La chasse reçue à l’Elysée

Le 29 mai, une délégation de la Fédération Nationale des Chasseurs a été reçue à l’Elysée par le Président de la République, en présence de Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, et de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et de la Forêt.

En préambule, Bernard Baudin a tenu à remercier le Président de la République, son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,  et ses ministres pour la méthode exemplaire de dialogue et de concertation qui a été mise en place depuis un an et qui donne des résultats positifs.  Pour la première fois, des ministres, en l’occurrence Delphine Batho et Stéphane Le Foll, ont validé, sans la moindre modification, le compromis négocié entre la FNC et les organisations agricoles sur l’indemnisation de dégâts de gibier, tout comme l’accord cadre négocié entre la FNC et l’ONF, afin de mettre un terme aux contentieux sur les schémas départementaux de gestion cynégétique. La FNC en a profité pour saluer le travail exemplaire de concertation qui a été conduit par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avec le Comité Guillaume Tell, pour l’application de la réforme sur les armes et la réactivité de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui a répondu favorablement à la proposition de stages alternatifs en cas de petites infractions.

marianePour une vraie représentation

Le Président de la République a répondu clairement à la demande unanime des chasseurs et des pêcheurs d’être membres permanents, et à part entière, de la Conférence environnementale qui se tiendra en septembre. Pour les chasseurs, c’est la fin d’une longue marginalisation qui avait débuté lors du Grenelle de l’Environnement et qui s’était poursuivie dans toutes les instances de gouvernance nature issues du Grenelle. La ministre de l’Ecologie a complété ce choix en confirmant le fait que les chasseurs comme les pêcheurs seraient aussi membres du Conseil National de la Transition Ecologique qui va être mis en place.

Le maintien de l’ONCFS

Bernard Baudin et Henri Sabarot ont obtenu la confirmation par le Président de la République du maintien de l’Office National de la et de la Faune (ONCFS) comme établissement public autonome, dont les missions et les moyens seront assurés hors du champ d’intervention de l’Agence Nationale pour la Biodiversité, en cours de création. Dans le même esprit, François Hollande a donné son accord pour que la FNC signe pour la première fois une convention pluriannuelle avec la ministre de l’Ecologie comme avec celui de l’Agriculture afin d’organiser un partenariat permanent et définir ensemble des priorités d’actions avec les moyens correspondants.

Une vision européenne

François Hollande  a acté le principe d’une réunion avec le ministre des Affaires européennes, Thierry Repentin, et les ministres concernés, pour aborder tous les dossiers européens qui ont un impact direct ou indirect sur la , que l’on parle de la réforme de la PAC, des chasses traditionnelles et de l’ortolan, du loup et de l’ours ou de la directive Armes.  Sur ce point, la FNC a plaidé pour que la diplomatie française se mobilise véritablement au sein de l’Union Européenne et auprès de la Commission européenne pour mieux expliquer la afin que l’on arrête de caricaturer nos pratiques et que l’on tienne enfin compte de notre forte contribution au maintien de la biodiversité ordinaire dans les territoires ruraux.

Reconnaissances des études scientifiques

Le Président de la République a ensuite engagé un dialogue très direct avec les membres de la délégation sur des dates de au gibier d’eau, sur les moratoires, sur l’état des connaissances scientifiques sur les migrateurs, sur les chasses traditionnelles, et notamment de l’ortolan, ainsi que sur les grands prédateurs, tant sur le plan national qu’européen. Le Président de la République a insisté sur le fait qu’il comprenait parfaitement les inquiétudes des chasseurs de gibier d’eau et qu’il était favorable à ce que la transparence soit complète en matière de connaissances scientifiques, avant de prendre des décisions. Il a validé la demande de la FNC d’organiser au plus vite une réunion « gibier d’eau » avec la ministre de l’Ecologie, afin de faire le point sur tous les sujets prioritaires et en particulier sur les moratoires dont la FNC demande la levée, sur la Baie de Seine, où le pragmatisme des chasseurs va conduire à une solution négociée, et sur l’état des études scientifiques concernant les oies et leur en février.