Chasse ouverte, Chasse fermée, Quel avenir pour la Chasse ? – Septembre/Octobre 2012

Chasse ouverte, Chasse fermée, Quel avenir pour la Chasse ? – N° 103 – Septembre/Octobre 2012

Page 1 : EditorialVictor Scherrer
Page 6 : Actualités

Dossier
Page 14 : Chasse ouverte, chasse fermée
Page 16 : Accord historique la Rédaction
Page 22 : Un Partenariat renforcéla Rédaction
Page 24 : Chasses commerciales en milieu ouvert ou ferméAnnie Charlez
Page 30 : les Chasses professionnelles, un mal nécessaire Interview
Page 33 : Pour ou contre la Chasse en enclosla Rédaction
Page 35 : Sologne, faut-il mettre fin à l’épidémie ?la Rédaction avec Hélène Tubach
Page 38 : SNCF, un Chasseur sur les RailsDominique Ficheux
Page 42 : Sanglier, Sortie d’autoroute sans péage Interview
Page 44 : parc des Calanques, une première ouverture contestée la Rédaction
Page 48 : Parc des Cévennes, une exception qui devrait confirmer la règle la Rédaction
Page 50 : « au charbon » sur le terril la Rédaction
Page 52 : Daumier et la chasse tendre caricatureHélène Tubach

Après la Chasse
Page 54 : les LivresJacques Reder
Page 56 : Avec Force et Pulsion Jacques Reder
Page 57 : « Chien de Chasse grignotant son pansement » ou Frémiet sculptant l’après-chasseMarie-Joseph Coffy de Boisdeffre

Vie du Club
Page 60 : Cervus corsicanus, un projet méditerranéen la Rédaction
Page 62 : Jacques Le Divellec, chef et chassseurLa Rédaction
Page 63 : la Boutique du Saint-Hubert
Page 64 : Un Chasseur en Cuisine : «Perdrix grise des Bettervaes aux Courgettes »Jacques Reder

 

Oui, la nature a besoin des chasseurs – Juillet/Août 2012

Oui, la nature a besoin des chasseurs - Juillet / août 2012 – n° 102

Page 1 : EditorialVictor Scherrer
Page 6 : Actualités

Dossier
Page 14 : la Nature a besoin des Chasseurs
Page 16 : Gibiers, vos papiers !C. Archangely
Page 22 : la Bernache du Canada, oiseau chassable non identifiéJean-Pierre Arnauduc
Page 24 : le Lynx dévoilé
Page 28 : les Statuts des espèces sauvages Annie Charlez
Page 34 : Génétique et Perdrix rouge, le retour du sauvage
Page 38 : en Afrique du Sud, une autre gestion de la faune sauvage
Page 42 : l’apprentissage du piégeage au lycéeBernard Rio
Page 48 : l’empreinte du raton laveur
Page 50 : Chasseurs, faut-il être pour ou contre Natura 2000 ?
Page 52 : Être ou ne pas être Natura 2000, telle n’est plus la question
Page 54 : Paul Bourrieau : « la chasse n’est pas figée »Bernard Rio

Après la Chasse
Page 56 : les LivresJacques Reder
Page 58 : l’Histoire Tragique d’ActéonAntoine Lorgnier du Mesnil
Page 59 : la Boutique du Saint-Hubert

Vie du Club
Page 60 : Accord historique
Page 62 : Saint-Hubert en terre Normande
Page 64 : un Chasseur en Cuisine : « Djebel, Khinzir et Tajine »Jacques Reder

Arrêté concernant la vénerie sous terre

Un nouvel arrêté concernant la vénerie sous terre a été publié au Journal Officiel du 20 Février. Il vient préciser les conditions de pratique de cette chasse, notamment concernant la prise et la mise à mort du gibier, et distingue la vénerie (chasse à courre, à cor et à cri) et la vénerie sous terre.
De quoi rappeler l’agitation autour des Ch’ti Fox Days (plus de précisions sur ce sujet ici : http://sainthubertclubdefrance.fr/2014/02/17/les-chti-fox-days-une-chasse-au-renard-qui-se-goupille-mal/ ).
Un article de complément au Guide Pratique et Juridique est à paraître dans la revue le Saint-Hubert.

JORF n°0043 du 20 février 2014 page 2978 NOR: DEVL1403762A
Arrêté du 17 février 2014 modifiant l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie
Le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L. 424-1 et L. 424-4 ;
Vu l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie ;
Vu l’avis du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage en date du 28 janvier 2014 ;
Vu la mise en ligne du projet d’arrêté effectuée du 21 janvier au 12 février 2014,
Arrête :

Article 1
A l’article 1er de l’arrêté du 18 mars 1982 susvisé, les mots : « La vénerie, qui comprend la chasse à courre, à cor et à cri, et la chasse sous terre » sont remplacés par les mots : « La vénerie, relative à la chasse à courre, à cor et à cri, et la vénerie sous terre, relative à la chasse sous terre ».

