André Varlet – Le chien de race se porte bien !

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Le 18 février 2015, le SHCF organisait son premier café-philo de l’année au restaurant « Au chien qui fume », l’endroit parfait pour recevoir André Varlet, directeur des relations institutionnelles à la Société centrale canine, venu parler du Livre des origines françaises qui fête cette année ses 130 ans.

Entre le premier tome du LOF, publié en 1888, qui comptait 870 chiens répertoriés, et le LOF de 2014 qui affiche près de 220 000 chiens inscrits, la cynophilie française a beaucoup évolué.

Ces 220 000 naissances de chiens de race par an représentent environ 30% des 750 000 naissances annuelles de chiots en France. Il n’en représentait que 10% en 1970. Partout le chien de race progresse, au point où les chiens sans origines se font toujours moins nombreux. Aujourd’hui la SCC reconnaît 346 races, 110 clubs de races (pour moitié de chiens de chasse).  « Cela résulte du travail formidable fait par la SCC depuis sa création. » Insiste André Varlet.

La Révolution française avait dispersé toutes les grandes meutes de chiens courants constituées par les nobles pour la chasse. Lorsque la vènerie reprend ses droits les maîtres d’équipages doivent aller en Angleterre se fournir en chiens. D’où leur idée de créer en 1880 la Société centrale canine afin de redonner aux races françaises leurs lettres de noblesse.  Le but est d’encourager, par tous les moyens, la reconstitution des vieilles races françaises et d’introduire et d’acclimater sur notre territoire les meilleures races étrangères. Le premier livre comprend 1 000 inscriptions en 4 ans.

Dès 1934 le LOF se scinde par races et les chiens sans origines sont peu à peu écartés. L’analyse du LOF permet de suivre les évolutions et les modes, et de constater une stabilité dans la production des chiens de race avec environ 80 000 naissances sur les 220 000. Sur les 346 races répertoriées 150 ont été créées par et pour la chasse mais toutes ne sont pas égales. Certaines races de chiens de chasse françaises restent vulnérables, cédant la place à des races plus prisées. Ainsi, le Griffon Boulet, le premier chien inscrit au LOF en mars 1885, n’existe plus, remplacé par le Griffon Khorthal.

L’origine même de ces races remonte à très loin. A partir du premier chien domestiqué, les hommes créèrent deux races primitives, le molosse et le lévrier, privilégiant la puissance et la rapidité. La sélection en chien de garde et de berger diversifie encore plus les races. Le passage de la chasse de l’utilitaire au loisir dès l’Antiquité voit apparaitre des chiens créés pour la chasse au petit gibier. Désormais,  l’heure est maintenant sans conteste aux chiens de compagnie, avec toutes les dérives que cela peut comprendre !

 

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Eric Turquin – Tableaux de chasse, chasse aux tableaux !

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Le 3 décembre 2014 Eric Turquin, expert en tableaux et membre du Saint-Hubert club de France, recevait en sa galerie les participants au dernier café-philo de l’année 2014. Le thème du jour : l’évolution de la perception de la chasse à travers la peinture.

 

Les tableaux de chasse des siècles précédents suivent des règles et des habitudes qui n’ont pas grand-chose à voir avec les conventions de notre époque. Ils sont emplis de détails qui échappent à notre œil moderne. Ceux qui commandaient ces tableaux étaient des chasseurs et reconnaissaient les scènes, l’œil moderne peut être trompé. Comme exemple, la chasse au sanglier, montrant un sanglier sauvage et violent tuant des chiens décrivant en fait une laie défendant ses marcassins, comme le montrent les détails. De plus ces tableaux étaient aussi peints de façon très différente. Le fond, le paysage, avait peu d’intérêt, rares étaient les peintres qui essayaient de reproduire un véritable paysage. Ce qui était important c’était la scène elle-même.

L’apparition des tableaux représentant des chiens seuls vers le 16e siècle marque un tournant dans la peinture, et montre un grand changement dans la façon de se représenter et de voir la chasse et la place de l’animal. Ce mouvement semble prendre forme à Venise, parmi les nouvelles grands fortunes marchandes.  D’accompagnateur les chiens deviennent le sujet du tableau.  De la même façon des sujets de chasse, tel un fauconnier, font leur apparition.  C’est un tournant social à Venise, les grands armateurs vénitiens se rattachent à la tradition féodale, montrent qu’ils chassent eux aussi et donc en tant que propriétaires terriens chassant ils entrent dans ou s’assimilent à la classe de la noblesse.  La chasse à cette époque est structurante, elle montre que la personne était (ou voulait être) dans l’aristocratie.

Cette façon de voir revient dans d’autres tableaux, hollandais cette fois. La bourgeoisie hollandaise a fait fortune à son tour et se hisse dans l’échelle sociale en essayant de se rattacher à la terre, et qui dit terre dit noblesse. Ils quittent l’austérité qui les caractérisait, commandent des tableaux de chasse où ils se font représenter, seuls ou en famille, en train de faire une activité réservée à la noblesse. Des couleurs apparaissent, des habits qui sortent du noir habituel et montrent les nouvelles fortunes des commanditaires.

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Les tableaux sont pour la plupart des scènes de chasse au faucon, la chasse au 16e et 17e est avant toute fauconnière.

La chasse est aussi un grand spectacle, une représentation qui se montre fièrement et les nobles ne manquent pas d’en faire usage. Des scènes de chasse, que ce soit en forêt ou des panneautages – chasse qui disparut en France après la Révolution – sont peintes pour la grandeur de leurs propriétaires. Ces scènes montrent aussi un rapport très différent par rapport à l’animal que celui du notre temps. Cette chasse à notre époque serait condamnée sans appel. Nobles, hommes comme femmes, assis ou debout dans leur barques tirent les cerfs nageant à quelques mètres d’eux. L’animal n’a de valeur que comme trophée, pas comme être vivant, cette chasse est pour tirer la bête et la difficulté n’y est pas de mise.

La peinture de chasse change beaucoup après cela. Au 19e siècle la ruralité est à la mode plus que la chasse, une exaltation qui semble teintée de nostalgie, comme un au revoir face à la montée industrielle. Les thèmes, les sujets sont abordés différemment.  Les paysages, qui n’étaient que des arrière fond, deviennent le sujet des tableaux.  Les scènes de chasse commencent à faire moins recettes. Certains peintres comme Courbet peignaient scènes et animaux, y mettant beaucoup de détails ne parlent qu’à un public de chasseurs, alors que les autres artistes tels que Matisse se détournaient de ce sujet.

On s’éloigne des scènes servant d’ascenseur ou de marqueur social, l’animal est devenu un sujet à part entière et apparait seul dans le tableau.  La peinture se détourne peu à peu de la chasse pour devenir animalière.

Et si la chasse peut-être encore le sujet d’un tableau au 19eme siècle, c’est un sujet qui disparait des tableaux pour ne plus exister au 20e siècle qui décroche de la représentation de la nature. Les grands barons de l’industrie préfèrent être peints avec les symboles de leur fortune, les peintres choisissent les grands ou petits évènements sociaux ou la technologie, comme les usines. La nature, et encore plus la chasse, n’ont plus lieu d’être.

Certains artistes au 21eme siècle reviennent maintenant à la chasse, mais la façon d’aborder le sujet n’est plus la même. L’animal, la scène, est vu avec un œil de prédateur, une vision plus dure et plus directe qui n’a plus rien à voir avec la représentation de la chasse d’avant. Ou les artistes s’intéressent à l’animal dans l’homme.

De façon assez étrange, alors que la chasse elle-même est mal vue par le public non-chasseur, le trophée ou sa représentation revient à la mode, que ce soit des têtes de cerf sur des vêtements ou des sacs ou de la taxidermie. Mais c’est plus au niveau décoratif qu’autre chose, le trophée n’a plus de valeur ou de rapport avec la chasse.

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François Klein – La croissance démographique du sanglier

