Première édition des Trophées Saint-Hubert

A l’occasion de son 110e anniversaire, le Saint-Hubert Club de France a remis, mercredi 26 septembre, ses premiers trophées à trois lauréats offrant un regard nouveau sur la place de la chasse dans notre société.

C’est au cours du dîner au restaurant « Le Congrès d’Auteuil », clôturant l’Assemblée générale du SHCF, que le président Victor Scherrer et Alexandre Col, économiste et mécène de l’événement, ont décerné les premiers trophées Saint-Hubert. Ces prix, d’une dotation de 2 000 euros chacun, ont pour vocation de récompenser, chaque année, des œuvres francophones apportant une contribution originale et exigeante aux grands débats de société et d’environnement qui influencent le monde de la chasse. Pour cette édition, le jury, composé de Mme Marie-Joseph Coffy-de-Boisdeffre et de MM. Bruno Chauffert-Yvart, Luis Freitas de Oliveira, Rodolphe von Gombergh et Bernard Lozé, a choisi de récompenser :

– dans la catégorie littéraire : « Le retour du prédateur » de Sergio Dalla Bernardina, un savoureux essai ethnologique sur l’engouement actuel, surfait ou réel, pour le règne du sauvage dans notre société post-rurale (Presses Universitaires de Rennes, 2011) ;

-dans la catégorie artistique : « Chasses » d’Anne Golaz, l’œuvre photographique d’une artiste suisse qui s’est immergée plusieurs semaines dans l’univers des chasseurs fribourgeois. Ce travail, commissionné par la Direction de la Culture du Canton de Fribourg, porte un regard original, que certains trouveront cru, mais honnête et respectueux envers les hommes et les animaux ;

– dans la catégorie scientifique : « Philo-géographie du cerf de Corse : caractérisation génétique de quelques populations de cerf élaphe », de Gayet El Mouna Haji, une thèse sur le recensement de deux sous-espèces de notre cerf élaphe encore présentes en Corse, Sardaigne et Afrique du Nord. Cette thèse a pour ambition d’ouvrir la voie à une meilleure préservation de ces populations (faculté des sciences – Tunis).

A l’issue de la remise des trophées, Alexandre Col s’est réjoui de cette première édition : « Je suis heureux que nous ayons su réunir des œuvres de sensibilité très personnelle et mais aussi cohérentes avec notre volonté de célébrer la modernité de la chasse à travers des artistes engagés dans leur époque, et dont les contributions bousculent notre regard et renouvellent notre questionnement. Nous souhaitons ainsi apporter un nouvel éclairage francophone, modeste et novateur, aux côtés des autres grandes associations cynégétiques plus attachées à célébrer la chasse éternelle ou plus ouverte sur l’international. »