Article 2
L’article 3 de l’arrêté du 18 mars 1982 susvisé est ainsi modifié :
1° Au deuxième alinéa, les mots : « pinces destinées à saisir l’animal » sont remplacés par les mots : « pinces non vulnérantes destinées à saisir l’animal au cou, à une patte ou au tronc » ;
2° Après le dernier alinéa, sont ajoutées les dispositions suivantes : « Si le gibier chassé sous terre n’est pas relâché immédiatement après sa capture, sa mise à mort doit avoir lieu sitôt l’animal capturé, à l’aide d’une arme blanche ou d’une arme à feu exclusivement.
Dans les vingt-quatre heures qui suivent la mise à mort du gibier chassé sous terre, l’équipage procède à la remise en état du site de déterrage.
Si au cours des opérations de déterrage la présence d’un spécimen d’une espèce non domestique dont la destruction est interdite au titre de l’article L. 411-1 du code de l’environnement est découverte dans le terrier, il est mis fin immédiatement à la chasse sous terre dans ce terrier.
Les championnats et compétitions de vénerie sous terre sont interdits.
Des journées de formation peuvent être organisées de la date d’ouverture de la chasse au 15 janvier. »

Article 3
A l’article 4 de l’arrêté du 18 mars 1982 susvisé, les mots : « Les chiens des équipages de vénerie » sont remplacés par les mots : « Les chiens des équipages de vénerie, tout comme les chiens des équipages de vénerie sous terre ».

Article 4
L’article 6 de l’arrêté du 18 mars 1982 susvisé est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, les mots : « Le directeur départemental de l’agriculture établit pour tout équipage dont le chenil est situé dans le département » sont remplacés par les mots : « Le préfet établit, pour tout équipage de vénerie ou de vénerie sous terre dont le chenil est situé dans le département » ;
2° Après le dernier alinéa, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« En cas de manquement grave aux prescriptions du présent arrêté ou à la réglementation en vigueur en matière de chasse ou de protection de l’environnement, l’attestation de meute peut être suspendue ou retirée par le préfet. »

Article 5
Le directeur de l’eau et de la biodiversité est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 17 février 2014

Sylvassur : une assurance par et pour les propriétaires forestiers

Le Colloque « Gérer le Territoire, le Gibier et les Hommes : de Nouvelles Ambitions pour les ACCA » organisé par le SHCF le 27 Janvier dernier, nous a donné l’occasion de rencontrer et d’écouter Henri Plauche-Gillon, Président des Forestiers Privés. Son intervention a pu nous donner un aperçu des difficultés rencontrées au quotidien par les petits propriétaires forestiers, victimes de la non-rémunération pour la mise à disposition de leurs terrains, d’un manque de moyens pour se prémunir contre les dégâts occasionnés par la surpopulation des grands gibiers, et de l’absence d’indemnisations pour ces dégâts.

L’Association des Forestiers Privés de France a donc mis en place une assurance spécialisée, et nous a demandé notre aide pour faire connaître ce dispositif. C’est avec plaisir que je laisse donc la parole à Sylvassur pour présenter ses services, en témoignage de l’entente mutuelle et cordiale qui doit perdurer entre chasseurs et forestiers !

« La fédération Forestiers Privés de France lance SYLVASSUR : l’assurance des forestiers conçue par les forestiers.

Partout en France, quelle que soit votre forêt et les essences qui la composent, SYLVASSUR assure les parcelles que vous avez choisies, à la valeur que vous souhaitez, et au meilleur tarif!

Nous redoutons tous les tempêtes pour nos forêts. Il n’y a pas si longtemps, la tempête « Klaus » a frappé le Sud-Ouest de la France le 24 janvier 2009, avec des effets localement similaires à ceux de la tempête de 1999 bien que plus limités par la surface concernée. L’été dernier, des tempêtes et orages violents ont fait des dégâts importants sur la façade atlantique, en Charente notamment.

Des propriétaires plutôt sensibles aux risques
La Fédération Forestiers Privés de France et le Centre National de la Propriété Forestière ont réalisé avec l’appui du CREDOC (Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie) une grande enquête nationale sur les comportements des propriétaires. Il en ressort que trois-quarts des propriétaires craignent de subir des destructions (77%), et ce d’autant plus que leur propriété est importante – 87% pour les plus de 25 ha.
72% des propriétaires ont déjà subis des dégâts. Dans 55% des cas, il s’agit entre autres de dégâts liés aux tempêtes.

Des risques contre lesquels il est possible de s’assurer
Si la forêt est fragile, pour autant les pouvoirs publics ont acté le désengagement de l’Etat en cas de sinistre ! En effet, par la loi de modernisation agricole de 2010, les forestiers non assurés seront significativement moins aidés par l’Etat que les assurés et, à partir de 2017, l’Etat n’interviendra plus du tout en cas de sinistre et laissera le forestier seul !
Pour les forestiers, le message est clair, il faut sécuriser ses peuplements et pour cela il fallait pouvoir disposer d’une assurance adaptée et pas chère. C’est ce challenge que la Fédération a réussi à relever en mettant en place Sylvassur, l’assurance des forestiers conçue par les forestiers !