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Mercredi 15 octobre 2014 eut lieu le Café-Philo du Saint-Hubert Club de France sur le sanglier. François Klein, Chef de Centre National d’Etude et de Recherche Appliquée sur les Cervidés et le Sanglier de l’ONCFS, a présenté un aperçu des résultats des dernières recherches sur la dynamique des populations en France et en Europe qui a mis en lumière l’étonnante capacité du sanglier à s’adapter à la pression cynégétique. Riche d’enseignements, il devrait permettre aux fédérations, aux gestionnaires et propriétaires d’anticiper l’explosion des populations prévue à l’horizon 2015-2016.
200%, voire 300%. Voici selon certains l’estimation de l’augmentation probable des populations de sangliers l’année prochaine ! La très bonne fructification forestière de cet automne en serait la raison. A moins qu’un hiver rigoureux ne vienne décimer les jeunes marcassins, la situation pourrait devenir explosive. Pour François Klein, ces chiffres sont quelque peu exagérés : « Une augmentation de 100% est plus que probable mais cela suffira pour mettre le contrôle de ces populations hors de portée des chasseurs ».
À partir de travaux d’Éric Baubet, du CNERA Cervidés-Sanglier, François Klein explique pourquoi, selon lui, il faut dès cette saison mettre en place des nouveaux schémas de prélèvements : « Sur le plan démographique, aucun autre ongulé n’est capable de supporter le pression de chasse qui s’exerce sur le sanglier ». La solution logique est de prélever plus. L’option généralement retenue est alors de tirer les femelles adultes, généralement épargnées. Mais l’étude des tableaux de chasse montre que chaque hausse des prélèvements est suivie d’une augmentation des populations l’année suivante. Pourquoi ?
Les travaux d’Éric Baubet ont permis de démontrer que la pression de la chasse modifie le comportement des sangliers. Les femelles n’ayant qu’une ou deux occasions de se reproduire au cours de leur vie, elles commencent plus tôt. Le sanglier est ainsi capable de se reproduire dès que sa masse corporelle atteint le tiers de son poids adulte, soit 30kg. Or, une femelle atteint ce poids dès l’âge de 8 mois ! L’accroissement annuel d’une population est variable mais peut dépasser 200% alors que chez les autres ongulés, il est de généralement de 30% (chevreuil) ou de 20% (cerf). La durée de génération est de 2-3ans alors qu’il devrait être normalement de 6-7 ans. Et François Klein de souligner que décidemment «le sanglier ne répond pas aux canons de la dynamique des populations des autres mammifères ».klein
Quand on prélève des laies adultes, l’effondrement est rapide mais la dynamique de reproduction repart de plus belle car les jeunes femelles, plus nombreuses, reprennent le flambeau. Ce sont elles la vraie force reproductrice d’une population. De plus, lorsque la fructification forestière est bonne, comme cette année, on constate une augmentation du nombre des juvéniles. Les portées ne sont pas plus nombreuses mais les jeunes ont un taux de survie plus important. Les femelles ont en effet la capacité d’adapter le poids des fœtus aux conditions d’environnement. Dans une même portée, il y aura donc des petits fœtus, des moyens et des gros. Si les conditions sont optimales, tous survivront. Si les conditions se dégradent, les gros mourront car ayant besoin d’un apport en nourriture plus important. En revanche, les petits s’en tireront plus facilement.
Autre surprise. En comparant une population chassée (Arc-en-Barrois) à une population non chassée (Italie), Eric Baudet a montré que la date de naissance avait avancé de 12 jours en 10 ans, comme si les femelles avaient compris qu’elles risquaient d’être moins d’être prélevées que les laies non suitées. Enfin, en comparant l’ADN des fœtus à celui des mâles présents sur le territoire, il apparait qu’il peut y a voir six pères différents dans une même portée. En multipliant ses partenaires, la femelle optimise sa reproduction.
Enfin, dernier point qui peut jouer, il faut arrêter de chercher les sangliers dans les fourrés. Il n’y reste que quelques mâles obtus. Cela fait bien longtemps que les femelles ont compris la manœuvre. Elles sont donc là où on ne les attend pas, c’est-à-dire dans les taillis clairs. A cela deux avantages, les femelles survivent mieux et les chasseurs, ne débusquant que quelques animaux, pensent qu’il y a moins de sangliers et arrêtent de prélever !

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III ème édition des Trophées du Saint-Hubert

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Le mercredi 1er octobre 2014, le Saint-Hubert Club de France organisait au restaurant « Un Dimanche à Paris », la remise des Trophées du Saint-Hubert, un événement qui consacre chaque année des artistes, des scientifiques et des chasseurs pour leur engagement en faveur de la chasse.

Les Lauréats 2014 :

– dans la catégorie Artistique : Gloria Friedmann pour l’ensemble de son oeuvre.

Artiste allemande reconnue dans le milieu de l’art contemporain et vivant en France depuis 1977, Gloria Friedman se voit décerner le Trophée du Saint Hubert artistique 2014 pour l’ensemble de son œuvre mais aussi plus particulièrement son cerf empaillé exposé au Grand Palais sous la thématique « Beauté animale ». Le jury a reconnu dans les interrogations de Gloria Friedman et son travail sur la « forme  juste et inattendue d’une idée »,  une sensibilité qui rejoint bien souvent celle du monde de la chasse dans son rapport à l’animal et à son écosystème.

– dans la catégorie ScientifiqueJean Hars pour l’ensemble de ses travaux.

Depuis 1998, Jean Hars est en poste à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage dans ce qui deviendra l’Unité Sanitaire de la Faune (Direction Etudes et Recherches), et y est chargé de la surveillance et de la gestion des maladies des animaux sauvages transmissibles aux animaux domestiques (et à l’homme pour les zoonoses) … en d’autres termes, évaluation et gestion des risques sanitaires liés à la faune sauvage pour l’élevage. Il a traité de multiples dossiers, dont la peste porcine classique du sanglier, la maladie d’Aujeszky, la brucellose, la trichinellose, la tuberculose et la brucellose des ruminants, la FCO et le virus schmallenberg, l’Influenza aviaire et le virus West Nile.

- dans la catégorie Initiative en faveur de la promotion de la chasse : Guy Harlé d’Ophove, est d’abord un chef d’entreprise, dirigeant une agence de communication. Il est surtout chasseur et Président de la FDC de l’Oise et c’est à ce titre que le Saint Hubert l’honore.

Avec ses 18 000 adhérents la FDC de l’Oise met en œuvre un programme aussi riche que varié pour promouvoir la chasse durable.

Ce programme va des formations techniques à l’éducation de l’environnement, en particulier pour les scolaires, avec une palette d’animations pédagogiques et ludiques autour de la nature. Avec aussi une forte sensibilisations des chasseurs dans leur rôle de « sentinelles sanitaires ». Ajoutons un Schéma de Gestion Cynégétique qui, pour la la période2012-2018 s’est fixé 40 objectifs et 130 actions concrètes, parmi lesquelles des mesures de lutte contre les espèces exotiques envahissantes.

Enfin, pour le grand public, la Fête de la Chasse et de la Nature, qui se tient dans le parc du palais de Compiègne et accueille plus de 30 000 visiteurs et 200 exposants.

LA NOUVELLE REVUE DU SAINT-HUBERT EST SORTIE

Le Saint Hubert a fait peau neuve, avec une nouvelle couverture, une nouvelle présentation, de nouvelles idées et, pour ce dernier numéro de 2017, un dossier consacré aux nouveaux chasseurs.

Le Saint Hubert ne pouvait pas non plus laisser passer la date officielle de son anniversaire. Créé en 1901, enregistré en tant qu’association en 1902, reconnu d’utilité publique en 1904, le Saint Hubert Club de France est au service de la chasse depuis 115 ans et pour fêter cela publie dans le numéro 126 un extrait de son tout premier numéro pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

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 PARTAGE DES ESPACES :  JE T’AIME MOI NON PLUS

Cycliste et chasseur

©FDC 69 – vidéo « partage de la nature : chasseur et vttiste »  

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La question de la cohabitation entre les chasseurs et les autres usagers de la nature est indéniablement d’actualité, l’ouverture de la chasse approchant. Si elle est souvent abordée de manière négative à travers les conflits d’intérêt existants, on entend peu parler des initiatives et bonnes pratiques.

Chasseurs, cavaliers, randonneurs, cyclistes, tous sont des usagers de la nature et aussi de grands amoureux, rappelons-le. Qui a dit que nous ne pouvions profiter de nos passions dans le respect de l’autre ? La Charte des usagers de la nature rédigée et approuvée conjointement, en juin 2016, par les fédérations régionales des chasseurs, de la randonnée pédestre, du tourisme équestre, du cyclo tourisme, et de roller appellent à travailler ensemble dans le respect mutuel. Un message de mieux-vivre ensemble est lancé.

La cohabitation n’est pas si loin que ça… à condition de ne pas s’ignorer et de mieux communiquer de chaque côté. Tant individuellement que collectivement, il est de notre portée à tous de s’investir. À la question comment ? nous répondrons par ces quelques points :

  • La mise en place d’une signalétique visible (panneaux, fléchage, gilets de sécurité, etc.) en période de chasse pour baliser les zones de chasse (particulièrement à proximité des habitations), et permettre aux non-chasseurs de circuler en toute sécurité sans qu’ils se sentent restreints,
  • Le respect de l’espace de circulation de chacun, impliquant un partage équitable des chemins, et un respect des zones de chasse de la part des non-chasseurs
  • Un strict respect des règles de sécurité, les chasseurs se devant de prendre en compte l’environnement dans lequel ils se trouvent
  • Un comportement respectueux, responsable et bienveillant des deux côtés

En matière de sécurité, nombre d’associations et de fédérations proposent aux détenteurs de permis de chasse des formations pratiques et mises en application (réglementation des armes, responsabilité des chefs de battues…). La sécurité est une priorité et l’un des thèmes les plus abordés dans les litiges. En complément et en libre accès, l’ONCFS propose sur son site des fiches juridiques où droits et devoirs des chasseurs sont rappelés à travers plusieurs thèmes comme le partage des chemins, la divagation du chien, le respect du bien des chasseurs… Le Guide Pratique et Juridique du Saint Hubert pourra également vous informer.

Prenons en exemple la fédération des chasseurs du Rhône qui, en partenariat avec les fédérations françaises d’Équitation et de Randonnée, a mis en ligne une série de courtes vidéos pédagogiques rappelant les bonnes pratiques. Une démarche que nous saluons !

Mai 2017


QUAND LES CERFS MENACENT LA FORET

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Au Royaume-Uni, denombreuses forêts se désemplissent au fil du temps. Les Britanniques avaient remarqué la chute des populations de certains oiseaux forestiers, tels rossignol, mésange nonette et mésange boréale, pic épeichette et des chercheurs de l’Université de Nottingham se sont penchés sur la question.  La cause de ce phénomène ? Une surpopulation de daims et de cerfs dépouille les forêts et leur écosystème (oiseaux forestiers, flore, petits mammifères, insectes, etc.) à grande vitesse. Les chercheurs ont publié une étude début avril 2017 dont les résultats inquiétants leur font dire qu’il est impératif de réduire la population de cervidés pour préserver l’environnement naturel.

