud-Charente, 40 du Lot et 14 du Corrèze :

  • Sud-Charente : Palluaud
  • Lot : Anglars-Nozac, Les Arques, Cassagnes, Cazals, Concores, Degagnac, Fajoles, Frayssinet-Le-Gelat, Gignac, Gindou, Goujounac, Gourdon, Lachapelle-Auzac, Lamothe-Fenelon, Lanzac, Lavercantiere, Leobard, Lherm, Loupiac, Marminiac, Masclat, Milhac, Montclera, Montgesty, Nadaillac-De-Rouge, Payrac, Payrignac, Peyrilles, Pomarede, Rampoux, Le Roc, Rouffilhac, Saint-Caprais, Saint-Cirq-Madelon, Saint-Cirq-Souillaguet, Saint-Clair, Salviac, Souillac,  Thedirac, Le Vigan
  • Corrèze : Brignac-La-Plaine, Chartrier-Ferrière, Cublac, Estivals, Larche, Louignac, Mansac, Perpezac-Le-Blanc, Saint-Aulaire, Saint-Cernin-De-Larche, Saint-Cyprien, Saint-Pantaléon-De-Larche, Saint-Robert, Yssandon

Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter votre fédération.

Voici l’arrêté ci-dessous :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000031639921&dateTexte=20160113 (Arrêté du 17 décembre 2015 déterminant des dispositions de lutte complémentaires contre l’influenza aviaire hautement pathogène suite à la détection de la maladie sur le territoire français)

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LE RETOUR DE LA GRIPPE AVIAIRE

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Suite à la mise en évidence de plusieurs foyers d’influenza aviaire en Dordogne, le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a signé le 2 décembre 2015 un arrêté déterminant une zone réglementée à faible risque.

Les exploitations de volaille sont bien sûr touchées par cet arrêté mais les chasseurs le sont aussi. En voici les grandes lignes pour ces derniers :

-  Pour les chasseurs, cet arrêté interdit les lâchers de gibier à plumes dans cette zone, ou de gibier à plumes provenant de cette zone.

-  Il est interdit d’expédier des produits ou des sous-produits à base de gibier à plumes destiné à la consommation humaine en provenance de cette zone.

Les communes touchées en Dordogne et en Haute Vienne (HV) sont :

A : Angoisse, Antonne-et-Trigonant
B : Bassillac, Boulazac, Bourg-des-Maisons, Bussière-Galant (HV)
C : Cantillac, Celles, Cercles, Champagnac-de-Belair, Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, Champs-Romain, Chapdeuil, La Chapelle-Faucher, La Chapelle-Montmoreau, Clermont-d’Excideuil, Corgnac-sur-l’Isle, Coulaures, Coulounieix-Chamiers, Coursac, Coutures, Le Chalard (HV), Chélus (HV), La Chapelle-Montbrandeix (HV)
D : Douchapt, Dussac, Dournazac (HV)
E : Escoire, Excideuil, Eyzerac,
G : Glandon (HV)
L : Lanouaille, Léguillac-de-Cercles, Léguillac-de-l’Auche, Lempzours, Ligueux, Ladignac-le-Long (HV)
M : Marsac-sur-l’Isle, Mayac, Milhac-de-Nontron, Monsec, Montrem, Marval (HV)
N : Négrondes, Nontron,
P : Payzac, Périgueux, Pageas (HV), Pensol (HV)
Q : Quinsac
R : Razac-sur-l’Isle
S : Saint-Aquilin, Saint-Astier, Saint-Crépin-de-Richemont, Saint-Félix-de-Bourdeilles, Saint-Front-d’Alemps, Saint-Front-la-Rivière, Saint-Front-sur-Nizonne, Saint-Germain-des-Près, Saint-Jean-de-Cèle, Saint-Jory-las-Bloux, Saint-Just, Saint-Martial-d’Albarède, Saint-Martial-de-Valette, Saint-Martin-de-Fressengeas, Saint-Méard-de-Drône, Saint-Médard-d’Excideuil, Saint-Pancrace, Saint-Pantaly-d’Excideuil, Saint-Pardoux-de-Drône, Saint-Pardoux-la-Rivière, Saint-Pierre-de-Cèle, Saint-Romain-et-Saint-Clément, Saint-Sulpice-d’Excideuil, Saint-Victor, Saint-Vincent-sur-l’Isle, Sarliac-sur-l’Isle, Savignac-de-Nontron, Savignac-Lédrier, Savignac-les-Eglises, Sceau-Saint-Angel, Segonzac, Sorges, Saint-Yrieix-la-Perche (HV)
T : Trélissac
V : Vaunac, Villars

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter votre fédération.

Voici l’arrêté ci-dessous:  http://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/12/2/AGRG1529771A/jo

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DÉBUT DE LA SAISON DE LA CHASSE : ATTENTION AU RISQUE DE TULARÉMIE 

 

Quelques gestes qu’on oublie parfois.