6 raisons de souscrire à l’offre de la Fédération des Forestiers Privés de France :

 Une offre accessible à tous
Propriétaires de petites ou de grandes forêts, par le syndicat des propriétaires forestiers vous avez tous accès au contrat le plus adapté à vos besoins.
 Un tarif ultra compétitif
La Fédération vous permet d’accéder à des prix en moyenne 40% inférieurs à ceux des autres assureurs français, et ce sur l’ensemble du territoire ! Nous vous faisons profiter de tarifs préférentiels, liés à votre zone géographique et à la composition de votre forêt.
 Deux contrats d’assurance au choix
• L’assurance Incendie protège votre forêt contre les deux risques les plus fréquents : l’incendie et la foudre.
• L’assurance Tempête & Incendie prend en charge les dégâts causés par l’incendie, la foudre, et le vent, les ouragans et les tornades.
 Une assurance « à la carte »
Vous assurez votre forêt selon vos besoins et votre choix. Vous n’êtes pas obligé d’assurer la totalité de votre propriété.
 Valorisez votre forêt
Vos parcelles et sous-parcelles sont parfois composées de peuplements différents ayant des âges différents. Avec notre offre, vous valorisez vos parcelles soit au plus près de la réalité (valeur réelle de votre bois), soit en misant dès à présent sur la valeur d’avenir de votre bois.
 Mieux vous indemniser
Un seuil d’intervention le plus bas du marché ! Nous vous indemnisons rapidement et efficacement, grâce à la conjugaison de notre expertise et celle de la Fédération.

Pour nous contacter : SYLVASSUR 01-47-20-66-55 ou sylvassur@foretpriveefrancaise.com
http://www.foretpriveefrancaise.com/sylvassur »

alex bowhunter, la chasse un arc à la main

La chasse, activité encore vivace en France dans tous les milieux, est l’activité associative la plus fédératrice dans les zones rurales. Pratiquée à plusieurs depuis la naissance de l’humanité, partage et camaraderie font partie, pour beaucoup, des valeurs essentielles de la chasse.

Plus que jamais avec la démocratisation d’Internet, les rapports humains tendent à s’affranchir des limites géographiques pour s’étendre sur le plan virtuel et la chasse, art pourtant inféodé au territoire autant qu’au gibier, ne fait pas exception. Chacun peut désormais faire entendre sa propre voix et parler en son nom de sa passion, et échanger par écrit avec ses pairs qui, éloignés parfois par des milliers de kilomètres, partagent pourtant le même feu. Sur le Net, les sites, blogs et forums de chasse fleurissent et prospèrent, et il en est plus d’un que nous souhaitons vous présenter.

Je me propose de commencer par un blog, dont l’auteur a généreusement accepté de promouvoir notre Saint-Hubert du Chasseur, Guide Pratique et juridique. Voilà donc le blog d’Alex Bowhunter, « la chasse un arc à la main ». Alex partage sur son blog, depuis 2009, sa passion pour la chasse à l’arc (et voilà de quoi discréditer mon introduction sur la chasse comme activité de groupe !).

Avec des mots sobres, une approche sage et éthique de l’art cynégétique, des photos attractives et des récits bien menés, il pourrait bien inspirer plus d’une vocation ! Les commentaires sont activés sur ce blog, et avec philosophie, l’auteur laisse la parole à tous, y compris aux « anti » les plus extrémistes, qu’il se contente de publier dans une rubrique réservée.

Pour sa simplicité, la régularité de ses publications, l’abondance de photos, la philosophie et l’intérêt tant du thème (la chasse au gros à l’arc) que des billets, je vous recommande chaudement le blog d’Alex Boxhunter, dont voici le lien :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/

Jadis le saint hubert : Chasse et braconnage

Pour inaugurer cette section du site, j’ai décidé de revenir aux plus anciennes racines du SHCF en partageant avec vous un article sur le braconnage, grand combat du Saint-Hubert Club de France et l’une des principales raisons de sa création. Les commentaires sont ouverts dans cette section, alors n’hésitez pas à réagir !

L’article que je vous transmets est extrait du premier numéro de la revue, alors intitulée Bulletin mensuel du Saint-Hubert Club de France (consultable au siège du SHCF). Il date du premier Novembre 1902. Ceci est un voyage dans le temps ; je laisse la parole à monsieur F. Adam, rédacteur en cette aube d’un XXe siècle qui a changé le paysage cynégétique de la France.

« Chassons-nous mieux que nos pères ? Nous ne le croyons pas ; le contraire, même, semble plus vraisemblable ; ceci tient aux conditions de la vie moderne qui ont fait déserter les campagnes à ceux que leur fortune mettait en excellente posture pour pratiquer et perfectionner  l’art cynégétique.