Les résultats sont inquiétants. Menée en partenariat avec des ornithologues et experts du monde forestier, sur 40 forêts différentes, dans les régions du Weald et des Marches galloises, l’étude montre que les régions fortement peuplées de cerfs, daims et autres cervidés sont bien plus déboisées que d’autres régions plus faiblement peuplées. Grâce à l’imagerie 3-D les chercheurs ont mesuré la densité du sous-bois et ont constaté en moyenne dans ces zones qu’il y avait 68% de feuillage en moins jusqu’à une hauteur de deux mètres. Les cervidés se nourrissent d’écorce d’arbre, de feuillage et de jeunes pousses ce qui déboise et modifie l’habitat naturel des oiseaux forestiers en empêchant la nidification. Certaines espèces, telles que le daim, le cerf sika, le Muntjac de Reeves et le cerf d’eau de Chine, toutes importées par l’homme, sont particulièrement destructrices.*

Une chasse aux cervidés en déclin, de moins en moins de prédateurs, des réserves de nourriture abondantes en hiver grâce aux cultures hivernales ; les conditions sont réunies pour que la population de cervidés grandisse à la démesure, au détriment d’autres habitants des lieux. Face à ce constat, les chercheurs prônent donc une réouverture de la chasse et l’autorisation d’un tir sans restriction afin de réduire cette population de façon significative, et encouragent les Britanniques à manger plus de gibier pour créer une filière de viande de cervidés sauvages. Toutefois, la question du nombre de prélèvements nécessaires pour que les forêts se remettent est encore en suspens.

C’est seulement après la prise en compte de cette mesure que des projets de reboisement destinés à redonner vie à toute la végétation proche du sol pourront être instaurés.

Cela suscite bien sûr de vives réactions auprès des associations d’animaux qui jugent contraire à l’éthique de supprimer massivement des populations de cervidés alors que l’Homme est le seul responsable de cette surpopulation. Leur solution, cependant, est de ne rien faire. Le Dr Eichhorn, un expert en écologie à l’Université de Nottingham, fait remarquer que ne rien faire veut dire laisser les cervidés se multiplier au détriment d’autres espèces.

« Il n’y a pas de forêt ‘naturelle’ au Royaume Uni. Elles sont gérées et formées par l’activité humaine et si nous voulons plus d’oiseaux dans nos forêts nous devons agir nous-même. » Dit-il.

Un point qu’il est peut-être nécessaire de faire entendre aussi en France où 74% des forêts sont des forêts privés / exploitations forestières et 100% d’entre elles sont exploitées par l’homme, mais où le mythe de la nature s’équilibrant par elle-même sans douleur et sans intervention humaine gagne du terrain (voir notre article sur la gestion du bois Landry daté du 25 février 2016).

*(Seuls le cerf élaphe et le chevreuil sont natifs du Royaume-Uni)

Vous trouverez le communiqué de presse en anglais sur cette étude à : http://www.nottingham.ac.uk/news/pressreleases/2017/april/eat-wild-venison-to-support-native-woodland-birds-says-ecologist.aspx

Avril 2017


DU POISON CONTRE DES NUISIBLES :

SOLUTION DÉSESPÉRÉE OU BIEN PENSÉE ?

hog-wild-offPour mettre fin à ce qu’ils appellent une « guerre permanente » contre les porcs sauvages, descendants des sangliers européens introduits sur ce continent et croisés de porcs domestiques, le Commissaire à l’Agriculture du Texas, Sid Miller, a approuvé un plan de contrôle controversé qui vise à utiliser un médicament comme pesticide, la warfarine.

Chez l’être humain, la warfarine est utilisée comme anticoagulant. En revanche, lorsqu’elle est employée sur les animaux – comme appât par exemple – elle est mortelle. Un nouvel appât a été enregistré en janvier 2017 par l’EPA, permettant la vente de ce produit sous l’appellation de ‘pesticide’. La compagnie qui le commercialisera affirme que le produit ne fonctionne que sur les porcs sauvages.

Selon le bureau du Commissaire à l’Agriculture, de nombreux tests de la warfarine ont été menés au Texas depuis 2008 et ces tests prouveraient que les risques sont minimes. Sid Miller espère donner aux producteurs et aux propriétaires agricoles un nouvel outil pour combattre ces porcs sauvages extrêmement destructeurs. L’espèce, qui est considérée dans tous les états américains comme un nuisible en tant qu’espèce invasive, cause au Texas des dommages estimés à 50 millions de dollars par an dans les cultures agricoles mais aussi dans les villes (journal Austin American-Statesman). Jusque-là, aucune solution durable n’a été jugée satisfaisante pour l’État. Mais introduire un poison au sein de l’écosystème est-il judicieux ?

Cette méthode drastique fait couler de l’encre et préoccupe chasseurs et défenseurs de l’environnement qui, une fois n’est pas coutume, s’accordent à rejeter ce projet, redoutant les conséquences sur l’équilibre de la nature.
En effet, les porcs sauvages ne se contentent pas de rester dans la même zone tout le temps, ils errent et couvrent un vaste territoire dans lequel ils disséminent leurs excréments et, ainsi, le pesticide. Comment protéger alors le reste de la faune sauvage ? Buses et coyotes, par exemple, en se nourrissant des carcasses empoisonnées seront à leurs tours contaminés, sans compter les petits animaux, oiseaux, rongeurs… S’il est possible pour le chasseur de vérifier la contamination potentielle des animaux en vérifiant sa graisse, qui se colore en bleu au contact du poison – encore faut-il être vigilant et conscient du risque – l’animal, lui, est sans défense. L’introduction d’un poison dans l’environnement aura certainement des impacts négatifs sur les espèces non ciblées, la transmission du pesticide étant quasiment certaine par tout l’écosystème se nourrissant de la carcasse. Et qu’en est-il des chasseurs sans méfiance ?

« Nous ne pensons pas que le poison est la voie à suivre », a déclaré le vice-président de l’association Texas Hog Hunters. Une pétition en cours rassemble à ce jour plus de 3300 signatures sur la plateforme ouverte Change.org, dans laquelle ils pointent du doigt ces mesures de contrôle démographique.

En réaction à la stratégie de Sid Miller, chasseurs et trappeurs sont convaincus que des solutions alternatives existent pour garantir l’équilibre de la faune. Les nouvelles techniques utilisant la technologie moderne, tels que des pièges déclenchés par des téléphones portable, permettent des prélèvements importants. En parallèle, un réseau d’acheteurs de porcs sauvages en contact avec des restaurants et cantines scolaires, proposant le gibier sur leurs cartes, donne un débouché intéressant à la vente de cette viande, réseau qui serait mis en danger par l’apparition de carcasses empoisonnées.

Il y a une divergence d’option marquée entre les chasseurs et le Texas. Quelques semaines seront nécessaires pour établir un premier constat à propos de ce plan d’action.

Mars 2017



LES NOUVELLES TECHNOLOGIES – UNE ARME A DOUBLE TRANCHANT

Nouvelles technologies small

La nouvelle technologie est de plus en plus présente dans le domaine de la chasse et de la cynégétique. Jumelles, GPS, viseur, boîtier géo-loca
lisateur, lunettes équipées de caméra, drones et réseaux sociaux sont des outils qui aident les chasseurs, la police de l’environnement et les gestionnaires. Malheureusement, ces technologies ne sont pas toujours utilisées à juste titre par tous, comme en témoigne l’utilisation d’Instagram par les braconniers.

Instagram permet à n’importe qui, muni d’un smartphone, de partager des photos en direct. Ce réseau social est donc très utilisé par les touristes qui viennent chasser, explorer ou découvrir la faune africaine. Mais ce qu’ils ne savent pas c’est que si leur fonction GPS est activée, les coordonnées des photos qu’ils partagent sont vues par tous et les braconniers en profitent. Ils sont à l’affût des moindres photos qui révèlent l’endroit des animaux qu’ils traquent. Pour faire face à cette menace, les directeurs des parcs nationaux demandent aux visiteurs de désactiver la fonction GPS de leurs téléphones et de ne surtout pas dévoiler le lieu où les photos ont été prises.

Néanmoins, les utilisations néfastes par les criminels des nouvelles technologies ne doivent pas être un frein à leur développement car de maints exemples montrent leurs bienfaits dans la conservation de la biodiversité. Par exemple, récemment, une équipe de scientifiques britanniques a testé une nouvelle technique de surveillance des rhinocéros pour lutter contre le braconnage : une caméra-espion. En équipant l’animal d’un collier GPS et en mettant une caméra-espion dans leur corne, le rythme cardiaque de l’animal est mesuré et des images sont envoyées à partir de n’importe quel endroit du monde permettant une surveillance des mammifères en temps réel et une identification rapide des braconniers. Le programme a été mis en place après les essais concluants menés en Afrique du Sud.

C’est une chance pour nous, utilisateurs des milieux naturels, de pouvoir tirer profit de ces nouvelles technologies pour la préservation de la biodiversité. Le véritable défi maintenant est de dissuader toute utilisation abusive. Un objectif tout à fait atteignable au vue du travail fourni par le monde scientifique, les gestionnaires, les associations et les différents programmes et organismes de conservation. C’est à nous maintenant que revient la responsabilité d’agir dans l’intérêt des générations futures.

Juin 2016


INSOLITE : BON CHASSEUR, HEUREUX SYLVICULTEUR 

équilibre sylvo-cynégétique

La forêt est un milieu naturel emblématique de la chasse, plus particulièrement en France où la chasse du grand gibier est une pratique historique et culturelle associée à cet habitat comme en témoignent les chasses royales et présidentielles dans les domaines de Chambord et Rambouillet. Les filières bois et la production sylvicole dépendent également de nos forêts. Le défi des gestionnaires de forêts est donc double : gérer correctement la forêt pour nos gibiers et pour l’activité sylvicole. Une forêt qui n’est pas à son équilibre sylvo-cynégétique est une forêt non durable… et certains en ont payé les frais comme le Domaine du Bois de Landry.

Le Bois Landry, connu historiquement pour ses chevreuils, a eu dans les années 90 une population de chevreuils bien trop élevée. Cela a eu des conséquences cynégétiques graves mais aussi des conséquences sylvicoles : des animaux faméliques, aucune régénération des parcelles et retard de croissance des arbres.