Communiqué de presse de l’ONCFS

Face à l’augmentation du nombre de cas humains de tularémie observé en France depuis plusieurs mois, la Direction générale de la santé (DGS), l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) souhaitent informer les populations à risque, en particulier les chasseurs, et rappeler les principales mesures de prévention. Au 4 septembre 2015, l’InVS a déjà répertorié 71 cas de tularémie contre 57 en 2014, et une moyenne annuelle de 45 cas déclarés depuis 2003. Les cas de tularémie identifiés en 2014 et 2015 présentent des caractéristiques similaires à ceux des années précédentes, sans signe de gravité particulier. Les régions les plus touchées sont le grand Ouest (18 cas en Pays de la Loire, 9 cas respectivement en BretagneCentre et Poitou-Charentes) et la zone Picardie (20 cas)/Champagne-Ardenne (9 cas).

La tularémie est une maladie qui se transmet soit par contact direct avec des animaux sauvages contaminés (le plus souvent des lièvres), soit par piqûre de tique, ou à partir d’un environnement contaminé par des déjections animales (urines de rongeurs), en particulier en zone rurale. Les principales voies d’entrée de la bactérie sont l’inoculation ou l’inhalation. La maladie se manifeste après 2 à 4 semaines d’incubation par de la fièvre, une augmentation de la taille des ganglions lymphatiques, et parfois un ulcère cutané. Plus rarement, une conjonctivite ou une pneumonie peuvent survenir. En Europe, en raison de la circulation de souches bactériennes peu virulentes, la tularémie est une maladie de très bon pronostic avec un traitement antibiotique approprié.

Les chasseurs représentent une population plus exposée, notamment lors des opérations de dépeçage et d’éviscération du gibier, c’est pourquoi la Direction générale de la santé (DGS), l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) rappellent les mesures de prévention suivantes :

  • porter des vêtements à manches et jambes longues pour les activités de loisirs en forêt, et rechercher les tiques sur la peau au retour des activités de plein air ;
  • éviter de chasser des animaux apparemment faibles ou malades en vue de leur consommation;
  • porter systématiquement des gants étanches pour réaliser le dépeçage et l’éviscération du gibier, nettoyer méticuleusement le couteau – en conservant les gants – se laver soigneusement les mains et les avant-bras après ces opérations ;
  • en cas de blessure accidentelle lors du dépeçage ou de l’éviscération, la plaie doit être immédiatement nettoyée au savon et à l’eau ;
  • cuire à coeur la viande de gibier avant de la consommer

Enfin, en cas de symptômes évocateurs tels que la fièvre associée à des ganglions de taille augmentée ou une plaie cutanée cicatrisant difficilement, il convient de consulter un médecin et de lui mentionner l’activité de chasse.

 
Plus d’informations sur la tularémie sur le site du ministère de la Santé – cliquez ici
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 L’IMPACT ÉCONOMIQUE SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL DE LA CHASSE FRANÇAISE – ÉTUDE BIPE 2015
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A l’initiative de la Fédération Nationale des Chasseurs, la première tranche de résultats globaux sur l’impact économique, social et environnemental de la filière chasse en France vient d’être arrêtée.

Cette étude confiée au BIPE – Cabinet de Conseil en analyse stratégique et prospective économique entreprise agréé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, utilise une méthode d’évaluation internationalement référencée qui permet d’opérer des comparaisons sectorielles et géographiques.

Les résultats globaux prouvent que la chasse française joue un rôle majeur pour l’équilibre et le développement de nos territoires ruraux.

Celle-ci joue un rôle majeur pour l’équilibre et le développement de nos territoires ruraux en particulier. Chaque chasseur contribue à hauteur de 1 136€ de valeur ajoutée directe pour notre pays.

– La chasse apporte 2.1 milliards d’€/an au PIB

– La chasse crée et maintient 25 800 emplois (ETP)

– Le bénévolat représente 78 millions d’heures chaque année

Retrouvez l’étude complète sur le site de la Fédération Nationale des Chasseurs :

http://www.chasseurdefrance.com/limpact-economique-social-et-environnemental-de-la-chasse-francaise/

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PERMIS DE CHASSER EN LIGNE : S’ENTRAÎNER GRATUITEMENT

À L’ÉPREUVE THÉORIQUE

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La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), viennent de mettre en ligne le premier site gratuit de révision et d’entraînement aux questions théoriques du nouvel examen national du permis de chasser.

Disponible sur Internet, il est également accessible via une application sur tablette et
smartphone pour permettre au plus grand nombre de candidats de réviser efficacement et à leur rythme cette épreuve.

Son contenu, riche de la totalité des questions à maîtriser (414 au total), intéressera
candidats à l’examen et chasseurs, mais aussi un public curieux de s’informer sur l’une des activités les plus populaires de notre pays.
L’ergonomie fonctionnelle de ce nouveau site et son design contemporain ont été conçus pour faciliter le plus possible son utilisation et concilier aspects pédagogiques et ludiques.

Pour découvrir le permis de chasser en ligne,
connectez-vous sur : www.reussite-permisdechasser.com