Si, de ce côte, nous sommes inférieurs à nos aînés, par contre notre outillage a subi de notables perfectionnements. Les fusils modernes, sortant de bonnes maisons, sont des merveilles de légèreté, d’équilibre, de solidité, de puissance. Les races de chiens, enfin sélectionnées avec méthode, fournissent des sujets hors ligne. L’élevage, pratiqué scientifiquement et à grands frais, permet de lâcher, sur certains points du territoire, d’énormes quantités de gibier dont les terrains voisins profitent peu ou prou. Malheureusement la science, secourable aux chasseurs, n’a pas refusé son aide aux braconniers dont l’audace et les moyens d’action deviennent de jour en jour plus formidables.

En vérité, je vous le dis, si l’on n’y met bon ordre, nous en serons réduits, avant cinq ans, à regretter le braconnier classique et pas toujours dangereux posant ses collets dans les passes et furetant au clair de lune.

La pantière, le traîneau sont toujours en usage, mais, comme nos fusils, ont reçu de nombreux perfectionnements. Au lieu de fil de chanvre trop visible et trop lourd, les filets modernes sont faits de fil de soie ; leurs dimensions ont été accrues, cependant ils se manoeuvrent plus facilement que les anciens outils ; de plus, tenant moins de place, ils se dissimulent plus aisément. Ces engins coûtent cher, mais qu’importe aux « bracos modern-style », ils travaillent pour le compte de gros marchands qui fournissent, au besoin remplacent le matériel ; on partage le produit du butin et voilà tout.

Messieurs les braconniers ont même leurs autos et l’un de nos amis nous contait, dernièrement, comment sa plaine avait été nettoyée en une nuit par dix bracos venus en deux automobiles. Le garde les vit opérer, mais, seul dans la nuit, n’osa pas mettre la main au collet de l’un d’eux et se contenta d’observer si, parmi les bandits, ne se trouvait pas quelqu’un du pays. Les malfaiteurs étaient tellement sûrs de l’impunité que les autos n’avaient  pas même éteint leurs lanternes-phares.

Sous peine de voir disparaître, à bref délai, tout gibier de notre pays, la lutte contre le braconnage doit être entreprise sur un plan nouveau et plus rationnel que les méthodes employées jusqu’ici.

Déjà les grands propriétaires, las d’exposer la vie de leurs gardes à la poursuite et la prise de braconniers vingt fois condamnés et envers lesquels les tribunaux continuent à faire preuve d’une indulgence inexplicable, ont donné l’ordre à leurs hommes de lever les collets aussitôt découverts pour ne verbaliser qu’en cas de prise en flagrant délit ; mais ceci n’est qu’un palliatif, il faut frapper ailleurs, à la tête et à la caisse, comme toujours.

Pour ceci, il faut rechercher et punir rigoureusement les fabricants et détenteurs d’engins prohibés et, par-dessus tout, arriver à supprimer la vente, le colportage et le recélage du gibier en temps prohibé. Ce résultat obtenu, le braconnage aura vécu, car les bracos s’empresseront d’abandonner un métier devenu presque improductif.

Malheureusement trop de gens vivent, directement ou non, du braconnage pour qu’il soit possible à des particuliers, à de petites sociétés sans lien commun, de le combattre avec succès ; il fallait une puissante organisation ayant son siège à Paris, des délégués dans toute la France et tirant sa force du nombre et du recrutement démocratique de ses adhérents, car seul un important et solide groupement d’électeurs pourra secouer l’apathie des pouvoirs publics et les contraindre d’agir. C’est là le but que poursuivra avec acharnement le S.H.C.F. »

En quête d’événements… en Avril, parcourez la forêt indroise depuis le Salon !

La Fédération Départementale des Chasseurs et l’Association des Chasseurs de grand Gibier de l’Indre vous donne rendez-vous à l’occasion d’un événement groupé : de quoi remplir un peu l’Agenda 2014 tout neuf qu’on aura certainement pas manqué de vous offrir à l’occasion de la nouvelle année !

Le Cinquième Salon de la Chasse (qui a accueilli entre 9000 et 10 000 visiteurs en 2013) & le Quatorzième (tout de même !)  Rendez-vous des Cerfs fusionnent les 12 et 13 Avril, dans le hall des expositions de Châteauroux, autour du thème de la forêt. De quoi éveiller la curiosité… Mais il paraît que le programme nous sera bientôt révélé, alors… Patience !

en attendant, voici le visuel de cette manifestation 2014. Passez un bon réveillon en Saint-Hubert !

visuel salon chasse indre

Pour Noël, pourquoi pas une Chasse Feuilletée ?