C’est en 1999 que les gestionnaires se sont remis en question et ont débuté des recherches pour comprendre comment retrouver cet équilibre sylvo-cynégétique. Avec l’aide du laboratoire de l’INRA « Comportement et Ecologie de la Faune », ils ont mené des travaux de mensuration (ex : poids, taux de fécondité) et de comptage des chevreuils. Ce travail n’a été possible qu’avec la collaboration des chasseurs car les seuls chevreuils disponibles sont ceux prélevés à la chasse.

L’analyse des données a montré des résultats alarmants : le taux de fécondité était de 1,3, traduisant un manque alimentaire des chevreuils. Il a donc été préconisé de réduire la taille de la population en :
• passant de 100 à 200 animaux chassés
• dispersant les miradors sur la forêt pour un tir plus efficace
• instaurant le tir aléatoire
• diminuant le nombre de joursde chasse et raccourcissant la période pour moins déranger les animaux

15 ans après, le Domaine du Bois de Landry est cité en tant qu’exemple par l’ONCFS : l’équilibre faune-flore a été retrouvé. Le taux de fécondité est passé à 2,1, les jeunes chevreuils ont gagné 3 kilos en moyenne, la diversité biologique a augmenté et une pratique sylvicole de qualité peut être menée. Devenu maintenant un territoire expérimental, le Bois Landry est un exemple montrant que la chasse est un outil de gestion essentiel pour nos forêts.

Comme dit Christophe Launay (responsable du Domaine du Bois de Landry) pour gérer durablement de sa forêt il faut « Mettre la chasse au service de la science et la science au service de la gestion durable des espèces sauvages »

En cette période de remise en question de la chasse,cet exemple montre encore une fois l’utilité écologique et économique d’une activité pratiquée par près de 1,4 million de chasseurs.

Février 2016


LA FAUCONNERIE, UNE NOUVELLE CARRIÈRE 

drone et aigleLa fauconnerie, une chasse traditionnelle venant tout droit de l’Asie, est l’art de dresser des rapaces pour chasser au vol le gibier. Avec plus d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux de proie, la fauconnerie est pratiquée dans environs 68 pays. Chaque pays a développé ses différentes techniques de chasse adaptées à la topographie, au climat et aux espèces chassables du simple lapin au loup.

Au 21ème siècle une nouvelle espèce est apparue dans le ciel et la fauconnerie est en train d’observer cette proie potentielle d’un œil d’aigle.

Au Pays-Bas, les services de l’anti-terrorisme de la police néerlandaise ont décidé d’utiliser l’art de la fauconnerie pour lutter contre les drones d’observation clandestins. En s’associant avec « Guard From Above », une société d’entraînement de rapaces, les services de l’anti-terrorisme sont persuadés que les instincts des rapaces et leurs capacités physiques spectaculaires font d’eux une arme exceptionnelle pour lutter contre ce problème high-tech. C’est ainsi que déjà plusieurs mois, les forces de l’ordre néerlandaises testent cette nouvelle arme. Ils entrainent des grands rapaces à attraper les drones en plein vol et à les ramener dans des lieux sûrs. Les résultats après plusieurs mois d’entrainement sont plus qu’encourageants. Bien entendu il s’agit de drones dont la taille n’en fait pas des hachoirs volants.

Des méthodes alternatives sont également étudiées (des drones chasseurs et des logiciels spéciaux) car lutter contre les drones indésirables n’est pas une tâche si simple. Les Néerlandais ont néanmoins montré les bénéfices que les anciennes techniques de chasse peuvent nous apporter.

Une solution non technologique peut être la solution pour lutter contre un problème de haute technologie.

https://www.youtube.com/embed/HifO-ebmE1s



LE CANARD À TOUTES LES SAUCES

le malonage et le riz au canardLe malonage, une chasse traditionnelle de l’Ouest de la France, est un exemple de l’utilisation du canard en tant qu’appelant vivant. Mais savez – vous que le malonage utilise le canard différemment des autres chasses traditionnelles se servant également d’appelants vivants ?

Les canards ne sont pas seulement utilisés pour leur chant mais également pour leur capacité à voler. Le chasseur lâche, au moment voulu, ses canards mâles (appelés malons). Ensuite, ces derniers vont inciter leurs congénères sauvages à se poser à portée de tir de son maître. Simultanément, les femelles dressées, attachées près du chasseur, chantent pour attirer le gibier sauvage mais aussi pour faire revenir les malons. Le malonage est une chasse très technique mobilisant l’intelligence de l’homme et sa capacité à utiliser la biodiversité.

Les chasseurs ne sont pas les seuls à utiliser les aptitudes du canard, dans certaines parties du monde les agriculteurs s’y sont mis également. Une méthode, appelée  « le riz au canard », provenant du Japon, permet de remplacer les pesticides et herbicides par des canards. C’est un Japonais, Takao Furuno, voulant au début des années 1980 passer à l’agriculture biologique, qui découvre dans un vieux livre d’histoire qu’il était auparavant courant de faire patauger des canards dans les rizières. Les canards, sans consommer le riz, se nourrissent des ravageurs (insectes et limaces) et des mauvaises herbes.

L’utilisation des canards permet non seulement d’augmenter le rendement du riz de 20 à 50% mais aussi facilite le travail de l’agriculteur. Le « le riz au canard » s’est depuis répandu en Asie (Corée du Sud, Vietnam, Philippines, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie) et en 2011, des chercheurs de L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Montpellier ont testé cette méthode en Camargue et ont démontré son succès dans les rizières Camarguaises.

Selon, les chiffres de l’ONCFS, les populations des canards colverts sont en augmentation en Europe et cela peut que nous réjouir : le malonage a encore de longues années prospères devant lui et le riz au canard peut continuer à se développer.

(mis en ligne le 14/01/2016)

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LES CHIENS « BANKHAR » DE MONGOLIE

Bankhar dogLa Mongolie, un territoire constitué de 79% de steppes, devient, depuis des décennies, un véritable désert. Le phénomène de désertification est causé par le changement climatique et le surpâturage des terres, (un surpâturage dû à l’économie du pays et l’augmentation de sa population). Un phénomène qui a eu pour effet de bouleverser les pratiques des nomades de bergers. Ils sont maintenant à la recherche de nouvelles prairies et ilscolonisent ainsi les montagnes. Ces dernières sont de véritables dangers pour leur bétail car elles regorgent de nombreux grands carnivores : loups, léopards de neige, renards, aigles, et ours bruns. Ces prédateurs, n’ayant plus de proies naturelles abondantes, s’attaquent régulièrement au bétail, provoquant de lourdes pertes économiques aux éleveurs. Pour éviter toute perte, les bergers augmentent la taille de leur bétail et tuent les carnivores à l’aide de pièges et de poisons. Cependant, le comportement des bergers, pour face aux prédateurs, menacent l’écosystème des steppes et la conservation des grands carnivores.

Quelle est donc la solution pour protéger le bétail sans menacer à la fois la conservation des prédateurs et l’écosystème ? En tant que chasseur vous devez connaitre les aptitudes qu’un chien possède. Vous ne serez donc certainement pas étonnés si je vous dis que la solution réside dans une race de chien : le dogue de Mongolie (Bankhar)

Le dogue de Mongolie est une race naturelle des steppes de Mongolie destinée à protéger le bétail. Ces chiens sont très athlétiques et peuvent atteindre jusqu’à 84 cm à l’épaule. Ils sont élevés pour faire fuir les prédateurs et n’hésiteront pas à les attaquer, si nécessaire. L’occupation Soviétique, entre 1920 et 1960, a fait oublier toutes les connaissances liées à son élevage et usage. Maintenant, ils sont très rares et se croisent de plus en plus avec le dogue du Tibet.

Bruce Elfström, un biologiste fasciné par les problèmes environnementaux en Mongolie, est persuadé que ces chiens et leur grande aptitude de protéger le bétail, peuvent être une des solutions pour résoudre le problème de conservation des prédateurs et pour lutter contre les problèmes environnementaux. En redonnant aux nomades des dogues de Mongolie, ils n’auront plus aucune raison d’attaquer les grands prédateurs des montagnes et de posséder un surplus de bétail. Grâce à sa fondation, « Mongolian Bankhar Dog Project », créée en 2011, Bruce Elfström peut, dès à présent, réintégrer ces chiens dans la culture Mongole.

Cette étude de cas montre, que ça soit en Mongolie ou ailleurs, que les chiens font partie du patrimoine culturel des Hommes et qu’ils ont un rôle crucial à jouer dans notre société.

Il est donc important pour une nation de conserver son héritage canin. Ceci est d’autant plus vrai en France, où le rôle du chien est essentiel dans de nombreux modes de chasse.

(mis en ligne le 31/12/2015)

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7 NOUVELLES RÉGIONS, 7 NOUVEAUX INTERLOCUTEURS

POUR LE MONDE DE LA CHASSE 

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Les Régionales sont passées, voici maintenant les nouveaux préfets pour ces sept nouvelles régions, nommés par décret du 17 décembre 2015. Avec la remontée du pouvoir en matière de chasse du département à la région, ces nouveaux interlocuteurs prennent soudain une nouvelle importance pour le monde de la chasse :

  • préfet de la région Alsace­Champagne-Ardenne­Lorraine, préfet de la zone de défense et de sécurité Est, préfet du Bas­Rhin (hors classe) ­ M. Stéphane FRATACCI
  • préfet de la région Aquitaine­Limousin-Poitou­Charentes, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud­Ouest, préfet de la Gironde (hors classe) ­ M. Pierre DARTOUT
  • préfet de la région Auvergne­Rhône-Alpes, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud­Est, préfet du Rhône (hors classe) ­ M. Michel DELPUECH
  • préfète de la région Bourgogne-Franche­Comté, préfète de la Côte­d’Or (hors classe) ­ Mme Christiane BARRET
  • préfet de la région Languedoc­Roussillon-Midi­Pyrénées, préfet de la Haute­Garonne (hors classe) ­ M. Pascal MAILHOS
  • préfet de la région Nord ­ Pas­de­Calais-Picardie, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord (hors classe) ­ M. Jean-François CORDET
  • préfète de la région Normandie, préfète de la Seine­Maritime (hors classe) ­ Mme Nicole KLEIN

Il faut aussi y ajouter l’arrivée d’un huitième préfet, successeur de Michel JAU qui va prendre sa retraite en début 2016 :

  • préfet de la région Centre­Val de Loire, préfet du Loiret (hors classe) ­ M. Nacer MEDDAH (Sologne)

(mis en ligne le 22/12/2015)

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LES CERFS BLANCS DE SENECA

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La légende de Saint-Hubert dit qu’un jour de printemps, dans la forêt d’Andage, le seigneur Hubert, lors d’unesortie de chasse, vit un cerf dix-cors entièrement blanc. Mais savez-vous que les cerfs blancs existent réellement ?

