la Peste Porcine Africaine , actualité brûlante – 2014

En juillet dernier, le Conservatoire International de la Chasse (CIC), association fille et amie du Saint-Hubert Club de France, organisait, conjointement avec l’Office International des Epizooties (Organisation Mondiale de la Santé Animale, OIE), un séminaire sur la Peste Porcine Africaine, une maladie virale très contagieuse qui touche les porcs, les suidés d’Afrique (phacochères, potamochères), les sangliers d’Europe et d’Amérique. La peste porcine africaine ne constitue pas une menace pour la santé de l’homme.

Originaire d’Afrique subsaharienne, la PPA s’est répandue en Europe ; d’abord en Sardaigne, elle a été introduite en Géorgie en 2007, et de là, s’est étendue dans toute l’Europe de l’Est ainsi qu’en Asie.

CIC_logo

Le logo du Conseil International de la Chasse et de la Conservation du Gibier

Sans restituer ici l’ensemble des propos tenus lors des deux jours qu’ont duré la réunion, je vous en fournis les recommandations, grâce au travail d’huissier et de synthèse fourni par le docteur Jacques Crosnier, Contrôleur Général Vétérinaire et Académie Vétérinaire et Académie des Sciences d’Outre-Mer, qui a assisté au séminaire.

« -1 /Les Services Vétérinaires, les entités nationales et les organisations responsables de la chasse et du Management de la Faune Sauvage renforcent leur coopération officielle dans toutes les activités de détection, surveillance, contrôle et éradication de la Peste Porcine Africaine et autres maladies spécifiques de la faune Sauvage.

-2/ La prise de conscience, l’information et la formation pour les chasseurs et toute personne en relation avec le gibier  et la gestion de la faune soient organisées au niveau national avec le support des Services Vétérinaires dans le domaine de la détection précoce, l’inspection des carcasses et le prélèvement hygiénique des viscères du gibier.

-3/Le CIC et l’OIE, avec le support du Groupe de l’OIE  Faune Sauvage, préparent en commun des fascicules pratiques sur la PPA pour les chasseurs et personnes concernées.

-4/-Les règlements sur les mesures cruciales de biosécurité en relation avec la manipulation des échantillons, carcasses, viscères et autre matériel contaminé, soient mis en œuvre par les responsables nationaux et strictement observés par les acteurs impliqués.

-5/Le CIC continue ses efforts pour conclure des négociations tendant à établir des centres de formation pour les chasseurs sur les maladies de la faune sauvage, gérés par le CIC avec l’appui de l’OIE.

-6/L’OIE organise de nouveaux séminaires internationaux sur la PPA et autres maladies animales transfrontalières, en vue d’améliorer la communication intergouvernementale et la coopération en Europe.

-7/ L’OIE, avec le concours de son Groupe spécialisé dans la faune sauvage, continue à améliorer les standards et les recommandations sur les maladies de la faune sauvage ;

-8/Les Laboratoires de Références et les Centres collaborateurs avec l’OIE continuent leur recherche sur les dynamiques de population de gibier et leurs maladies, le développement de méthodes de prélèvement non-invasives sur les sangliers, le rôle des sangliers dans la transmission de la maladie dans les populations de haute et basse densité, le développement d’un vaccin éventuel et des médicaments anti-viraux pour combattre la Peste Porcine Africaine. « 

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Chasseurs de France parle aussi de la PPA dans un de ses récents articles, sourcé de la FDC de la Marne ; elle fournit des recommandations plus précises à l’adresse des chasseurs, il me semble intéressant de les partager également :

« En l’absence d’un vaccin et d’un traitement, la prévention reste primordiale.

Les chasseurs qui se rendraient dans les zones infectées doivent prendre différentes précautions :
– Se laver les mains avec de l’eau et du savon après la chasse, nettoyer et désinfecter les bottes, le matériel et les véhicules utilisés (y compris les PNEUS et l’intérieur du véhicule).
– Ne pas ramener de carcasses ou de trophées de chasse en France ou dans les zones non infectées en provenance de zones infectées.
– Eviter de se rendre dans une exploitation porcine et ne pas avoir de contacts avec des porcs domestiques dans les 48 heures suivant le retour en France.

Par ailleurs, toute mortalité groupée de sangliers (> à 2 sangliers trouvés morts ou moribonds de manière simultanée et sur une zone restreinte) doit être signalée immédiatement par téléphone à la FDCM ou l’ONCFS. Tout sanglier trouvé mort présentant des hémorragies importantes au niveau de la peau ou des orifices sans cause évidente de mortalité doit être signalé identiquement. »

Rappel : le Saint-Hubert Club de France organise, le 16 septembre prochain, au siège de l’OIE, un colloque sur les Maladies de la faune Sauvage, la Santé publique et la Biodivserité. Les inscriptions sont ouvertes : sainthubertclubdefrance@gmail.com