Les fêtes de fin d’année approchent à grand pas. Peut-être avez-vous déjà, sérieux et organisés, emballé et habilement dissimulé vos cadeaux de noël. Mais si, comme moi, vous n’êtes pas aussi en avance sur votre programme que vous ne l’auriez souhaité, voici quelques suggestions qui sauront vous séduire et peut-être, vous donneront quelques idées ! La chasse se pratique aussi sur papier, florilège des nouvelles publications

L’Art de la Fauconnerie, par Patrick Morel (Editions Crépin-Leblond)

artfauconnerie
Ouvrons les festivités avec un ballet aérien de toute beauté, celui des oiseaux de proie. Voilà un ouvrage qui ne laisse pas indifférent, rédigé par l’un des plus grands, ancien président de l’Association Internationale de Fauconnerie.

Noble tradition, art d’une grande exigence technique, philosophie de vie, et passion par-dessus tout, voilà la fauconnerie qui nous est dépeinte au fil des pages et des nombreuses photos. Entre connaissance parfaite de l’oiseau de vol, respect de ses besoins et comportements naturels, recherche de l’osmose, et joie de la beauté pure, la fauconnerie est un concept qui dépasse de loin la simple chasse avec un rapace.

Séduite par la richesse de cet ouvrage qui va au-delà du traité technique et se pare de sublimes illustrations, je le conseille aux fauconniers certes, mais aussi à tous les amoureux de nature, de volerie et plus largement, aux esthètes et aux curieux.

 

Le Loup est Revenu, par Anne Vallaeys (Fayard)

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Redescendons sur terre, mais sans perdre trop d’altitude, puisque c’est dans les montagnes françaises, en vallée de l’Ubaye plus précisément, que prend racine le second livre que j’aimerais vous présenter. C’est l’histoire des bergers, l’histoire des éleveurs. C’est l’histoire d’amoureux de leurs bêtes, de leur métier et de leur pays, et aussi celle du retour d’une ombre : l’ombre du loup.

L’auteure, journaliste et écrivain, raconte avec sobriété la vie de ces gens, les difficultés à exercer, exacerbées par le prédateur, leurs peurs, leur colère. Un éclairage différent du retour de la grande bête grise, un ouvrage qui va au contact rugueux d’une réalité quotidienne.

Bref, le texte idéal pour appréhender le retour de cet animal avec une lucidité accrue !

 

Sur les Pas du Loup, par Jean-Marc Moriceau (Montbel)

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Et je ne pouvais pas vous parler d’un ouvrage sur le loup, sans ensuite évoquer la publication de ce nouveau livre du Professeur Moriceau, Normalien agrégé d’Histoire spécialiste du Loup à travers les âges de notre culture.

Voilà une frise chronologique qui retrace l’évolution du Loup et du rapport au Loup en France, du Moyen Âge à aujourd’hui. Cet ouvrage, qui s’appuie sur un travail de recherche dont la solidité n’est plus à prouver, s’abreuve d’un riche héritage populaire et de témoignages locaux recueillis sur le terrain ou dans les archives de nos bibliothèques, pour nous dépeindre un portrait polymorphe du Loup au fil du temps.

Comme le précédent, les fous de Loups désirant s’éclairer ou approfondir leur connaissance du sujet le dévoreront à belles dents.

 

Retour de chasse, par Jean-François Mallet (Larousse)

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Et je termine ma revue express en vous mettant l’eau à la bouche, avec ce délicieux livre de recettes qui sent bon la forêt, l’herbe mouillée, le feu de bois et la cuisine de grand-mère.

Jean-François Mallet (Major de l’Ecole Supérieure de Cuisine Française, ayant travaillé aux côtés, entre autres, de grands noms tels que Joël Robuchon ou Gaston Lenôtre) nous ravit le regard et nous ouvre l’appétit avec ses superbes photos culinaires, qui illustrent à merveille des plats traditionnels ou revisités, mais toujours simples et savoureux. Dans le respect du produit et la célébration du terroir, les vedettes de la table seront les gibiers, bien sûr, mais aussi le fruit de nos récoltes en forêt : champignons, asperges sauvages, baies…

J’ai été particulièrement attirée par l’esprit « retour au sauvage » de cet ouvrage de cuisine. Les recettes et les images sont franchement alléchantes, je vous confie qu’avant longtemps, Retour de Chasse trônera dans ma cuisine, moi qui suis une grande gourmande et fine gourmette, amoureuse de la nature, et qui ai toujours eu cette curieuse manie d’y chercher à manger… Alors vite, faites vous aussi le plein d’idées car le réveillon, c’est pour bientôt !

C.A.

Revue n°107 : Loup y es-tu ?

Ce numéro de la revue “Le Saint-Hubert” est consacré à l’expansion de l’espèce Loup en France. Nouveau plan loup du gouvernement, projet Medialoup de la FNC, interview de Bernard Baudin, étude de la FDC de la Drôme, impact du loup sur la faune sauvage…voici quelques uns des thèmes abordés que vous pourrez découvrir dans notre prochaine édition de mai-juin.