Les cerfs blancs sont des cerfs élaphes qui ont un pelage entièrement blanc due à une mutation génétique, appelée le leucistisme. Il ne faut pas les confondre avec les cerfs albinos, qui eux ont les yeux rouges.

Certes, les cerfs blancs sont le fruit de plusieurs légendes et représentent un symbole dans certaines cultures, comme chez les amérindiens qui considèrent tout animal blanc sacré et sont furieux quand l’un d’eux est abattu, mais leur pelage blanc est en réalité un désavantage. Le blanc attire davantage les yeux des prédateurs et des chasseurs. C’est donc seulement à l’intérieur d’aires protégées que vos chances d’apercevoir un cerf blanc sauvage sont élevées.

La plus grande population de cerfs blanc sauvage se trouve dans l’ancien dépôt de munitions de Seneca (dans l’Etat de New-York). Le site est occupé, jusqu’en 2016, par le Corps des Ingénieurs de l’armée des États-Unis. Il est fermé depuis 1941 par une clôture. La population des cerfs élaphe en a profité pour augmenter dépassant même très vite la capacité d’accueil du site. C’est pour cela que dans les années 1950, l’armée a autorisé les chasseurs à en prélever à une seule condition de ne pas toucher aux cerfs blancs, causant une sélection naturelle des gènes causant le leucistisme. La population des cerfs blancs atteint aujourd’hui plus de 200 individus. Néanmoins, leur population est menacée, puisque après 2016 le Corps des Ingénieurs de l’armée des États-Unis, qui loue les lieux à l’Agence de Développement Economique et Industriel du Comté de Seneca (SENIDA) depuis 2010, quittera les lieux.

La préservation des cerfs blancs de Seneca, mais aussi de l’intégralité de la biodiversité, dépendra de ce que SENIDA a comme futurs projets. Néanmoins, l’objectif de cette agence, étant d’attirer de nouvelles entreprises dans la région, elle est en train de préparer un projet de vente des terrains qui a causé une levée de boucliers de la part de nombreuses organisations. Beaucoup d’éleveurs quant à eux sont intéressés par ces terrains.  Le risque de voir cette population disparaitre peut devenir une réalité.

(mis en ligne le 17/12/2015)

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LES APPLICATIONS MOBILES

Les chasseurs profitent des avancées technologiques. Caméras de surveillance, vision nocturne, collier GPS, téléphone portable sont devenus des aides de chasse. Depuis peu, les smartphones sont de la partie.

Certes on trouve beaucoup de jeux tels que DeerHunter et autres, mais on voit apparaître d’autres thèmes. Grâce aux nouvelles applis qui sont en train de se développer les chasseurs peuvent maintenant s’informer et trouver de l’aide, via par exemple les applis des FDC donnant des informations locales ou celle de la FNC permettant de s’entrainer pour le permis. Les concepteurs ont également sorties des applis qui créent un réseau social entre chasseurs, telles que Naturapass. Elles deviennent de véritables aides pour la chasse, grâce à l’intégration du GPS et de la cartographie, en même temps qu’un réseau social où il est possible de discuter et échanger des photos en temps réel.

Chaque pays adapte leurs applications à leur communauté de chasseurs. Par exemple, Zone Chasse, qui guide les chasseurs québécois et ScoutLook Hunting qui aide les chasseurs américains à planifier leur journée de chasse. Mais à quand une application connue de tous et qui relie les chasseurs du monde entier ?

Un ChasseBook en sorte…

(mis en ligne le 26/11/2015)

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LA TECHNOLOGIE : UNE SOLUTION CONTRE LES COLLISIONS AVEC LES ANIMAUX SAUVAGES

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Ce n’est plus étonnant étant donné ce que l’homme réussi à réaliser de nos jours, mais cette invention reste toute de même innovante et impressionnante.

Volvo, la firme automobile suédoise, a annoncé début novembre une technologie, appelée « Animal Detection », qui permettrait d’empêcher toutes collisions avec les kangourous. Le principe du système est d’équiper leur prochaine Volvo XC90 d’un détecteur (caméra + radar) qui dès la présence d’un kangourou sur la route enclenche un freinage d’urgence. Ce système vient tout droit de Suède. Les ingénieurs là-bas l’ont développé pour gérer les collisions avec les élans, les cerfs et les vaches. Cette technologie se base sur l’analyse du comportement de ces animaux. Malheureusement, le système n’est pas encore adapté au petit gibier comme le sanglier. Seuls les grands animaux peuvent être pour le moment détectés. Attendons encore quelques années.

La firme Volvo n’est pas la seule à se pencher sur le sujet. L’université de Floride a présenté en juillet un autre système : Roadside Animal Detection System. Il consiste à illuminer les panneaux de signalisation pour avertir les conducteurs dès qu’un animal met une patte sur la route, le détectant à l’aide de capteurs infrarouges.
Une autre alternative, DeerDeter, imaginée par JAFA technologies, est d’éloigner la faune des routes. Des panneaux de signalisation ou de piquets bordant les routes émettraient un signal sonore et des flashs lumineux dès que des feux de voiture seront détectés.

(mis en ligne le 26/11/2015)

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ASSURANCE : COLLISION GRAND GIBIER – 27 octobre 2015

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Êtes- vous bien assuré en cas de collision avec un animal sauvage ?

Vous avez sûrement déjà vu un grand gibier au bord ou traversant une route. Si ce n’est pas encore le cas, cela arrivera un de ces jours. En effet, sur les 20 dernières années la population du grand gibier ne cesse de proliférer : la population des sangliers a augmenté de plus de 200% ! Les collisions ont aussi lieu de plus en plus en milieu urbain. Fini le cerf sur une petite route de campagne, maintenant c’est un sanglier près de chez vous.

Si vous êtes propriétaire d’une voiture soyez certain d’être bien assuré car les dommages matériels peuvent coûter cher. De plus, depuis 2010, la procédure en cas de collision a changé. Le fond de garantie des assurances obligatoires de dommages intervient seulement pour les dommages corporels.

Qu’en est-il pour les dommages matériels ? C’est votre assurance personnelle qui vous indemnisera, mais encore faut-il avoir la bonne. Si vous êtes « au tiers » vous n’êtes pas indemnisé et si vous êtes «multirisques» ou «Dommages tous accidents» vous risquez dans certains cas un malus.

Si vous avez la malchance d’être rentré en collision avec un animal n’oubliez pas, en plus de prévenir les autorités et votre assurance, de garder des preuves en prenant des photos de votre véhicule et de l’animal pour votre assureur.

Vous trouverez un article plus détaillé dans la revue « Saint-Hubert » numéro 118 sortie le 20 octobre 2015, consacrée aux assurances chasse et forêt.

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UN DIMANCHE A LA CHASSE

Dimanche à la chasseSMAvez-vous des amis non-chasseurs ? Pourquoi ne pas les inviter à découvrir ce qu’est la chasse.

Cette année encore, l’opération Un Dimanche à la Chasse ouvre les portes à ceux qui désirent en savoir plus sur la chasse. L’idée est d’accueillir des non-chasseurs, le temps d’une partie de chasse, et de partager ensemble un moment de convivialité.

L’opération « Un Dimanche à la Chasse » est réservée aux non-chasseurs qui peuvent s’inscrire auprès de leur département de prédilection dans la limite des places disponibles.

En 2015, 51 départements participent à cet évènement.

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VISITE DU MUSÉE CYNÉGÉTIQUE DE GIEN

Le 08 juin 2017, le Saint Hubert Club de France organisait pour ses membres une visite découverte du Château-Musée de Gien consacré à la chasse, l’histoire et la nature en Val-de-Loire. Édifice construit à la demande d’Anne de Beaujeu, au XVe siècle, le musée a récemment rouvert à la suite de travaux de rénovation exceptionnels. Aujourd’hui superbement aménagé, la visite, fluide et agréable, permet de découvrir un patrimoine incontournable du monde cynégétique.

Nous avons été séduits par ce lieu qui illustre admirablement la passion des amoureux de la nature et de la chasse. Chasse à tir, vènerie, fauconnerie, salle de trophées majestueuse, chaque pièce, chargée d’histoire, recèle de collections uniques françaises, indiennes, arabes, britanniques, etc., tantôt renouvelées par d’autres œuvres de la réserve.

Par ailleurs, comme l’a souligné le Président Scherrer, les liens qui unissent le Saint-Hubert Club de France et le Musée International de la Chasse de Gien sont aussi étroits qu’anciens. Ainsi, dès 1952, la Revue Le Saint Hubert, dans son numéro du mois de mai…

« se réjouissait de l’annonce de l’ouverture de « notre musée » (…). La chasse à Tir et la Fauconnerie – art qui n’est pas mort – vont pouvoir grouper leur histoire, leurs héros, leurs peintres, leurs armes, leurs œuvres d’art, leurs trophées, en un magnifique ensemble qui sera l’œuvre de tous les chasseurs de France. » Et de préciser : « C’est aux chasseurs qu’il appartiendra de garnir les murs et de remplir les vitrines, puisque ce Musée est leur Musée ».

Les membres du Saint Hubert ont eu le plaisir d’être reçus par le Sénateur Cardoux, Président de l’Intergroupe Chasse au Sénat et Président des Amis du Musée de Gien qui leur a fait part de sa volonté de donner à ce musée tout le lustre qu’il mérite, et a formulé le souhait d’intégrer un Administrateur du Saint Hubert au sein du Conseil d’Administration des Amis du Musée.

 


LE SAINT HUBERT RECRUTE POUR UNE MISSION DE SERVICE CIVIQUE !

Le Saint Hubert recrute pour une mission d’intérêt général de communication et de sensibilisation sur la chasse durable et la biodiversité

Ce contrat d’engagement de Service Civique est pour une durée de 8 mois, le (la) volontaire sera basé(e) au siège social du Saint Hubert à Paris.

Type de mission :

- Contribution aux réflexions sur la gestion durable de la faune sauvage et de ses habitats.

- Valorisation d’articles sur la contribution de la chasse au développement durable dans la revue du Saint-Hubert,

- Promotion et communication de ces thèmes sur Facebook et le site du Saint Hubert.

- Contribution au développement de la branche Jeunes Saint Hubert et ses événements

- Sensibilisation du grand public, de l’administration, des élus, des chasseurs et autres acteurs de la ruralité à la gestion durable de la faune sauvage et de la biodiversité par l’organisation événements et la création de documents de communication

- Contribution à un colloque sur le sujet de la gestion durable et des grands organismes de gestion de la faune et flore sauvages dans le futur

- Connaissance Word, Excel ou équivalent nécessaire

Si vous avez moins de 26 ans et que vous êtes intéressé, vous pouvez soit nous envoyer votre candidature directement, soit passer par les sites suivants (Intitulé du poste : assistant gestion de projets et communication autour de la biodiversité) :

http://www.service-civique.gouv.fr/

http://www.reseau-tee.net/

11/05/2017


COLLOQUE CHASSE ET RÉGION, UN NOUVEAU DÉFI – 27 FÉVRIER 2017

Bandeau pour site internet

« Régionalisation, un nouvel horizon pour la chasse »

Placé sous le haut patronage de Gérard Larcher, Président du Sénat

 En quelques années, la Région est devenue l’échelon de base des politiques concernant l’environnement, la biodiversité et la chasse.

L’Etat y a concentré ses compétences : gestion des fonds européens, aménagement durable du territoire, application de la charte de décentralisation, structuration autour de commissions régionales (forêt-bois, patrimoine naturel, biodiversité, sanitaire…).

Cette « révolution silencieuse » est un nouveau défi pour le monde de la chasse, traditionnellement plus tourné vers l’échelon départemental. L’ambition de ce colloque était donc de mesurer l’impact de ces bouleversements sur les structures cynégétiques associatives et publiques.

La création des 13 nouvelles régions pousse les FDC et FRC à redéfinir ensemble une nouvelle répartition des rôles. Sujet que conseillers régionaux, présidents de FDC et FRC ont traité lors de tables rondes extrêmement intéressantes, présentant différents projets mis en place par certaines régions – Hauts-de-France, Occitanie notamment. Il a également été question des objectifs à atteindre pour que la chasse se fasse une véritable place tant au niveau départemental que régional, en mettant l’accent sur le sanitaire, la sécurité et la biodiversité. Un enjeu de taille.

Nous remercions chaleureusement tous les intervenants pour leurs contributions passionnantes.

Le prochain numéro de notre revue Le Saint Hubert, le N°124, sera consacré entièrement à ce colloque.

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DÉCÈS DE MONSIEUR EYMAR-DAUPHIN, PRÉSIDENT DE LA SCC ET ADMINISTRATEUR DU SHCF

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de Monsieur Christian Eymar-Dauphin, Président de la Société Centrale Canine et Administrateur du Saint Hubert Club de France. Le Saint Hubert Club de France présente ses condoléances à sa famille et aux membres de la Société Centrale Canine. Nous avons été très sensibles au soutien que le Président Eymar-Dauphin a toujours apporté au Saint Hubert et nous lui en sommes très reconnaissant, en Saint Hubert.

05/01/2017


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APERO-PHILO – 6 octobre 2016

Le Saint-Hubert Club de France a le plaisir de vous inviter à son prochain  Apéro Philo

lors duquel le nouveau Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, Monsieur Willy Schraen, interviendra sur le thème :

 «Quelle gouvernance pour la chasse et quel rôle pour la FNC en France?»

 C’est un grand plaisir pour le Saint Hubert Club de France d’accueillir le nouveau Président de la Fédération Nationale des Chasseurs à cet évènement.

Cliquez ici pour vous inscrire



anniversaire SHCFS

Le Saint Hubert Club de France fut créé début 1902 avec pour mission de protéger la chasse française contre le braconnage.

Au début du 20e siècle les braconniers sont si bien organisés et armés, et la justice peu active, que de nombreux grands propriétaires donnent l’ordre à leurs gardes de se contenter de lever les collets trouvés pour ne verbaliser qu’en cas de prise en flagrant délit, ne voulant pas voir leurs gardes risquer leur vie pour arrêter des braconniers qui seront de toute façon vite relâchés.

A la différence des chasseurs, les braconniers se sont organisés en associations parfaitement disciplinées disposant d’une caisse de retraite, d’une caisse de secours mutuel pour les indemniser en cas « d’incapacités de travail » et subvenir aux besoins des veuves et des orphelins. Pour mémoire, la France compte alors environ 500 000 chasseurs avec permis, permis instauré par la loi de mai 1844.

La lutte anti-braconnage commençant par l’éducation, une des premières actions du club sera d’adresser une lettre à tous les instituteurs de France et des colonies, avec l’autorisation du Ministre de l’Instruction Publique, pour leur demander d’apprendre aux enfants que la chasse est une richesse nationale qui a besoin d’être protégée, qu’ils doivent être des conservateurs de la nature avant d’être des destructeurs !

Au fil de ses 115 ans d’existence, le club a fait bien plus, devenant le creuset d’une chasse française moderne et durable. Première association reconnue d’utilisé publique en 1904, le Saint-Hubert est ainsi une des plus anciennes associations cynégétiques de France et d’Europe et sa revue a joué un rôle majeur d’information, de promotion et de pédagogie de la chasse française depuis 115 ans.

Ses adhérents sont son coeur et sa force et le Saint Hubert Club de France profite de cet anniveraire pour les remercier pour leur fidélité et leurs contributions.

« Avant 1844, la France était peut-être le pays le plus giboyeux d’Europe, il sera bientôt transformé en désert cynégétique par le braconnage »
Comte de Clary – Président du Saint Hubert Club de France – 1903

 


 

VISITE – DÉCOUVERTE DU SHOWROOM FORT ROYAL  – 8 juin 2016

20160608_190430 smAu sein du showroom FORT ROYAL

Les membres du Saint Hubert Club de France ont eu la chance de pouvoir visiter le salon d’exposition « Fort Royal » de la maison Darne à l’invitation de son Président Jacques Bolelli..

Situés à Saint-Etienne, berceau de l’armurerie française, les ateliers de Darne ont produit au cours du XXième siècle plus d’un million de fusils et de carabines express. La culasse coulissante et les canons fixes de leurs armes leur confèrent une élégance toute particulière appréciée de leurs utilisateurs autant que pour leur rendement balistique, leur parfait équilibre et leur fiabilité de mécanisme. Rachetée par Fort Royal en 2013, Darne relance aujourd’hui sa production sur le créneau des armes fines de luxe entièrement artisanales et sur-mesure.

Reçus par Jacques Bolleli qui leur a présenté le groupe Fort Royal et la Socité nouvelle des Armes Darne, les membres du SHCF ont eu le plaisir, non seulement d’admirer mais aussi de manipuler anciens et nouveaux fusils et carabines.


APERO-PHILO – 18 mai 2016

Chasse et forêt 2 small

Apéro philo « CHASSE ET FORET, MARIAGE OU DIVORCE ? » le 18 mai 2016 à 18h30 présenté par Antoine d’AMECOURT, Président du Centre national de la propriété forestière et de France Sylva, Syndicat des propriétaires forestiers privés.

Chaque trimestre, le Saint-Hubert Club de France organise des apéros-philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.

Vous trouverez les notes dans la revue le Saint Hubert n°121.


SALON DE LA CHASSE DE RAMBOUILLET – 1 au 3 avril 2016

Rambouillet 2016

La 20ème édition du salon de la Chasse de Rambouillet est finie.
Le Saint Hubert remercie tous ceux et celles qui sont venus sur son stand malgré les nombreuses distractions dans ce superbe salon.

L’équipe du SHCF, Caroline Thibaudeau, Mikael Rellier, Annie Charlez et Antoine Lorgnier du Mesnil, a présenté le Saint Hubert Club de France, ses nombreux évènements, son rôle d’éclaireur de la chasse durable, répondu aux questions et discuté avec des passionnés, dont beaucoup sont repartis avec un bulletin d’adhésion au Club ou à la revue, et sous le bras notre Guide Juridique.
Les Jeunes Saint Hubert aussi ont plu s’il faut en croire les nombreux jeunes chasseurs avec qui Mikael, responsable de la communication des JSH, a discuté. Olivier d’Ussel, le président de cette nouvelle branche du Saint Hubert était aussi présent sur son stand, Culture Chasse, et a de son côté présenté les JSH à de futurs membres.
Et un grand merci aussi à toute l’équipe du Salon, à qui nous devons cette superbe 20ème édition.


PLONGÉE DANS LES ARCHIVES DU SAINT HUBERT…

Tranchée de 14-18Il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun, la plus longue bataille de la Grande Guerre et l’une des plus meurtrières. Au milieu de ces combats, seules les lettres leur permettaient de s’évader un moment des horreurs de la guerre. Nous partageons avec vous une lettre envoyée par un membre du Saint Hubert Club de France qui était au front.