Les relations entre l’Homme et les Animaux : zoolâtrie ou codes de conduite

affichecolloquemars2013Le lundi 28 janvier 2013, le Saint-Hubert club de France et ses partenaires ont organisé au Palais du Luxembourg, un colloque centré sur les relations homme – qui, depuis les années 1950, ont considérablement évoluées.

La montée en puissance des mouvements de défense des droits des animaux et des théories qui lui sont proches, telles que le véganisme et l’anti-spécisme, en est l’illustration la plus évidente. Face au développement de ces doctrines, largement relayées par les médias et des réseaux d’influence qui prônent peu ou prou l’effacement de la distinction homme-, et dont les conséquences pour la société pourraient s’avérer « incommensurables », le SHCF a, pour la première fois, réunit des intervenants de tous bords, scientifiques, philosophes, politiques, juristes, responsables des filières viandes et élevage, agriculteurs, naturalistes et chasseurs pour débattre de ce thème, réfléchir aux évolutions souhaitées et aux codes de conduite à privilégier.
Si le numéro 106 (mars-avril 2013) de la revue « Le Saint-Hubert » retranscrira l’essentiel de ces interventions, nous vous proposons dès à présent de réagir sur le site, à poster vos commentaires à la suite des premières questions posées aux intervenants lors du colloque.

 

Questions à Yves Christen, biologiste et écrivain scientifique

Question à Antoine Goetschel, avocat à Zurich, docteur en droit et juriste spécialisé dans le domaine de l’animal en droit et en éthique

Questions Jacques-Gabriel Servière, directeur de recherche à l’INRA/AgroParisTech

Question à Bernard Vallat, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)


Questions à Yves Christen, biologiste et écrivain scientifique.

Colloque 28 janvier 2013

«Pourquoi les animaux, même les plus évolués ne créent-ils rien de durable ? »
On ne peut pas affirmer que les animaux ne créent jamais rien de durable. Les termitières constituent des édifices qui peuvent subsister longtemps, même après la disparition de la colonie et, dans bien des contrées d’Afrique, elles sont un élément essentiel du paysage dont elles constituent le point culminant.

On qualifie même de « châteaux d’argile », les spectaculaires nids des termites champignonnistes de la sous-famille des Macroterminitae. Les constructions des castors ne sont pas non plus temporaires.

On découvre aujourd’hui que les nids que fabriquent les chimpanzés dans les arbres sont aménagés et régulièrement réoccupés par ces singes. En outre, il est clair que si des civilisations humaines ont construit des édifices aussi gigantesques que le Parthénon, les gratte-ciels de New York, les cathédrales gothiques ou la Grande Muraille, d’autres sociétés se contentent d’abris temporaires ou très rudimentaires.

De ce point de vue, il n’est pas impossible qu’un extra-terrestre étudiant scientifiquement la terre et ceux qui la peuplent, réponde à cette question en dressant une ligne de partage, non pas entre les hommes et les autres vivants, mais entre certaines cultures humaines et tout le reste.

Ceci dit, si une différence absolue reste difficile à établir, il ne s’agit pas de contester qu’on ne trouve dans le règne vivant aucune construction gigantesque ou artistiquement spectaculaire capable de rivaliser avec le château de Chambord ou le Temple de Delphes.
Contester l’existence d’une différence ontologique entre l’homme et les animaux non-humains ne doit pas conduire à la négation du génie des grands créateurs membres de notre espèce.
Il existe, en outre, dans l’espèce humaine, une propension à entretenir avec l’Histoire un rapport singulier. Les animaux non-humains ont leur propre histoire mais sans doute ne se la racontent-ils pas.

La propension humaine à l’historicité favorise l’édification de créations durables. S’il fallait à tout prix mettre le doigt sur une différence entre eux et nous, c’est celle-là que je choisirais (on peut lire à ce sujet mon livre : « L’ est-il un philosophe », Odile Jacob, 2013).

« Ne pourrait-on finalement penser que ce qui différencie l’Homme de l’Animal est le pouvoir ? Et que c’est ce pouvoir qui entraîne responsabilités, droits et devoirs appliqués à soi et aux autres, y compris les animaux. »

L’espèce humaine est incontestablement une grande conquérante. Elle s’est répandue sur la quasi-totalité de la planète habitable.
Son pouvoir sur le reste du monde vivant est incontestable. Mais, sur ce terrain aussi, l’idée d’une différence irréductible se heurte à de nombreux faits : plusieurs espèces de fourmis comprennent bien plus de représentants que l’espèce humaine. Au Japon, une seule colonie de fourmis s’est avérée contenir pas moins de 306 millions d’ouvrières et 1,08 millions de reines ! On estime que 30% de la biomasse des forêts brésiliennes est constituée par les fourmis et les termites.

Où l’on voit que, même si on évalue la situation au poids (et il faut beaucoup de fourmis pour représenter l’équivalent du poids d’un humain !) la domination humaine est moins évidente qu’on ne le pense habituellement.

Ceci dit, il est remarquable que bien des espèces qui prolifèrent aujourd’hui sont des accompagnatrices de l’homme (rats, pigeons, moineaux, cafards, etc.).