Source : Bulletin du Saint Hubert n°5 – 1er novembre 1915

« Nous avons reçu d‘un de nos adhérents, actuellement au front, la lettre suivante que nous nous empressons d’insérer:

Mon cher Président, je crois, devoir, en ce qui concerne l’effet des explosifs sur la nidification des oiseaux et l’élevage de leurs jeunes, vous envoyer quelques observations faites au cours des longues journées passées en plein air.

J`ai trouvé cet été dans une oseraie, un nid de ces gros émouchets qui nichent par terre ; il contenait 5 jeunes encore couverts de leur duvet laineux.

Un crapouillot (obus) de taille honorable (88 je crois) était venu éclater à moins de 5 mètres de l’aire, pour employer le mot propre. Un de 15 c. était tombé à une douzaine de mètres, cela certainement après l`éclosion des œufs; et les jeunes ne paraissaient pas avoir souffert de la commotion, assez violente pourtant, que produisent ces engins.

Je ne me suis point trouvé dans une portion du front où le bombardement ait été assez sérieux, au moment de la nidification, pour être certain qu’aucun nid de perdrix n’a pu échapper à l’influence de gros obus éclatant dans un rayon assez restreint ; j’aurais recherché si l’on voyait beaucoup de couples seuls, ce qui aurait prouvé que les couvées avaient raté.

Tout au contraire, dans la région où je me trouve, région assez pauvre en gibier, en temps normal, il y a cette année beaucoup de perdreaux et même des lièvres, malgré le braconnage sévère auxquels se sont livrés les guerriers pendant tout l’hiver, ce qui tendrait à prouver que les chasseurs détruisent encore plus de gibier que les braconniers.

Le seul fait exact que j’aie pu constater et qui viendrait à l’encontre des observations de MM. Chérel et de Tristan est le suivant :

Me trouvant, au printemps dernier, dans une ferme, je vis une poule accompagnée d’un unique poussin. Comme j’en faisais la remarque à la fermière, elle me dit que, la veille du jour ou devait éclore la couvée, on avait fait des expériences de destruction et fait éclater à 2 ou 300 mètres de la terme un paquet de pétards de mélinite ; tous les poussins avaient été tués dans la coquille, sauf celui que j`avais vu.

J’en avais conclu qu’un gros obus contenant une charge, d`explosif analogue au paquet de pétards en question devait produire les mêmes effets, dans un rayon de 2 ou 300 mètres; mais je répète que je n’ai pu le vérifier.

Peut-être, après tout, les explosifs allemands ne produisent-ils pas les mêmes effets que la mélinite, peut-être les œufs, en plein air, sont-ils moins exposés à la commotion que dans une pièce close, comme un poulailler ; ce qui semble évident, d’après l’exemple des jeunes émouchets, c`est que les petits, une fois éclos, ne sont pas tués par une explosion même très voisine.

Mes hommes ont vu dernièrement 5 loups qui venaient boire à un étang; c’était vraisemblablement une louve et ses 4 jeunes; car ceux-ci jouaient comme de jeunes chiens.

Enfin, pour finir ce bavardage, je vous dirais que j’ai fait saisir un vaste drap de mort que j’ai aperçu dans une maison »


CRÉATION DES JEUNES SAINT HUBERT

LES JEUNES SAINT HUBERT - photo à la une

Le Saint-Hubert Club de France est heureux de vous annoncer la création des Jeunes Saint Hubert. Le Président se réjouit que les jeunes viennent jouer un rôle essentiel dans la réalisation des objectifs du club : d’être l’éclaireur des grands enjeux de la chasse durable, de la biodiversité et de la ruralité.

En complément des activités du SHCF, les JSH auront leurs propres événements. Les JSH alterneront entre des événements cynégétiques, culturels, scientifiques et de rencontres, auxquelles sont conviés chasseurs et non chasseurs, telles que :

  • Chasse
  • Apéros/dîners-éthique
  • Apéros informels
  • Dîner-rencontres
  • Journées découverte
  • Dégustation de vin
  • Colloque
  • Ball trapp

Pour plus d’informations, cliquez ici.


APERO PHILO – 9 mars 2016

Apéro philo armes sécurité et chasse sApéro philo « ARMES, SECURITE ET CHASSE » le 9 mars 2016 à 18h30 présenté par Françoise PESCHADOUR, Directrice Adjointe à la FNC et Yves GOLLETY, Président de la Chambre syndicale Nationale des Armuriers de France

Chaque trimestre, le Saint-Hubert Club de France organise des apéros-philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.

Pour plus d’information cliquez ici


CAFE-PHILO – 2 décembre 2015

CAROUSSEL Oiseaux migrateurs2Café philo « CHASSE ET OISEAUX MIGRATEURS » le 2 décembre 2015 présenté par Giovanni Bana, Président de la FEIN (Fondazione Europea il Nibbio) et Jacques Trouvilliez, Secrétaire exécutif de l’AEWEA (Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie)

Chaque trimestre, le Saint-Hubert Club de France organise des cafés-philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.

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APERO-PHILO – 28 octobre 2015apéro philo Le cerf 28 octobre

Apéro-Philo « DU NOUVEAU SUR LE CERF ! » le 28 octobre 2015 présenté par Monsieur François Klein, Chef de l’Unité Cervidés Sanglier, Direction de la Recherche et de l’Expertise, ONCFS

Le Saint-Hubert Club de France organise son premier apéro philo pour permettre aux adhérents et aux sympathisants de réfléchir ensemble aux grands enjeux de la chasse en compagnie de philosophes, de sociologues ou de scientifiques. Après l’intervention du conférencier, le débat est ouvert avec la salle.


COLLOQUE ANNUEL – 18 MAI 2015

 » ENSEMBLE, VAINCRE LES NOUVEAUX BRACONNIERS DE LA NATURE »

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L’augmentation constante des populations humaines réduit les espaces encore naturels de notre planète. La conquête par l’homme de nouveaux territoires conduit à leur artificialisation du fait des besoins en habitat et en productions industrielles, agricoles, forestières et halieutiques.

Les sanctuaires de la nature se réduisent et les derniers animaux sauvages qui y vivent sont trop souvent massacrés à des fins mercantiles, notamment pour alimenter à prix d’or des pharmacopées asiatiques relevant du charlatanisme.

Le braconnage de ces espèces est considéré comme le quatrième marché illégal au monde, juste après le trafic de drogue, la traite des êtres humains et la contrefaçon. Les « braconniers de la nature » sont devenus une des menaces principales sur les espaces et les espèces, mais aussi sur les femmes et les hommes qui en tirent légitimement leurs moyens de subsistance.

Face à un tel enjeu, le Saint-Hubert Club de France organise avec ce colloque international, un débat sans tabous sur les moyens de lutter avec plus d’efficacité contre les nouveaux braconniers de la nature.

Dans la droite ligne de sa vocation d’éclaireur de la chasse durable, de la biodiversité et de la ruralité, il prend ainsi une position novatrice dans le vaste débat lancé récemment dans le monde anglo-saxon sur le concept de « Wildlife crime ».

Pour combattre cette menace, les moyens existent et les résultats les plus encourageants méritent d’être connus afin d’aider à une prise de conscience tournée vers l’action. L’agression de la nature et des espaces ruraux peut en effet se voir opposer des mesures simples et efficaces.  Il est aussi, partout dans le monde, démontré que les méthodes de chasse durable et l’engagement tenace des chasseurs, des pêcheurs et des utilisateurs de la nature à sauvegarder la faune terrestre et aquatique constituent un puissant facteur de protection du patrimoine faunistique et naturel de la planète.

Tel est l’objectif que nous souhaitons atteindre par ce colloque international : établir un diagnostic partagé, mais aussi imaginer les moyens qui doivent être mis en œuvre pour lutter ensemble contre les « nouveaux braconniers de la nature ».

 

Silence… On chasse

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Autorisé dans certains pays d’Europe, le silencieux sur les armes de chasse reste interdit en France. L’apparition de nombreux outils technologiques comme les téléphones portables ou les GPS à la chasse relance le débat parmi les chasseurs dans une société en pleine évolution.

Durant ce café-philo « Silence…On chasse », la question, ainsi que celle plus large de l’utilisation de ce genre de technologies, seront abordées par Monsieur BEDARIDA, Président de l’ANCGG et Administrateur du SHCF ainsi que Monsieur GOLLETY, Président de la Chambre Syndicale Nationale des Armuriers de France.

 

Le rendez-vous est fixé à 8h30 au restaurant « Le chien qui Fume », 33 rue du Pont Neuf, 75001 Paris

Entre les lignes… Après la chasse, les livres !

entre les lignes cercleRetrouvez les plaisirs de la lecture dans notre sélection !

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Des thèmes variés tel que l’aventure et les voyages, la biodiversité et la nature, la musique, la cuisine, le dessin et bien sûr, la chasse, y sont représentés à travers livres et DVD, pour votre plus grand plaisir.

Vous retrouverez ces œuvres et bien d’autres dans la rubrique « Après la chasse » de la revue « Le Saint-Hubert ».

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Pour la sortie du Saint Hubert 123, célébrant les 40 modes de chasse en France, nous vous présentons ce livre de souvenirs de la chasse : 

Dans le lit de la Lézarde

116 - Dans le lit de la LézardeThierry Delfosse et Henri Daubenfeld

 

Henri Daubenfeld, surnommé Riton, aurait pu être Viking s’il n’avait vu le jour il y a seulement un siècle en l9l9 et si ses grands espaces de conquêtes maritimes ne s’étaient limités a la baie de Seine ou le lit de la Lezarde fut son berceau.

Marin de naissance, pêcheur, chasseur de passion et de profession, Riton a connu depuis toujours bien des aventures en quête de tous les oiseaux d’eau qui peuplent le domaine du bord de mer.