L’expansion de l’espèce humaine est un fait ; elle résulte d’une aptitude intellectuelle et créatrice évidente mais aussi d’une agressivité souvent poussée à l’extrême. Ces caractéristiques toutefois existent aussi, à des degrés divers, dans les autres espèces animales.

Une fois encore, l’étude objective des faits ne doit conduire ni à banaliser l’espèce humaine ni à lui accorder un privilège ontologique.

Il est vrai que la suprématie humaine devrait inviter à une prise de responsabilité dont on espère qu’elle se concrétisera dans les faits. Une conduite totalement irresponsable ne peut aboutir qu’à des catastrophes et il est clair que l’évolution démographique constitue sans doute le plus grand péril auquel la planète devra faire face.

S’agissant de la survie des autres espèces, elle dépend également de cette prise de conscience car il n’est guère envisageable de laisser les animaux se débrouiller tout seuls : ils seraient immanquablement tués par les trafiquants ou par les miséreux.

Il y a donc bien lieu de compenser notre super pouvoir par une conduite responsable. Alors qu’une proportion significative d’humains en a pris conscience, il est impossible de prédire si cela sera suffisant pour faire face aux défis que la nature doit –et surtout devra bientôt- affronter.

 

 

Colloque 28 janvier 2013

Question à Antoine Goetschel, avocat à Zurich, docteur en droit et juriste spécialisé dans le domaine de l’animal en droit et en éthique.
« Quelles sont concrètement les droits acquis par les animaux en Suisse par rapport à la France et au reste de l’Europe ?

Ces droits ont-ils fait baisser les cas de maltraitance ? Peut-on craindre aussi quelques dérives zoolâtres (héritage…) ? »

Les animaux, en Suisse comme dans le reste du monde, n’ont pas de droits. En revanche, la Constitution helvétique a reconnue l’intégrité de l’animal et sa protection. Ainsi, toute personne désirant détenir, par exemple, des animaux sauvages devra toujours commencer par obtenir une autorisation du service vétérinaire cantonal.

Il existe des exceptions à cela : les particuliers n’ont pas besoin d’autorisation pour certaines espèces animales, comme les petits rongeurs (cochons d’Inde, hamsters doré, souris, rats), les perruches ondulées, différents reptiles et amphibiens, de même que les poissons d’aquarium courants.

Les personnes qui détiennent des animaux sauvages soumis à autorisation doivent avoir une formation de gardiens d’animaux. Une formation spécifique à l’espèce animale suffit toutefois pour les personnes qui ne détiennent qu’un groupe d’animaux.

Suivant l’espèce, une formation de base (attestation de compétences) peut suffire pour les particuliers. Les détenteurs d’animaux devront s’être formés d’ici fin 2013 au plus tard.

Pour les animaux sauvages pour lesquels une autorisation de détention ou une formation n’est pas nécessaire, leurs propriétaires doivent connaître les besoins propres à l’espèce.

Un site internet pour mieux connaître son animal de compagnie
Les exigences relatives à la détention de certaines espèces animales sont mentionnées dans l’annexe 2 de l’Ordonnance sur la protection des animaux. Le site « Mon animal, j’en prends soin ! » (www.monanimaljenprendssoin.ch) renseigne déjà sur le cochon d’Inde. Les nouvelles dimensions des cages et enclos seront applicables dès 2018.

En ce qui concerne les cochons d’Inde, selon les nouvelles prescriptions, il leur faut un enclos d’au moins un demi-mètre carré pour deux ; le cochon d’Inde étant un animal social, il ne doit pas être détenu tout seul. Dans cet enclos, les animaux ont besoin d’un box pour dormir, d’objets à ronger, de fourrage grossier (tel du foin) et d’aliments contenant de la vitamine C (fruits).

Ils doivent aussi pouvoir grimper. Cette nouvelle législation n’a pas pour le moment fait baisser les cas de maltraitance. Au contraire. Depuis que les délits sur les animaux sont pris au sérieux, les cas de maltraitance sont plus souvent dénoncés.

A terme, ces chiffres baisseront, une grande partie des détenteurs se mettant en conformité avec les nouvelles lois.
Les animaux, une catégorie juridique à part
En 2002, l’initiative parlementaire intitulée «Les animaux dans l’ordre juridique suisse » a permis de modifier le droit suisse.

Les animaux ne sont plus désormais considérés dans la législation fédérale comme des choses, mais comme une catégorie à part.

Ce respect nouveau porté à l’animal trouve sa traduction dans un nouvel article (641a du code civil), qui prévoit qu’un animal ne pourra plus désormais être traité comme une chose que dans la mesure où il n’existe aucune disposition contraire.