Sur les flots a bord d’un doris ou d’un punt, sur la grève, au marais ou au gabion, il a tout vu, tout vécu mais n’avait rien raconté de ses chasses jusqua une rencontre heureuse avec un homme de plume, notre confrère Thierry Delfosse qui lui seul pouvait gagner la confiance de Riton et recueillir en confidence les souvenirs de

plus de huit décennies de chasse.

ll fallait bien la sensibilité d’un sauvaginier de coeur et journaliste de talent comme lui pour savoir saisir et transcrire toute la sincérité du propos paysan de Riton.

0uel parcours rustique, atypique et authentique a suivi cet homme solide comme un roc et pétri d’humanité. Venu d’un autre age où sur l’estuaire de la Seine on chassait pour vivre, Riton a traversé un siècle en tirant tous les gibiers d’eau possible, bravant tous les dangers et quelques interdits.

Ce livre est un beau témoignage sur un pays et ses hommes. Plonger dans le lit de la Lézarde, non pas dans les flots glacés comme Riton y fut parfois contraint, mais dans les pages de ce livre, c’est retrouver un peu de la chaleur passée de nos raciness provinciales.

Avec Henri Daubenfeld et Thierry Delfosse, c’est aussi retrouver la joie de vivre dans ce cadre merveilleux de la baie de Seine avant qu ‘elle ne soit « dénaturée ›› par la civilisation et l’industrie, avec la complicité muette et grassement payée de ceux qui ont prétendu le protéger et qui se sont ensuite retournés contre les chasseurs pour camoufler leur vénale incompétence

JR

Versico/or Éditions – 296 pages -25 €

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Les têtes bizardes du Cerf

103 - Les têtes bizardes du CerfsDocteur Alain François

A la lecture de son précédent ouvrage Les têtes bizardes du chevreuil, on pouvait penser que le docteur Alain François, nous avait livré tous les secrets sur les malformations et déformations des trophées de ce petit cervidé.

C’était sans compter sur la passion, la science et le savoir du président de l’ANCGG (Association nationale des chasseurs de grand gibier) qui nous apporte un nouvel ouvrage tout aussi incroyable, consacré cette fois au cerf.

Alors que l’on imagine le cerf, toujours majestueux et portant belle ramure aux bois réguliers sur le haut de la tête, voici que lorsque Alain François s’y intéresse, c’est pour nous montrer les trophées les plus tordus ou biscornus.

Réunir toutes ces photographies de têtes bizardes de cerfs était déjà un énorme travail de compilation qui a ensuite nécessité un classement, une analyse et une mise en forme dont le contenu est admirable.

Au sens propre du terme, cet ouvrage est extraordinaire pour tout ce qu’il dévoile d’insolite et d’inattendu sur les têtes bizardes des cerfs.

Car si la photo est saisissante, il ne faut pas oublier qu’Alain François est docteur, radiologue, et qu’il sait à merveille mettre à profit son savoir scientifique et ses connaissances cynégétiques pour expliquer médicalement les causes naturelles de toutes ces bizarreries. Que ces anomalies soient esthétiques et qu’elles relèvent d’un traumatisme, d’une blessure, d’une lésion, ou de l’âge, Alain François sait en dévoiler certains secrets et nous raconter le cours parfois mystérieux de la nature.

L’intérêt de ce travail présenté à travers des centaines de photos est évident et nul n’est besoin d’être passionné par le cerf pour se plonger dans cette découverte inattendue. JR

Dr Alain François (tél : 03 29 78 52 20)  – 152 pages – 45 €

Par Jacques Reder

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La chasse verte

113 - La chasse vertesGérard Pasquet

 

Vingt ans déjà, et le propos de Gérard Pasquet sur La chasse verte garde toute sa pertinence, comme la démonstration de la vision sage d’un homme raisonnable sur ce que doit être la chasse durable.

Spécialiste du petit gibier, Gérard Pasquet y pense avec passion mais en parle avec raison quand il s’adresse aux gestionnaires de territoires de chasse pour leur prodiguer les conseils avisés sur les aménagements à entreprendre pour aider à la conservation du petit gibier et de ses habitats.

Etayé de réflexions et de recommandations très concrètes, illustré de dessins bien adaptés, ce livre technique est un vrai guide pratique riche de toute l’expérience d’un homme qui est aussi « de terrain ». En s’adressant aux chasseurs mais aussi aux agriculteurs, aux forestiers, aux pêcheurs, aux naturalistes, il explique comment des aménagements simples permettent de restaurer ou de recréer des milieux favorables à la petite faune sauvage. Pour Gérard Pasquet, qui a été administrateur du Saint-Hubert Club de France, il faut gérer la nature en « bon père de famille » : valoriser, sauvegarder et utiliser raisonnablement les richesses. Là est la chasse durable, la chasse verte. JR

Montbel – 298 pages – 24 €

Par Jacques Reder

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La cuisine du gibier – Les bas morceaux


113 - La cuisine du gibier-Les bas morceauxsAntoine Soulié

 

A côté des traditionnelles pièces de gibiers qualifiées de nobles car elles sont cuisinées en rôti et présentées entières, il existe sur la carcasse de l’animal d’autres parties dénommées bas morceaux qui n’ont pas la même valeur mais qui méritent cependant qu’on s’y intéresse.

Tel est le travail entrepris par Antoine Soulié qui nous livre quelques dizaines de recettes pour accommoder ces morceaux trop souvent négligés et dont la préparation exige une cuisson longue et douce qui dévoilera des saveurs de plats mitonnés.

Illustrées de photos couleur alléchantes et décrites avec précision, ces recettes vont porter dans nos assiettes des morceaux inhabituels : jarret, épaule, collier, travers, abats, cuisinés sous des formes originales qui permettront de savourer tout son gibier sans en rien laisser. JR

Gerfaut –  128 pages –  27 €

Par Jacques Reder

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                                La chasse – Le vrai du faux

EPSON MFP imageFrédéric Denhez

 

Voilà 150 pages qui se lisent vite pour 25 chapitres qui abordent sans détour bien des sujets relatifs à la chasse : aux modes de chasse, aux gibiers, à ceux qui les traquent ou à la nature qu’il faut partager.

Frédéric Denhez est titulaire d’un DESS ingénierie de l’environnement, un sujet qu’il traite souvent comme écrivain, journaliste ou conférencier. Après le nucléaire et les OGM, il a voulu analyser le vrai du faux (ou est-ce le faux du vrai) de la chasse en avouant que : « Assurément, avec ce livre personne ne sera d’accord ».

Pourtant il a effectué son travail de journaliste avec une objectivité certaine, essayant de s’en tenir aux faits, faisant la part des choses de ce que chacun lui exposait ou qu’il découvrait.

Certes, on pourrait parfois lui reprocher d’être superficiel, ou d’être dans l’à peu près, voire de faire quelques confusions  de termes ou de chiffres relevant de la seule chasse, mais au moins évoque-t-il les sujets sans a priori ou parti pris.

Ainsi l’éventail est largement ouvert qui lui permet de parler du gibier d’eau comme des bébés phoques, de la chasse en montagne comme des réserves africaines, de l’ours et du lynx comme des faisans d’élevage, des sangliers en surnombre comme de la protection des zones humides, de la sécurité ou des dates d’ouverture.

Frédéric Denhez expose ce qu’il a découvert et ne juge la chasse que pour tenter de l’expliquer et non de chercher à la critiquer pour l’interdire.

Alors, s’il affirme un certain pessimisme concernant l’avenir de la chasse, au moins s’applique-t-il à indiquer aux chasseurs des pistes favorables pour une évolution positive en leur disant en particulier que : « Hormis les fous furieux de l’abolition de la chasse et les adeptes de la zoolâtrie érigée en religion, ce ne sont pas les écolos qui les menacent… Chasseurs et contemplateurs de la nature ont le même ennemi : notre société si peu naturaliste. »

On ne peut pas affirmer qu’il y a le bien et le mal ou le vrai et le faux à propos de la chasse. Elle existe et, raisonnable, doit être expliquée. Comme l’affirme encore Frédéric Denhez : « L’avenir de la chasse se trouve dans son dialogue avec la société. Dans un partenariat permanent, si évident, avec les écologistes et les autres usagers de la nature ». JR

Delachaux et Niestlé – 156 pages – 13,90 €

« Finalement, le chasseur serait moins hypocrite que nous. Il exprime ses émotions, son éventuel mal-être, son stress, ses angoisses, par sa quête d’un gibier qu’il tuera éventuellement, sans état d’âme. N’a-t-il pas de la chance ? Il se confronte à la mort que nous ne voulons plus voir, parce qu’il la donne. Il assume tellement sa part d’animalité qu’il prend plaisir à chercher son gibier, parce que c’est ainsi : nous sommes des carnivores, des sanguins, des animaux prédateurs qui avons le droit de donner la mort selon notre bon vouloir. Et le chasseur le fait à visage découvert… Le chasseur reste lui-même lorsqu’il sort son fusil… »

GHSA : Bernard Vallat rencontre Barack Obama

Dans le cadre du Global Health Security Agenda (GHSA) qui s’est tenu le vendredi 26 septembre à Washington, nous avons le plaisir de vous informer que notre Administrateur Bernard Vallat, Directeur Général de l’Organisation Mondiale pour la Santé Animale (OIE), a été reçu par le Président Barack Obama en compagnie de Mme Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS et de M. Graziano da Silva, Directeur Général de la FAO.

Comme le colloque organisé par le Saint-Hubert Club de France le 16 septembre sur « Les maladies de la faune sauvage, santé publique et biodiversité » s’inscrit dans le cadre de cette réunion au plus haut niveau, nous serons heureux que notre Administrateur Bernard Vallat nous informe des dernières discussions au niveau mondial à ce sujet.