Il est proposé un certain nombre de modifications du code civil touchant le droit successoral (art. 482 CC), le droit relatif aux choses trouvées (art. 720a CC), l’acquisition de la propriété et la possession d’un animal (art. 722, 728 et 934 CC), l’attribution judiciaire de la propriété ou de la possession d’un animal (art. 651a CC), ainsi que deux dispositions du code des obligations prévoyant, l’une, réparation pour les frais de traitement d’un animal blessé (art. 42 CO), et l’autre, la prise en compte de la valeur affective de l’animal lors de la fixation du dommage (art. 43CO).

Il est aussi prévu de modifier la liste des définitions légales dans le code pénal de manière à faire apparaître une distinction juridique entre l’animal et la chose (art. 110 CP). Enfin, il est prévu que les animaux soient insaisissables dans certains cas (art. 92 LP).

 

 

Colloque 28 janvier 2013

Questions Jacques-Gabriel Servière, directeur de recherche à l’INRA/AgroParisTech.
« Existe-t-il des alternatives à l’utilisation des primates en recherche et expérimentation ? Pourrait-on, par exemple, envisager l’utilisation d’avatars, d’animaux virtuels ? Enfin, quels sont les champs d’application dans lesquels il reste pertinent d’utiliser des primates ? »

Il est assez difficile de donner des réponses simples et univoques. Les domaines pour lesquels l’utilisation des primates reste incontournable sont tous ceux où nos questions de connaissance portent sur des fonctions spécifiques ou des systèmes de régulation de grandes fonctions.

Globalement, cela concerne toutes les recherches touchant à l’infection, la parasitologie, les neurosciences, le métabolisme et l’auto-immunité. Le recours aux primates concerne également l’efficacité et la sécurité des biothérapies, ainsi que le développement des interfaces cerveau-machine qui ne semble guère pouvoir être étudié autrement que chez les primates.

Il existe bien entendu des avatars pour certaines spécificités et structures de certains animaux (c’est le cas des rats Koken qui permettent l’apprentissage de la gestion vétérinaire de l’hémostase).

En revanche, la modélisation complète de l’organisme d’un primate, avec son histoire personnelle, parait encore lointaine, même si leurs promoteurs avancent que des résultats sont proches car ces annonces relèvent plus de raisons stratégiques de collecte des fonds de recherche.

De plus, de nouvelles voies de travail se sont ouvertes au cours des cinq dernières années.
C’est par exemple le cas de l’épigénétique ; un champ de travaux qui permet d’entrevoir que les 80% du génome, dont on ne connaît pas encore les fonctions, permettront certainement d’aborder les caractéristiques des individus.

Il est difficile d’étudier cela sur des espèces dont les séquences de différentiation sont trop éloignées de l’homme. Il est par exemple impossible de modéliser des gènes en réponse à un stress, et donc l’ensemble des réponses qui pourraient rendre compte du développement de certains traits de personnalité comportementale, si les distances entre l’espèce cible et ses modèles sont trop lointaines, les « vécus » émotionnels et cognitifs trop différents.

N’oublions pas, enfin, que l’histoire des connaissances s’avère souvent cyclique. Nous sommes dans une période qui présente des signes de régression de la raison, de la solidarité et des valeurs humanistes, au bénéfice de croyances et de l’émotionnel.

Gageons qu’il ne s’agisse pas de tendances éternelles et que la raison ré-émergera, ce qui pourrait annoncer qu’à moyen terme, la disparition de toute recherche sur les espèces animales (hors des primates) n’est peut être pas aussi évidente que certains semblent sincèrement le souhaiter.

C’est là sans doute un constat d’impuissance relative qui doit nous interroger sur les conceptions que nous nous forgeons de l’homme et des espèces animales.

 

 

Colloque 28 janvier 2013

Question à Bernard Vallat, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)
« En quoi le végétarisme est-il une mauvaise chose pour l’environnement ? La production céréalière actuelle s’avèrera suffisante pour nourrir toute la planète si la part consacrée à nourrir le bétail n’a plus raison d’être.

Ne plus manger de viande permettrait de consacrer ces céréales aux hommes et de libérer de nouvelles terres pour faire pousser d’autres formes de protéines (potentiellement moins polluantes). »

Le végétarisme n’est pas une mauvaise chose pour l’environnement. Néanmoins, le rôle des animaux domestiques et sauvages est essentiel dans les écosystèmes, un rôle qui ne se résument pas à la simple production de protéines animales.

Un nombre de personnes, maintenant minoritaire dans le monde et vivant dans les pays développés, consomme manifestement trop de protéines animales et pourrait réduire raisonnablement leur consommation.

En revanche, des milliards d’individus pauvres manquent cruellement de protéines telles que celles issues du lait ou des œufs et, lorsque ces personnes passent massivement de la pauvreté à la classe moyenne (comme c’est actuellement le cas en Chine ou en Inde), la demande en protéines animales explose. Il sera donc pratiquement impossible de réduire les productions animales au niveau mondial.

Recommandons plutôt de développer la recherche scientifique pour éliminer les effets nocifs de la production animale sur l’environnement. On sait que c’est possible.